N'oubliez pas

   
 
De nombreuses questions nous parviennent régulièrement au sujet des produits laitiers (yaourts, crèmes et desserts), notamment sur le caractère halâl (licite) des composants utilisés dans certains de ces produits.
 Soucieux de répondre à l’attente de nos sœurs et frères, le C.S.H.R. a effectué depuis quelques temps déjà des démarches auprès des deux principaux industriels réunionnais concernés, en l'occurrence la SORELAIT (DANONE) et la CILAM (YOPLAIT), afin d’une part, de leur faire connaître la marque collective "Halal Réunion", et d’autre part de voir leur intérêt pour adhérer à la démarche de celle-ci.

Pour ce qui concerne les produits de la marque DANONE, des contacts favorables ont été pris avec la société sans que ceux-ci aient pu aboutir pour l’instant à l’adhésion de la SORELAIT à la marque "Halal Réunion".

Pour ce qui concerne les produits de la marque YOPLAIT, deux courriers adressés à la CILAM sont tout simplement restées sans réponse ! 

En conséquence, le C.S.H.R. n’est malheureusement pas en mesure à ce jour de fournir les éléments de garantie propres au cahier des charges de la marque "Halal Réunion" pour ces produits (traçabilité, origine des ingrédients, aspects liés éventuellement à la contamination avec des produits illicites au niveau du stockage et dans le process de fabrication, etc…).

Bien sûr, le C.S.H.R. ne manquera de vous tenir informés le cas échéant de l’évolution de la situation dans ce domaine Inshâ Allah.

Vous pouvez retrouver ce communiqué  sur le site du C.S.H.R en cliquant sur le lien suivant :  halal-reunion


Lundi 25 février 2008
publié dans : nourriture recommander ajouter un commentaire
L'époux idéal


L’ouvrage que nous vous présentons ci-dessous, intitulé « l’époux idéal », fait suite à la précédente  publication (en anglais) de « l’épouse idéale » par la même édition “Madjliss-oul-Oulama » de l’Afrique du Sud.

« L’époux idéal », a été traduit par Mawlâna Ahmad Said Ingar, président du Centre Islamique de la Réunion, qui s’est chargé de sa publication.

Nous remercions notre frère Amine Alibhaye, qui l’a édité et l’a mis en ligne sur son site  http://www.islam-fraternet.com/.

Nous vous proposons aujourd’hui le lien du site sus-cité vers le livre « l’époux idéal ». Nous vous proposerons incha Allah par la suite, une autre version - révisée- du livre sous un autre format.

N’hésitez pas à le propager autour de vous. Et, bonne lecture !

 L’époux idéal

lu  sur Islam-reunion


Dimanche 24 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : Mariage - Couple recommander ajouter un commentaire

Chaque créature retournera un jour vers Allah.  Cette réalité est clairement expliquée dans le verset suivant : " Toute âme goûtera à la mort, ensuite vous retournerez vers votre Seigneur ".
La mort est en quelque sorte une fatalité. Et accepter le destin qu’Allah a choisi pour nous lors de la mort d’un proche est un signe d’un degré élevé de notre Foi. 

Mawlâna Ibrahim Mulla explique l’attitude à adopter lors de la mort d’un proche à travers un discours prononcé le 2 février 2007 à la masdjid Noor-é-Islam de Saint-Denis .

Je vous souhaite une très bonne écoute.

  • Pour écouter ce discours, cliquer sur le lien suivant : Ecouter
  •  Pour télécharger le discours, cliquer sur le lien suivant : Télécharger

 Note : Vous pouvez retrouver ce discours sur le site de l'A.I.S.D


Samedi 23 février 2008
publié dans : - La mort recommander ajouter un commentaire

Le Centre Islamique de la Réunion a le plaisir de vous offrir le calendrier islamique de l'année 1429 en format pdf. N'oubliez pas de le faire profiter à votre entourage!

Vous pouvez vous procurez un calendrier au siège du Centre Islamique à Saint-Pierre ou en nous contactant par mail n centre-islamique-reunion@orange.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir si vous habitez une autre ville de la Réunion.

Calendrier Islamique 1429 au format .pdf


islam-reunion


Samedi 23 février 2008
publié dans : info recommander ajouter un commentaire
Safar 1429 [1] .

 

  • Nissâb Zakâte: 273 € [2]
  • Prix du gramme d'or: 22,6 €
  • Prix du gramme d'argent: 0,46 €
  • Mahr minimum obligatoire: 14.2 €
  • Mahr Fâtimi: 709 €
  • Fidyah:   3

 

Pour imprimer le Nissâb du mois de Dhoul Hijjah 1428 au format pdf, cliquez ici : Nissâb Safar 1429

  

[1] Ces valeurs changent en fonction du cours de l'or et de l'argent. Elles comprennent donc une marge due aux variations des cours.

[2]  Le Nissab est le minimum de biens zakatables à posséder pour que la zakate soit obligatoire.


islam-reunion


Vendredi 22 février 2008
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Conseils de Imâm Boukhâri (rahimahoullâh)

Mouhammad Ibnou Ahmad dit :

« Quand Walîd Ibnou Ibrâhim fut nommé juge de la ville de Ray, il vint à Boukhâra là où vivait mon professeur Abou Ibrahîm Al Khatali. Celui-ci me prit avec lui pour aller à la rencontre de Walîd. Mon professeur demanda à Walîd de lui citer des Hadîths (traditions prophétiques) qu’il aurait entendus de ses professeurs. Walîd répondit : « Je n’ai rien entendu d’eux. »

Mon professeur fut très étonné de sa réponse et dit : « Comment peux-tu dire une chose pareille alors que tu es un grand savant ? »


Walîd nous raconte alors ce qui suit :

« Quand je devins adulte, j’eus une grande ardeur pour la science du Hadîth. Je partis voir Imâm Boukhâri et lui dévoilais mes intentions. Imâm Boukhâri me dit :

« Mon fils ! Avant de t’engager sur un chemin, assure-toi que tu sois prêt à le suivre. Rappelle-toi que personne ne devient un parfait Mouhaddith (spécialiste en traditions prophétiques) jusqu’à accepter d’écrire quatre choses pour pouvoir accéder à quatre choses, comme quatre choses sont indispensables à quatre choses, et ressemblent à quatre choses.


Tu dois accepter de le faire à quatre moments sous quatre conditions à quatre endroits. Tu dois être prêt à écrire sur quatre choses, à prendre cette science de quatre types de gens, avec quatre objectifs.


Et tu ne pourras avoir ces quatre choses que si tu possèdes quatre choses, mêlées à quatre autres choses.


Une fois ceci, quatre choses te paraîtront insignifiantes, et tu devras patienter sur quatre choses. Si tu es patient, Dieu t’honorera par quatre choses dans ce monde, et te récompensera par quatre choses dans l’autre monde. »


Je lui dis : « Pureté à Allah ! Explique-moi tout cela ! »


Imâm Boukhâri me dit ceci :



« Tu dois être prêt à écrire quatre choses :

1. Les paroles de l’Envoyé de Dieu (swallallâhou ‘alayhi wasallam)

2. Les paroles des Compagnons du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam)

3. Les paroles des Tabi’înes (personnes ayant vu les Compagnons) suivant leur mérite

4. Les conditions de toute personne rapportant un Hadîth


Tu connaîtras alors quatre choses :

1. Les véritables noms des narrateurs

2. Leur surnom (kunyah)

3. Les endroits où ils vivaient

4. Leur date de naissance et leur date de décès (ce qui te permettra de juger si tel narrateur a pu réellement rencontrer tel rapporteur)


Cela t’est indispensable, comme quatre choses le sont pour quatre autres :

1. Le Hamd et le Thanâ (les louanges de Dieu) pour la Khoutbah (sermon)

2. Les Salutations pour le nom de l’Envoyé de Dieu (swallallâhou ‘alayhi wasallam)

3. La Basmalah pour la récitation d’une Sourate (lire Bismillah…)

4. Le Takbîr pour entrer dans une prière (dire « Allâhou Akbar)


Ce qui ressemble à quatre choses :

1. Mousnadât

2. Moursalât

3. Mawquoûfât

4. Maqtou’ât (ce sont les noms de quatre catégories de Hadîth)


Tu dois le faire à quatre moments :

1. Dans ta jeunesse

2. A l’approche de ta maturité

3. Dans ton adolescence

4. Dans ta vieillesse

(c’est-à-dire qu’il faut s’y engager et y consacrer toute sa vie)


Sous quatre conditions :

1. Quand tu es très occupé

2. Quand tu n’as rien à faire

3. Quand tu es dans la gêne

4. Quand tu es dans l’aisance

(c’est-à-dire que tu sois occupé constamment à l’acquisition de la science)


En quatre endroits :

1. En montagne

2. En mer

3. Dans les villes

4. Dans les campagnes

(c’est-à-dire que tu iras chercher la science et le savoir où qu’ils se trouvent)


Tu dois accepter d’écrire sur quatre choses (le papier n’était pas chose courante à l’époque) :

1. Sur les pierres

2. Sur les coquillages

3. Sur les peaux

4. Sur les os

(c’est-à-dire que tu dois être prêt à écrire sur tous les supports qui existent. D’autant plus qu’en voyage, on doit souvent se débrouiller avec les « moyens du bord »)


Il te faudra prendre cette science de quatre types de gens :

1. Des personnes âgées

2. Des personnes jeunes

3. De tes homologues (les autres savants du Hadîth)

4. Des livres de tes pères, si tu as ferme conviction dans ces livres)

(c’est-à-dire que tu dois prendre cette science de toute personne qui la détient, sans avoir honte de la prendre chez plus petit que toi ou auprès de tes homologues)


Tu dois en faisant cela, avoir quatre objectifs :

1. Plaire uniquement à Dieu

2. Te conformer à l’enseignement prophétique afin de te conformer au Coran

3. Donner cette science à ceux qui en ont la soif

4. D’écrire cette science afin que ceux qui viennent après puissent en profiter


Pour pouvoir faire cela, tu devras travailler à avoir quatre choses que les hommes acquièrent par l’effort :

1. Lire et écrire correctement

2. Maîtriser la lexicographie et le vocabulaire

3. Connaître la morphologie

4. Apprendre la syntaxe


Avec ces quatre choses, il te faut quatre autres qui ne peuvent provenir que de Dieu :

1. La bonne santé

2. Le talent

3. Un désir ardent d’apprendre

4. Une bonne mémoire


Une fois ceci obtenu, la valeur de quatre choses diminuera dans ton cœur :

1. Ta famille

2. Tes enfants

3. Ta richesse

4. Ta terre natale


Tu subiras alors quatre choses :

1. Tes ennemis se réjouiront de ton chagrin

2. Tes amis te feront des reproches

3. L’ignorant te prendra à partie

4. Les savants te jalouseront


Si tu patientes sur ces quatre choses, Dieu te donnera quatre choses dans ce monde :

1. Dieu remplira ton cœur de contentement

2. Dieu remplira ton cœur de conviction

3. Dieu te fera goûter au plaisir de la science

4. Dieu te rendra connu, si bien que tu mourras mais ton nom ne mourra pas


Et il te réservera quatre choses dans l’autre monde :

1. Tu auras l’honneur d’intercéder pour celui que tu veux

2. Tu auras une place à l’ombre de Dieu le jour où il n’y aura d’autre

ombre que la Sienne

3. Tu inviteras qui tu veux à boire du Bassin de kawthar du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam)

4. Tu seras proche des Prophètes (‘alayhimoussalâm) dans le plus haut des Paradis

Voilà mon fils mon enseignement pour toi !

Il t’appartient maintenant de choisir si tu veux prendre ce chemin ou pas. »

Texte traduit de l’anglais

nasiha-islam


Vendredi 22 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : --- Conseils recommander ajouter un commentaire

L'intention avant tout

Hazrat ‘Oumar Ibnou  Khattâb (ra) rapporte  qu’il a entendu le Messager d’Allah (Soillalâhou ‘alayhi wassallam) dire : « En vérité, les actions ne valent que par leurs intentions et chacun ne recevra que pour ce qu’il a eu réellement l’intention de faire. Celui qui a émigré pour la cause d’Allah et de Son Messager, son émigration sera comptée pour Allah et Son Messager. Et celui qui a émigré dans le but d’obtenir des biens de ce monde ou d’épouser une femme, son émigration lui sera comptée à ce titre ». (Boukhâri)


Mon frère, ma sœur,

            L’intention est la base de toutes nos actions. Nous ne serons récompensés qu’en fonction de nos intentions. Celles-ci doivent être pures et sincères. La recherche de la satisfaction et du contentement divins doit être notre  réelle motivation. « Celui qui espère la rencontre de son Seigneur doit accomplir de bonnes oeuvres et n’associer personne dans l’adoration de son Seigneur ». (S18/V110)


            On demanda au Prophète (saw) : « Qu’est ce que la Foi ? » Il répondit : « La sincérité ». (Bayhaqui)  Il (saw) dit encore : « Allah n’accepte de l’action que ce qui est exclusivement pour Lui et ce par quoi Son plaisir est recherché » (Nassaï)


            « Le Jour de la Résurrection, le premier homme à être jugé et condamné sera un martyr. Il sera présenté. Allah lui rappellera Ses bienfaits à son égard et il les reconnaîtra. Allah Ta’ala lui demandera : « Qu’as-tu fait en reconnaissance de ces bienfaits ? » Il dira : « J’ai combattu en ton nom jusqu’au martyr ». Allah dira : « Tu mens! Tu as combattu afin qu’on dise de toi que tu es brave. Et cela a été dit. Allah ordonnera alors de le traîner face contre terre et de le jeter au Feu.
Puis viendra le tour d'un homme ayant acquis et enseigné la science religieuse et qui récitait le Qour'aan. Allah lui rappellera Ses bienfaits  à son égard et il les reconnaîtra. Allah Ta'ala lui demandera: « Qu'as-tu fait en reconnaissance de ces bienfaits? » Il dira: « J'ai appris et j'ai enseigné la science religieuse et j'ai lu le Qour'aan par amour pour Toi ». Allah lui dira: « Tu mens! Tu as acquis la science et récité le Qour'aan pour qu'on dise de toi que tu es un Qari (qui maîtrise la lecture du Qour'aan), et cela a été dit. Allah ordonnera alors de le traîner face contre terre et de le jeter au Feu.
Ensuite viendra l'homme à qui Allah avait accordé la richesse. Allah  Ta'ala lui rappellera Ses bienfaits à son égard et il les reconnaîtra. Allah lui demandera: « Qu'as-tu fait en reconnaissance de ces bienfaits? » Il plaidera: « Je n'ai négligé aucun domaine pour lequel tu aimes que l'argent soit dépensé, par amour pour Toi ». Allah lui dira: « Tu mens! Tu as fais cela pour qu'on dise de toi que tu es généreux, et cela a été dit ». Allah ordonnera alors de le traîner face contre terre et de le jeter au Feu ». (Mouslim)
Ce Hadith nous montre qu'aussi louable soit l'action, elle n'a de valeur que si la sincérité l'accompagne.

 
            Hazrat Abou Hourayrah (ra) rapporte que le Messager d'Allah (saw) a dit: « Un homme exprima l'intention de faire une aumône (secrètement). Il sortit donc avec son aumône et la déposa (sans le savoir) dans la main d'un voleur. Le lendemain matin, les gens se mirent à discuter  en disant qu'une Sadaqah a été remise à un voleur (il n'était possible pour eux  de faire l'aumône que pour les nécessiteux parmi les gens de bien). L'homme s'exclama: « Ô Allah! Louange à Toi! Je vais faire une (autre) Sadaqah ». Puis il sortit et la déposa (sans le savoir) dans la main d'une femme adultère. Le lendemain matin, les gens se mirent à discuter en disant qu'une femme adultère avait, la veille au soir, reçu une Sadaqah. L'homme s'exclama: « Ô Allah! Louange à Toi! (Une sadaqah) à une femme adultère! Je vais faire une (autre) Sadaqah ». Puis il sortit avec la Sadaqah et la plaça (sans le savoir) dans la main d'un riche. Le lendemain matin, les gens se mirent à discuter en disant qu'une Sadaqah a été remise à un  riche. L'homme s'exclama: « Ô Allah! Louange à Toi (qui m'a fait donné à mon insu) une Sadaqah à un voleur, puis à une femme adultère, puis à un homme riche! » 
Cet homme entendit dans son rêve une voix lui disant que sa Sadaqah donnée à un voleur lui enlèvera peut-être l'envie de voler, celle faite à une femme adultère l'incitera peut-être à s'abstenir de commettre à nouveau l'adultère et celle faite au riche lui suscitera peut-être un exemple l'incitant à dépenser (en aumône) une partie de la richesse qu'Allah lui a accordée ». (Boukhari)
Ce récit nous montre que grâce à sa sincérité, cet homme s'est vu accepté ses Sadaqahs, même si en apparence, il y avait des lacunes dans son acte.

 
            En vérité, il existe de multiples expressions pour définir la sincérité chez les spirituels, mais elles visent toutes le même but: réserver son adoration exclusivement à Allah.
            Certains ont dit: « c'est purifier l'acte de toute considération pour les créatures ».
            Certains ont aussi dit: « c'est l'oubli de la vision des créatures en regardant en permanence vers le Créateur ».
            Al-Junayd (ra) disait: « la sincérité est un secret entre Dieu et le serviteur qu'aucun ange ne connaît pour l'inscrire, ni un démon pour l'altérer, ni une passion pour l'attirer ».

            Un sage dit: « La sincérité, c'est que tu ne demandes pour ton oeuvre aucun autre témoin ou rémunérateur  que Dieu ».
            Le Prophète (saw) a dit: « Lorsqu'Allah rassemblera les gens au Jour de la Résurrection, un jour dont l'avènement est inéluctable, un annonceur annoncera: « Que celui qui, dans ses oeuvres, associait un partenaire à Allah, aille demander sa récompense à quelqu'un d'autre qu'Allah. Car certes, Allah est, de tous les associés, Celui qui n'a nullement besoin de partenaire ». (Tirmizi)


            On demanda à Sahl (ra): « Qu'est-ce qui est le plus dur pour l'âme? » Il répondit: « C'est la sincérité, car elle n'y a aucune part ».
 

            Mon frère, ma soeur, oeuvre donc avec sincérité et combats  l'ostentation. En vérité, l'ostentation est ce qu'il y a de plus destructeur dans un acte. Le Messager d'Allah (saw) n'a-t-il pas dit: « Deux loups affamés lâchés au sein d'un troupeau ne causeraient pas plus de préjudice que cause à sa religion, la convoitise d'un homme pour la richesse et les honneurs ». (Tirmizi)  Que le Très Haut nous en préserve. Âmine

 
            « Dis: Certes ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort  appartiennent à  Allah, Le Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé! Et voilà ce qui m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre ». (S6/V162-163)



Abou Rayyane

 


Jeudi 21 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : Croyance recommander ajouter un commentaire

En classe de cinquième, les collégiens étudient la civilisation musulmane. Nos chers manuels scolaires innocents et à objectif strictement pédagogique (!) ne manquent pas de souligner que l’islam s’est répandu à la force de l’épée. Dans ce qui suit, nous dressons un inventaire de ces fameuses armes utilisées lors des conquêtes musulmanes.

Les arabes étaient commerçants ou agriculteurs pour la plupart et n’avaient jamais combattu un peuple. La vie du désert laisse peu de possibilités pour la mise en place d’une organisation militaire durable. La péninsule arabique n’avait jamais été connue pour une quelconque effervescence armée, mais plutôt pour une perpétuelle animation commerciale avec la présence de grands marchés situés à des points stratégiques.

Le Coran nous rappelle un incident qui précède l’arrivée du dernier des Prophètes (paix sur eux) où un roi du Yémen nommé Abrâhah marche sur La Mecque pour détruire celle-ci. Que font alors les mecquois ? Viennent-ils à l’affrontement en tant que combattants redoutables ? Font-ils face à l’ennemi en tant que patriotes convaincus ? Pas un seul ne reste. Ils fuient tous la ville et la laissent aux mains des yéménites. Seul un homme, le plus digne de tous les mecquois, vient au devant de Abrâhah pour demander quelque chose. Il s’agit de ‘Abdoul Mouttalib, futur grand-père du Prophète Mouhammad (paix sur lui). Mais à la grande surprise de Abrâhah qui s’attend à une négociation portant sur la reddition des mecquois, le patriarche de La Mecque se contente de réclamer qu’on lui rende les quelques chameaux qu’on lui a pris. Quand Abrâhah lui parle du sanctuaire sacré, ‘Abdoul Mouttalib répond très simplement : « Je suis venu réclamer ce qui m’appartient. Quant à la Kâ’bah, je la laisse à son propriétaire ! » Et l’armée de Abrâhah périra par une attaque d’oiseaux venus en grand nombre jeter chacun une pierre : « Comme de la paille mâchée » est l’expression coranique décrivant le résultat.

Non, les arabes n’étaient pas un peuple de guerriers. Cela n’empêche pas qu’il y eût chez eux, comme dans toute communauté, des individus hors pair en matière de lutte. Mais dans sa majorité, le peuple arabe n’était pas habitué aux conflits armés.

Comment expliquer alors la fulgurante ascension de l’islam qui en moins d’un siècle mettra à terre les empires perse et byzantin pour gérer avec brio un espace grand comme la moitié du monde ?


Une seule explication : les armes utilisées par les musulmans étaient tout simplement trop sophistiquées et trop efficaces. C’est la bonne explication. Voyons maintenant ce qu’étaient ces fameuses armes.

Cheikh Hassan al-Bannâ (que Dieu lui fasse miséricorde) parle de ces armements très particuliers dans un texte resté célèbre intitulé Da’watuna Fî Thawrin Jadîd :

« La prédication véritable interpelle d’abord les âmes, puis réveille les cœurs et ouvre les espaces les plus secrets de l’intimité. Il est impossible que celle-ci prenne racine avec le bâton ou sous les coups du pilon et des projectiles. Au contraire, les moyens sur lesquels se fonde et s’enracine toute prédication sont connus, reconnus et ont dû très vraisemblablement être identifiés par quiconque a un penchant pour l’histoire des mouvements ; ils tiennent en quelques mots : la foi, l’action, l’amour, la fraternité. Qu’a donc fait le Prophète (paix sur lui) alors qu’il cherchait à ancrer son appel dans l’intimité des premiers partisans parmi ses compagnons, si ce n’est de les appeler à la foi et à l’action, puis il a uni leurs cœurs au moyen de l’amour et de la fraternité : ainsi se sont unies la force de la foi et celle de l’unité, et leur groupe est devenu un mouvement modèle dont la parole devait forcément être entendue et l’appel être victorieux, même si tous les hommes de la terre s’y étaient opposés. »

Tel était le secret ! La foi, l’action, l’amour et la fraternité. Munis de ces quatre armes, les musulmans brisèrent tout sur leur passage : la mécréance, l’inaction, la haine, l’inimitié… rien ne devait leur résister.


Dans un autre texte intitulé Ilâ ay Shay Nad’û an-Nâss, Cheikh Hassan al-Bannâ écrit :

« Beaucoup de gens pensent que ce qui manque à l’Orient, c’est la force matérielle telle que l’argent, l’équipement, les appareils de guerre et de combat pour se développer et dépasser les nations qui lui ont volé ses droits et écrasé sa population. C’est à la fois vrai et important, mais ce qui est plus important et le plus impératif encore, c’est la force spirituelle portant sur la noble moralité, la personnalité digne et la foi en ses droits (avec leur connaissance) en même temps que la volonté des Anciens. Il convient également de développer le don de soi dans la voie du devoir et de la fidélité sur laquelle reposent la confiance et l’unité, et d’où enfin naît la force. »

Cheikh Sa’îd Ramadan (que Dieu lui fasse miséricorde) disait : « Notre problème est un problème de spiritualité. Si un homme vient me parler des réformes à entreprendre dans le monde musulman, des stratégies politiques, des grands desseins géostratégiques… ma première question sera de lui demander s’il a effectué la prière d’avant l’aube (al-fajr) à son heure. » Et une fois qu’il jetait un regard sur sa vie, il disait : « Notre morale, notre conscience du bien et du mal, est une arme qu’utilisent contre nous les despotes, les amoureux des titres, du pouvoir et de l’argent. Ils font ce que nous ne pouvons faire, ils mentent comme nous ne pouvons mentir, ils trahissent comme nous ne pouvons trahir, ils tuent comme nous ne pouvons tuer. Notre exigence devant Dieu est, à leurs yeux, notre faiblesse. Cette apparente faiblesse est notre véritable force. »

Durant l’histoire de l’islam, les plus perspicaces parmi les dirigeants musulmans étaient très attentifs à ce que les principes de l’islam soient respectés même en matière de propagation islamique. On trouve ces lignes dans Civilization of Faith de Cheikh Moustapha as-Sibâ’î (que Dieu lui fasse miséricorde) :

« A l’époque de ‘Oumar Ibn ‘Abdoul ‘Azîz (que Dieu lui fasse miséricorde) le grand calife des omeyyades, quelques personnes non musulmanes de Samarkand, connaissant la justice légendaire du personnage, vinrent se plaindre à propos d’une affaire particulièrement délicate. Selon eux, quand les musulmans prirent leur ville de Samarkand, ils le firent avec traîtrise et d’une manière inacceptable.

‘Oumar Ibn ‘Abdoul ‘Azîz écrivit au gouverneur de Samarkand une lettre dans laquelle il demanda que les musulmans désignassent entre eux un juge (qâdhî) pour mener l’enquête. Si les faits étaient avérés, le calife demandait aux musulmans de quitter Samarkand. Quand le gouverneur des musulmans reçut cette lettre, il désigna comme juge un certain Jamî Ibn Hâdir al-Bâjî (que Dieu lui fasse miséricorde) qui était musulman. Ce juge procéda aux investigations et confirma le bien-fondé de la requête des non musulmans. Il trancha en décidant que les musulmans devaient immédiatement quitter la ville. Le gouverneur suivit le jugement et demanda aux musulmans de partir en laissant tout.

Les gens de Samarkand, témoins de tout cela, comprirent qu’ils vivaient un moment unique de l’histoire en matière de justice. Ils dirent : « De tels hommes ne doivent pas être combattus car leurs principes sont une bénédiction et une miséricorde. » Ils insistèrent alors pour que les musulmans restent »


Et Cheikh Moustapha as-Sibâ’î d’ajouter ce commentaire :

« Une armée conquiert une ville. Et voilà qu’au nom d’un principe non respecté, ils évacuent la ville ! Où avez-vous vu pareille chose ? Qu’on me montre un seul exemple dans une autre civilisation qui soit comparable !

Quand les musulmans prirent Damas, ils prélevèrent aux non musulmans une somme (jizyâ) en échange de quoi ils s’engageaient à protéger ces non musulmans. A l’époque de Aboû Bakr (que Dieu soit Satisfait de lui), les byzantins sous l’égide d’Héraclius rassemblèrent une dernière fois toutes leurs forces pour un combat qui s’annonçait terrible. Les sages parmi les musulmans se réunirent et décidèrent que les forces musulmanes devaient quitter les villes et se réunir en un seul endroit pour préparer l’affrontement. Ainsi, la plupart des grandes villes furent délaissées. Khâlid Ibn al-Walîd dirigeait à Homs, Aboû ‘Oubaydah dirigeait à Damas… Chacun d’eux ainsi que chaque gouverneur musulman rassembla les gens de leurs villes et leur dit en substance : « Nous avions pris de votre argent une somme en échange de quoi nous nous engagions à vous défendre. Mais nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de quitter la ville et nous ne pourrons pas vous défendre. Nous devons vous rendre votre argent. Le voici. » Les hommes de ces villes répondirent : « Que Dieu vous ramène à nous triomphants, car vos règles et votre justice nous sont plus chers que l’injustice des Byzantins. Par Dieu, s’ils avaient été à votre place, jamais ils ne nous auraient rendu notre argent. Plutôt ils auraient profité de l’occasion pour nous prendre tout ce qui est possible de prendre.


Quand les Tatars envahirent la Syrie, ils firent prisonniers les Juifs, les Chrétiens et les musulmans. Cheikh-oul-islâm Ibn Taymiyyah (que Dieu lui fasse miséricorde) intervint alors au devant du roi des Tatars par une locution restée célèbre dans laquelle il demanda la libération des prisonniers. Le leader tatar accepta et dit que les musulmans seraient libérés. Mais Ibn Taymiyyah déclina l’offre et dit : « Il vous faut relâcher également les Juifs et les Chrétiens car ce sont des gens qui vivent sous notre protection. Et nous ne laisserons derrière nous aucun de nos prisonniers et aucune personne sur qui nous avons une responsabilité ! »

Telles étaient les armes qu’utilisaient les musulmans et qui leur permirent de rayonner aux quatre coins du globe. Le Messager de Dieu (paix sur lui) leur avait inculqué le sens de la responsabilité permanente devant Dieu comme devant les hommes. Cheikh Hassan al-Bannâ nous explique dans Da’watuna Fî Thawrin Jadîd :


« Quelle lumière issue des soleils de la rabbâniyya le Prophète bien-aimé (paix sur lui) a-t-il donc attisée dans le cœur de ses compagnons pour qu’elle donne le jour et offre la lumière après tant d’ombre et des ténèbres ?

Le Prophète (paix sur lui) a placé 3 sentiments dans le cœur de ses compagnons qui s’en sont imprégnés et par lesquels ils ont rayonné :

  1. Il imprima dans leur cœur que ce avec quoi il était venu est la vérité et que le reste est erreur, que son message est le meilleur des messages, que son programme est le meilleur des programmes et sa législation l’organisation la plus complète par laquelle se réalisé le bonheur de tous les hommes. Il leur récita du Livre de Dieu ce qui, abondant en ce sens, affermissait l’être et liait le cœur : « Tiens-toi à ce qui t’est révélé, car tu es sur la voie droite. Cela est certes un rappel pour toi et pour ton peuple : vous serez bientôt interrogés » (L’ornement)

  2. Il imprima encore dans leur cœur le sentiment qu’étant les partisans de la vérité et les porteurs du message de lumière, alors que d’autres errent dans la nuit, et puisque enfin ils avaient entre les mains ce qui, provenant des cieux, les guidait dans l’orientation des affaires du monde, il fallait nécessairement qu’ils devinssent des enseignants pour les gens […].

  3. Enfin, il imprima dans leur cœur le sentiment que, s’ils croyaient assurément à cette vérité et s’ils étaient fiers d’y être fidèles, alors Dieu les aiderait, les guiderait et leur donnerait la victoire et les soutiendrait même si tous les hommes s’opposaient à eux […]. »


Note : Il ne s'agit pas d'idéaliser l'histoire de la civilisation musulmane qui est l'histoire d'hommes et de femmes et qui a été, comme les histoires de toutes les civilisations, marquée par des points positifs et négatifs. Reste qu'aucune autre civilisation ne s'est construite durablement aussi rapidement à partir de rien ou presque.

nasiha-islam

Mercredi 20 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : Que dit l`Islam? recommander ajouter un commentaire
 
 

 Suite à de multiples interrogations de la part de nos coreligionnaires au sujet de l'additif "E 120", présenté dans le "Guide des ingrédients" du C.S.H.R. parmi les éléments illicites, nous tenons à apporter les éclaircissements suivants :

L'additif "E 120" (aussi désigné par l'appellation "acide carminique" et "carmin") est un colorant rouge d'origine naturelle fréquemment employé dans les produits alimentaires (notamment dans la charcuterie et la confiserie) et les produits de beauté. Ce colorant est extrait des carcasses broyées de la femelle de la cochenille,  un insecte hémiptère, qui est tuée par exposition à la chaleur du soleil ou par immersion dans de l'eau bouillante.

La consommation d'insectes[1] étant interdite d'après l'approche juridique (madh-hab) de l'Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh) et de ses illustres élèves[2], les produits contenant du "E 120" ou du "carmin de cochenille" ne sont pas considérés comme étant halâl et leur consommation n'est donc pas autorisée pour les hanafites : il n'y a aucune divergence à ce sujet entre les oulémas de ce madh-hab.

Il est à noter que la Commission de Surveillance du Halâl de la Réunion (C.S.H.R.) n'est pas la seule instance ayant classé le carmin de cochenille parmi les additifs illicites; c'est également là l'avis exprimé par les oulémas hanafites faisant partie des institutions suivantes :

  • La South African National Halaal Autority (Autorité Nationale Sud Africaine (de contrôle) du Halal)
  • La Gloucester Muslim Welfare Association (Association Musulmane d'aide et d'assistance de Gloucester) d'Angleterre
  • La Muslim Consumer Group (Groupe de Consommateurs Musulmans) de Chicago – Etats-Unis
  • Le Halaal Research Committee (Comité de Recherche du Halaal) de l'Ile Maurice

 Wa Allâhou A'lam !


[1] Exception faite du djarâd (sorte de sauterelle).

 

[2] Réf: "Ad Dourr oul Moukhtâr" – Volume 6 / Page 304, "Al Mabsoût lis Sarakhsi" – Volume 11 / Page 220, "Al Hidâya" – Volume 4 / Page 68, "Badâï ous Sanâï'" – Volume 5 / Page 36, "Fatâwâ Hindiyah" – Volume 5 / Page 289, "Madjma'oul Anhour" – Volume 4 / Page 162, "Al Loubâb fî Char'hil Kitâb" – Volume 1 / Page 348 

 

Vous pouvez retrouvez ce communiqué sur le site www.halal-reunion.com


Mardi 19 février 2008
publié dans : nourriture recommander ajouter un commentaire
Connaissance de l'islam Nous vous proposons d'écouter le sermon du vendredi 9 novembre 2007 de Moufti Yahya Ravate.



Nous vous souhaitons une bonne écoute ...

Cliquez sur ce lien pour Ecouter ou pour Télécharger .

Lundi 18 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : audio recommander ajouter un commentaire

Certes, l’islam est un. Le Coran est un. Les traditions prophétiques sont connues et classifiées.

 

Reste que différentes compréhensions existent au sein des musulmans. Ce peut être un facteur de richesse quand cette diversité est basée sur les sources de l’islam et qu’elle est gérée sans esprit partisan. Mais ce peut être aussi prétexte à des discussions sans fin qui peuvent occasionner des cassures graves entre les tenants d’un avis et les autres.

 

Quelques conseils de Cheikh Zakariyya al-Kandahlawi (que Dieu lui fasse miséricorde), puis d’autres de Cheikh Qardhâwî (que Dieu lui prête longue vie) pour nous aider à garder le souci de la nuance en la matière :



Dans al-I’tidâl, Cheikh Zakariyya (rahimahoullâh) est amené à répondre à des questions portant sur des divergences entre deux grands savants indiens à propos du positionnement politique des musulmans à la veille de la partition Inde / Pakistan. Il écrit :

 

Les divergences d’opinions entre les sincères ont toujours existé et elles existeront toujours. Il n’y a pas à s’étonner que des ulémas diffèrent entre eux. Pour ma part, je ne m’en soucie guère. Nos cours à la Madrassa débutent au mois de Shawwâl et se terminent au mois de Rajab. Pendant ces dix mois, il est rare qu’un jour passe sans qu’on rencontre ce genre de propos : « Sur cette question, voilà l’avis de tel imâm. Mais tel autre imâm est d’une autre opinion. Sur cette question, tel compagnon pense de cette façon, alors que tel parmi les tâbi’ûn pense différemment. » Si pour nous, la divergence d’opinion est un signe de manque de sincérité, alors cela signifie que nous excluons ces saints personnages qui furent nos prédécesseurs des rangs de la sainteté du seul fait qu’ils différaient entre eux.

 

Quant à la divergence que vous évoquez dans votre lettre, elle ne me paraît pas fondamentale. Tout juste cette situation politique engendre-t-elle un peu de désagrément temporaire. Un savant pense que joindre la Ligue islamique est plus profitable et l’autre savant pense le contraire. Il appartient donc à tout homme sensé de choisir à la lumière des principes de la Sharî’ah celui qu’il considère honnête et sur le chemin vrai. Quant à celui qui n’est pas versé dans ce domaine, je lui conseille s’il le peut de côtoyer un peu chacun de ces deux grands savants et de choisir ensuite celui qu’il veut suivre. Il n’y a vraiment pas de quoi se battre.

 

Je ne comprends pas qu’on puisse considérer cette divergence de vue comme quelque chose de très grave. Est-ce pire que ce qui a occasionné la bataille du Chameau où l’affrontement fut à coups d’épées ? Dîtes-moi, qui selon vous manquait de sincérité ? Alî ou Âïcha ? Quand on entend le nom de Alî, on dit « Que Dieu soit Satisfait de lui ». Il fut un des califes bien-guidés, et il avait la science extraordinairement profonde. Et quand on entend le nom de Âïcha, on dit « Que Dieu soit Satisfait d’elle ». Elle est la mère des croyants et elle fut particulièrement aimée par le Prophète Muhammad (paix sur lui). Pourtant, le désaccord fut tel que la bataille du Chameau restera dans les annales jusqu’au Jour Dernier.

 

Ecoutez ceci, parce que je me considère comme ayant suffisamment de droits sur vous. Je veux vous avertir en des termes crus. N’ayez pas de mauvaises pensées pour ces deux personnages. Et sachez que si vous en avez, vous ne nuisez qu’à votre propre personne. Je suis à la fois surpris et choqué de l’attitude de certaines gens à l’égard des pieux. Ils les invectivent sans cesse sans se rendre compte qu’en réalité ils sont entrain de leur être très utiles. En vérité, j’envie ces deux grands savants qui sont critiqués. Ils sont occupés par les travaux religieux et d’un autre côté, ils reçoivent les bonnes actions de ceux qui les critiquent. C’est comme si les gens qui critiquent disaient à ces pieux quelque chose du genre : « Nous vous détestons tellement que nous vous donnons nos bonnes actions. » Combien est injuste avec sa propre personne celui qui agit de cette façon. Il donne ses bonnes actions à celui qu’il déteste. Le Prophète (paix sur lui) demanda :

 

  • Qui selon vous est le pauvre ?

  • Celui qui n’a pas de richesses, répondirent les compagnons.

  • Et le Prophète (paix sur lui) de répondre : "Ce n’est pas ainsi. C’est celui qui viendra le Jour du Jugement avec des bonnes actions. Mais il aura opprimé celui-ci, insulté celui-là, trompé cet autre. Ce jour-là, l’argent n’aura pas de valeur. Il lui sera pris ses bonnes actions qui seront données à ses victimes. Et si ce n’est pas suffisant, il récoltera leurs péchés."

 

Le Jugement se fera selon les actions bonnes et mauvaises. Aussi, en retour d’une injustice les bonnes actions seront données aux opprimés. Mais si cela n’est pas suffisant, il faut quand même que justice soit rendue. Pour cette raison, le fautif recevra les péchés des opprimés.

 

Je suis très étonné que des gens dénigrent ainsi les religieux pour louer et faire le jeu d’impies. De telles personnes devraient particulièrement méditer ce Hadîth : « Quand un fâsiq est loué, le Trône de Dieu tremble. »

 

Je ne veux pas dire par là qu’il ne faut louer personne. C’est un autre sujet que de savoir qui peut être loué et qui ne doit pas l’être. Ce que je veux simplement dire, c’est qu’il est insoutenable de voir que des pieux soient dénigrés pendant que des pervers soient loués.

 

Je vous pose la question : si quelqu’un commet une erreur, est ce que cela signifie qu’il n’a plus aucune qualité et qu’il ne faut plus lui chercher des vertus ? Notre noble Sharî’ah nous a enseigné jusque dans les moindres détails. Mais malgré que nous proclamions suivre cette voie, nous n’en faisons aucun cas. Le plus triste, c’est que d’autres ont adopté ces principes et réussissent, alors que pour notre part, nous restons empêtrés dans nos bassesses.

 

Ecoutez ceci : Même si j’admets un instant qu’un de ces personnages n’est pas dans le vrai sur cette question, alors d’accord, n’acceptez pas son point de vue. Mais pourquoi ressentez-vous le besoin de le dénigrer ? J’aimerais vous rappeler ces conseils extraordinaires du grand compagnon Mou’âdh Ibn Djabal (que Dieu soit Satisfait de lui) :

 

« Je te mets en garde contre l’erreur du sage. Car parfois, Satan exprime par la bouche du sage une parole de fausseté et il arrive aussi que de l’hypocrite vienne une parole de vérité. » L’étudiant demanda : « Que Dieu vous fasse miséricorde ! Mais comment reconnaître l’erreur du sage et la vérité de l’hypocrite ? Comment discerner le vrai du faux ? » Mou’âdh répondit : « Méfie-toi des paroles du sage qui te poussent à penser « Mais comment peut-il dire pareille chose ? » Que cette parole du sage ne te fasse pas éloigner du sage, car il est possible qu’il se soit entre temps repris ou qu’il ait finalement retiré son propos. Alors tu reconnaîtras la vérité quand tu l’entendras, car il y a dans la vérité une lumière ! »

 

Que Dieu nous permette de profiter de ces conseils de Mou’âdh Ibn Jabal (que Dieu soit Satisfait de lui). Tirons deux conclusions de ces paroles :

 

1) Mou’âdh nous dit que ce n’est pas parce que quelqu’un a dit une parole de vérité qu’il est nécessairement un homme de vérité. Il est possible qu’un hypocrite dise également une parole de vérité. Autrement dit, il ne faut pas plonger à l’aveuglette devant les pieds du premier venu qui nous sort une parole de sagesse. Nous avons malheureusement cette habitude. Parfois, nous avons entendu un discours ou lu un article d’une personne, et cela suffit pour que nous devenions un de ses inconditionnels. Sur la base de ce seul discours ou de ce seul article, nous élevons la personne sur un piédestal. Pire, nous fermons les yeux sur les écarts de cette personne par rapport à la religion, simplement parce que certaines de ses idées nous plaisent. Ensuite, il suffit que la personne change d’avis et exprime maintenant d’autres idées que les nôtres, et le voilà devenu infréquentable. Hier on disait de lui « Zindabad ! Longue vie à toi ! » et aujourd’hui, c’est « Murdabad ! Que tu périsses ! » N’est-ce pas que cela nous rappelle le Hadîth du Prophète (paix sur lui) prédisant une époque tellement changeante que : « L’homme y sera croyant le matin, mécréant le soir… ». Peut-être est-ce là une autre explication de cette tradition prophétique, et Dieu sait mieux.

 

2) Second point que l’on retire de ce conseil de Mou’âdh (que Dieu soit Satisfait de lui) : Il est possible que le sage se trompe et dise une parole de fausseté. (Au passage, il est d’ailleurs conseillé au novice qui désire choisir un maître spirituel de ne pas le faire sur la seule base d’une première impression). Mou’âdh nous dit quelque chose d’extrêmement important : « Que cette parole du sage ne t’éloigne pas du sage ». C’est un conseil à retenir. Il ne faut pas se priver du bien que l’on peut retirer de quelqu’un si sur un ou deux points il dérape. Mais quelle est notre attitude ? Nous glorifions celui qui est en harmonie avec nos opinions, au point d’oublier de le reprendre quand il fait une faute. Il faut louer ce qui est louable mais condamner ce qui est condamnable. Sinon, c’est de l’injustice. Au pire, il faudrait se taire quand il fait une faute. Mais notre façon de faire est vraiment étrange : nous cherchons parfois à justifier sa faute et parfois même, nous n’hésitons pas à louer la personne alors qu’elle a fait une erreur qu’il fallait corriger. Et quand quelqu’un exprime quelque chose qui ne nous convient pas, nous le prenons en grippe et nous nous mettons à scruter chacune de ses actions, à l’affût de la moindre erreur pour critiquer.

 

Note importante : Cheikh Zakariya al-Kandahlawi, a enseigné les Hadîths pendant cinquante deux ans dans des universités islamiques de l’Inde. Une bonne partie de ces années jusqu’à peu avant sa mort (45 années précisément), il enseigna le Sahîh Bukhârî. Il faut savoir que durant tout ce temps, il n’accepta aucune rémunération pour ces enseignements. Son seul revenu était celui d’un modeste commerce de livres. Partant, il est insoutenable que certains dénigrent ce savant. Evidemment, on peut ne pas partager ses avis mais on ne peut raisonnablement pas le dénigrer. D’autant qu’il est très souvent attaqué pour ses écrits dans le livre Fadhâ’il A’mâl, alors que le but de ce livre n’était pas une étude minutieuse des Hadîths mais simplement encourager la Oummah pour qu’elle revienne aux aspects fondamentaux de la religion : raison pour laquelle Cheikh Zakariya ne s’est pas attardé dans cet ouvrage sur la science du Hadîth. Mais cela ne signifie pas qu’il était ignorant des Hadîths, comme on a pu l’entendre en Europe et notamment en France !!! Si on avait pris la peine de s’informer, on aurait découvert un savant de haute volée dans le domaine du Hadîth, si bien que nombreux sont ceux qui connaissent Cheikh Zakariya sous l’appellation de « Cheikh ul-Hadîth » ! Et ce titre n’est pas volé quand on voit ce qu’il a pu laisser comme ouvrages dans le domaine du Hadîth : par exemple Awjâz ul-Masâlik un volumineux et très riche commentaire d’al-Muwattwâ de l’imâm Mâlik pour ne citer que celui-là. Cheikh Aboul Hassan Alî Nadwî écrit qu’il rencontra un savant du monde arabe qui lui fit cette confidence : « Si Cheikh Zakariyya n’avait pas précisé dans l’introduction de Awjazul Massâlik qu’il est un savant hanafi, j’aurais été persuadé qu’il est un savant mâliki, tant ce livre foisonne de subtilités du fiqh mâlikite. »

 

Quant à Cheikh Qardhâwî, voici ce qu’il écrit dans son livre sur le mouvement islamique :

 

Il s’agit de trouver sa voie entre laxisme et extrémisme :

 

  1. Entre ceux qui défendent le Tassawouf même quand celui-ci dévie de la Sounnah, et ceux qui critiquent le Tassawouf même quand celui-ci est conforme à la Sounnah.

  2. Entre ceux qui disent « Nous avons le ‘Aql (raison), à quoi bon le Naql (tradition) ? » et ceux qui disent « Nous avons le Naql, à quoi bon le ‘Aql ? »

  3. Entre ceux qui considèrent l’héritage qu’ils reçurent de leurs anciens comme sacré, même quand cet héritage comporte des contradictions évidentes, et ceux qui renient toute référence au passé, même quand ce passé fut d’inspiration divine et qu’il est riche de leçons à méditer.

  4. Entre ceux qui s’engagent aux côtés des hommes en négligeant l’éducation et ceux qui s’occupent de l’éducation sans se mêler aux hommes.

  5. Entre ceux qui s’empressent de cueillir les fruits sans attendre qu’ils mûrissent, et ceux qui les négligent et les laissent tomber dans les mains des autres.

  6. Entre ceux qui, préoccupés par le présent, n’ont pas de perspective d’avenir, et ceux qui, ne cessant de se projeter dans le futur, oublient les exigences du présent.

  7. Entre ceux qui considèrent toute organisation comme innovation et ceux qui vont jusqu’à idolâtrer l’organisation à laquelle ils appartiennent.

  8. Entre ceux qui obéissent à un guide comme un mort à qui on donnerait le bain mortuaire, et ceux qui refusent d’adhérer à un collectif pour n’avoir à n’obéir à personne.

  9. Entre ceux qui pensent pour le monde en oubliant leur localité et ceux qui pensent pour leur localité en oubliant le monde qui les entoure.

  10. Entre ceux qui sont si optimistes qu’ils en oublient les épreuves de la route, et ceux qui sont si pessimistes qu’ils refusent de continuer la route.

  11. Entre ceux qui interdisent tout, comme s’il n’y avait rien de halâl ici-bas, et ceux qui permettent tout, comme s’il n’y avait rien de harâm ici-bas.

 

Après avoir mentionné ces conseils, Cheikh Qardhâwî conclut : « Malheureusement, nos sociétés ont oublié le souci de la complexité et de la nuance. Nous sommes le plus souvent dans l’un des deux extrêmes : pousser les choses jusqu’à l’excès, ou tomber dans un laxisme total. »

source: nasiha-islam


Dimanche 17 février 2008
publié dans : --- Conseils recommander ajouter un commentaire
Allah détient notre avenir...
 
Au nom de Dieu Le Tout Miséricordieux Le Très Miséricordieux

Il était une fois... Une Muslima qui, comme toutes les femmes, aimerait
se marier. Elle pensait à cet homme...; Muslim, droit dans le dine.
Sa pensée se portait sur lui, de jour comme de nuit, avec l'esperance
qu'un jour son heure arrivera où il lui demandera sa main.

C'est alors que ce jour arriva , la jeune fille muslima habitait
dans un appartement, l'homme du bas de son bâtiment, s'appretait à sonner...
C'est ce qu'il fit... Une fois... Deux fois... Trois fois... Quatre fois...
En vint... Personne ne lui ouvrit, il finit par penser que la muslima de ses rêves n'habitait peut être pas là. Mais en réalité ce qu'il ne savait pas,
c'est que la sonnette était tout simplement cassée.

Les années passèrent, la Muslima avec le temps oublia son prince charmant,
elle tira un trait sur son rêve qui pour elle ne se réalisera jamais.
Par contre l'homme lui, sa muslima, il y pensait encore. Il ne rêvait que
de ce jour où il devait lui demander sa main... Il était desespéré...

Un vendredi, il voulut se rendre à la mosquée de Lille pour le Joumou'a,
il prit sa voiture pour s'y rendre, et par "malheur" la voiture derrière
 lui le percuta.
Il devint rouge de colère et sortit de la voiture pour régler les comptes.
Quand il sortit, il voulut crier quand il vit que la personne qui avait percuter
sa voiture était Sa Muslima bien aimée. Toute sa colère se dissipa, il courut
auprès d'elle, lui rappelant qui il était, et qu'il rêvait encore de l'épouser.
La muslima toute étonnée de ses retrouvailles inatendues ne sû que dire
de ses belles paroles, tant elles les avaient rêvées quelques années auparavant...

Ils se séparèrent tout deux, la muslima dans le doute et la confusion de
 ses sentiments.

Quand elle fût chez elle, elle fût completement troublé par cette drôle de
journée, ce qu'elle avait tant rêver venait de se réaliser enfin!
Hélas... un prétendant était présent... Les présentations des familles étaient faite...
Le mariage était en cours, et plus que quelques jours la séparait de l'union !
Cependant le trouble et la brume était bel et bien présent dans son esprit.

De son côté son futur mari lui reservait une surprise, ne se doutant pas de
ce qui était arrivé a sa futur femme... Un repas familial était en cours
pour la soirée + un invité surprise, un ami de la famille devait passer
afin qu'il lui présente la femme de sa vie.

Il appela donc sa fiancée, afin de la convier aux festivités en son honneur.
La femme accepta et se rendit comme prévu chez son futur epoux.
L'invité surprise n'était pas encore là lors de son arrivé...
Elle alla aider la mère de son fiancé dans la cuisine afin de terminé
le repas du soir, quand l'invité arriva...
Son fiancé l'appela pour qu'elle vienne le saluer et pour lui présenter.
Quand elle sortit de la cuisine, munit d'un plâteau garnit, elle vit l'invité à
sa grande surprise... c'était l'homme... celui dont elle avait tant rêvé
depuis toutes ces années et qui était soudainement revenu dans sa vie depuis l'incident des voitures.
Elle lâcha le plâteau et courut dans les escaliers, qu'elle monta 4 par 4 et
s'enferma dans la 1ere chambre... Elle se mit a pleurer ne sachant plus où
 elle était, ses sentiments encore plus confus qu'en fin d'après midi, le coeur brisé, demandant à Allah taa'la de la guidée car elle ne savait plus où elle était.
Son 1er amour était revenu à elle, celui qu'elle attendait depuis tant de temps,
mais aussi il y avait son fiancé, celui dont elle était tombé amoureuse et
qui l'avait demandé en mariage et qu'elle avait accepté.

Elle pria, et pria encore pour demander l'aide d'Allah taa'la.
Puis, elle ouvrit le Coran afin de lire quelques sourates pour apaiser
son coeur et son esprit, puis elle se rappela qu'une des sourates
qu'elle était entrain de lire, était celle qu'elle avait lu lorsqu'elle s'était rendue
compte qu'elle venait de tomber amoureuse du muslim, son 1er amour.

Alors des larmes de joies coulèrent sur sa joue, car voilà un signe évident
de la part de son Seigneur mash'Allah!!

Le père de la jeune fille toqua à la porte, ayant discuter avec le jeune homme
comprit la réaction de sa fille et vint donc la retrouvé.
Elle s'excusa auprès de lui et lui dit qu'elle avait fait son choix, et que
ce n'était pas son fiancé actuel qu'elle souhaitait pour faire sa vie:
" Starfoulah papa je suis désolée, qu'Allah taa'la me pardonne mais
c'est lui que j'ai choisie, c'est lui que j'aime, j'ai demandé a Allah taa'la
 de me guidé vers celui qui fera mon bonheur jusqu'à ma mort, et
je fû guider vers lui..."

Le père: " Ma fille, ne t'excuse pas... C'est ma faute, je n'avais pas réparer
 la sonnette, si je l'avais fait il n'en serait pas ainsi aujourd'hui"

Elle embrassa son père en le remerciant de tout son coeur !

Quand son fiancé arriva dans la pièce, elle s'excusa auprès de lui et
lui demanda pardon, de lui avoir donner de faux espoirs, mais que
ses sentiments étaient trop important à l'égard de cet homme.
Il comprit, et lui pardonna.

L'homme et la femme s'unirent donc par la grâce d'Allah
soubhan wa taa'la


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Moralité : Quand une personne vous est destiné peut importe ce qui
se passe, elle vous reviendra, tel est la devise du MEKTOUB
Soubhan Allah.

Samedi 16 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : --- Histoires à réflexion recommander ajouter un commentaire
CLICANOO.COM | Publié le 5 février 2008

Ouvert récemment sur la commune de Saint-Joseph, l’abattoir de volailles Duchemann et Grondin occupe une place à part dans l’île. Il s’agit en effet du premier établissement de ce genre à avoir reçu la certification halal, délivrée par la commission de surveillance du halal à la Réunion.

suite  clicanoo

Vendredi 15 février 2008
publié dans : nourriture recommander ajouter un commentaire
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Jeudi 14 février 2008
par abou_moudjahid publié dans : info recommander ajouter un commentaire

La saint-valentin et l'Islam
Les gens aiment naturellement les occasions de bonheur et de plaisir, qu'elles soient privées ou publiques. Notre Créateur, Allah Ta'alah, a exprimé Sa Miséricorde sur les hommes en répondant à cette inclinaison naturelle par les deux Eids de l'Islam : le Eid oul Fitr et le Eid oul Adha. Allah Ta'alah a encouragé durant ces jours les dépenses (raisonnables) et l'expression de joie qui contribue au bien-être de chacun. En plus de cela, ces deux Eid trouvent leur écho dans le Eid hebdomadaire : le jour du vendredi (Djoum'a)

Si nous observons maintenant les célébrations en cours chez les non musulmans, nous nous apercevons qu'elles sont nombreuses : les événements nationaux, saisonniers, la fête des mères, la fête du travail, la fête de l'abolition de l'esclavage, etc., sans compter les fêtes religieuses. Des occasions si prolifères qu'il devient bien rare de passer un mois sans une fête particulière. Mais bon nombre d'entre elles sont issues de l'imagination humaine et motivée par des fins commerciales.

La Saint-Valentin fait partie de ces fêtes étranges, liées à des divinités ou des personnages monastiques de l'ère païenne. Normalement, nous n'aurions accordé aucune attention particulière à cette fête. Mais dans la mesure où de plus en plus de frères et sours musulmans participent à ces célébrations accompagnées de ses rituels spécifiques sans savoir qu'ils sont profondément ancrés dans des origines chrétiennes et païennes, il devient nécessaire de les informer de leur erreur, en évoquant notamment l'origine de la Saint-Valentin et la position de l'Islam sur l'amour.

Le Festival de l'Amour était célébré par les romains, quand le paganisme était leur religion courante il y a de cela plus de dix-sept siècles. Dans la conception des romains païens, c'était là une expression de « l'amour spirituel ».

Il y avait des mythes associés à ce festival païen, qui ont persisté avec leurs héritiers chrétiens. Le plus célèbre de ces mythes était la conviction romaine que Romulus, le fondateur de Rome, avait été allaité un jour par une louve qui lui a donné la force et la sagesse.

Deux jeunes forts et robustes maculaient le sang du chien et de la chèvre sur leurs corps

Les Romains avaient pris l'habitude de célébrer cet événement la mi-février de chaque année avec un grand festival. Un des rites de ce festival était le sacrifice d'un chien et d'une chèvre. Deux jeunes, forts et robustes, maculaient alors le sang du chien et de la chèvre sur leurs corps, et enlevaient ensuite le sang avec le lait. Après ce rituel, une grande parade débutait, dirigée par les deux jeunes qui déambulaient dans les rues. Ils avaient des morceaux de cuir avec lesquels ils frappaient tous ceux qui se mettaient sur leur passage. Les femmes romaines recherchaient particulièrement ces coups, parce qu'elles croyaient qu'ils pouvaient empêcher ou guérir la stérilité.

Quand les Romains se sont convertis au christianisme, ils ont continué à célébrer ce festival mais en changeant le concept païen de « l'amour spirituel » en un autre concept appelé « les martyrs de l'amour », représenté par Saint-Valentin qui symbolisait l'amour et la paix. Il fut aussi appelé « la Fête des Amants », et Saint-Valentin était considéré le saint patron des amants.

Il existe plus de 50 Valentins différents dans la légende chrétienne. La plus connue est la suivante : lorsque les romains commencèrent à se convertir au christianisme, l'empereur Claudius II décréta au troisième siècle que les soldats ne devaient pas se marier, car le mariage les détournait des guerres dans lesquelles ils s'étaient engagés. Saint-Valentin s'opposa à ce décret et commença à exécuter des mariages pour les soldats dans le secret. Quand l'empereur découvrit cela, il l'emprisonna et le condamna à l'exécution.

En prison, Saint-Valentin tomba amoureux de la fille du geôlier, mais cet amour resta secret car, selon les lois chrétiennes, les prêtres et les moines ne sont pas autorisés à épouser ou à tomber amoureux d'une femme. Malgré cela, Saint-Valentin garda une grande estime parmi les chrétiens à cause de sa ténacité à adhérer au christianisme quand l'empereur lui offrit de lui pardonner s'il abandonnait sa religion pour adorer les dieux romains ; il deviendrait alors un de ses confidents les plus proches et se marierait à sa fille. Mais Saint-Valentin refusa cette offre et préféra le christianisme. Il fut donc exécuté le 14 février de l'an 270, à la veille du festival de Lupercalis. Ainsi, le 14 février prit le nom de Saint-Valentin.

Les noms des filles qui avaient atteint l'âge de mariage étaient écrits sur des petits rouleaux de papier

Ce festival était mêlé de fausses convictions. Les noms des filles qui avaient atteint l'âge de mariage étaient écrits sur des petits rouleaux de papier et placé dans un plat sur une table. Puis, les jeunes hommes qui voulaient obtenir une épouse étaient appelés, et chacun d'eux choisissait un morceau de papier. Il devait se mettre au service de la fille dont le nom était inscrit pour une année, afin de se découvrir l'un l'autre. Après ce délai, ils s'épousaient, ou répétaient, en cas d'échec, le même procédé le jour du festival de l'année suivante.

Le clergé chrétien réagit contre cette tradition, qu'il considérait comme une pratique entrainant une influence corrompue sur la mor