Invocation contre la tristesse, les dettes ...
Abou Saïd Al Khoudri t rapporte que le Prophète r entra un jour dans la mosquée et y trouva un homme assis du nom d’Abou Oumama t. Il dit : “Ô Abou Oumâma ! Pourquoi te trouves-tu dans la mosquée alors que ce n’est pas l’heure de la prière ?” Abou Oumâma t répondit : “ Ô Envoyé d’Allah, ce sont des soucis et des dettes qui m’ont contraint à y rester”.
Le Prophète r lui dit alors : “Veux-tu que je t’enseigne des paroles qui, lorsque tu les prononceras, Allah éloignera de toi les soucis et effacera tes dettes ? Le matin et le soir, dis :
اَللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوْذُ بِكَ مِنْ الْهَمِّ وَالْحُزْنِ
وَأَعُوْذُ بِكَ مِنَ الْعَجْزِ وَالْكَسَلِ
وَأَعُوْذُ بِكَ مِنَ الْجُبْنِ وَالْبُخْلِ
وَأَعُوْذُ بِكَ مِنْ غَلَبَةِ الدَّيْنِ وَقَهْرِ الرِّجَال
رواه أبو داود في كتاب الوتر, باب في الاستعاذة (4/412) عون المعبود شرح سنن أبي داود، عن أبي سعيد الخدري t
“Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les soucis et la tristesse, contre l’incapacité et la
paresse, contre la lâcheté et l’avarice, contre la lourdeur de la dette et la répression de la part des hommes”
(Rapporté par Abou Daoud)
En phonétique :
Allahouma innî a’ôudzou bika minal Hammi wal houzni,
wa-a’ôudzou bika minal âdjzi wal kassali,
wa-a’ôudzou bika minal joubni wal boukhli,
wa a’ôudhou bika min ralabatid dayni wa qahrir ridjâli.
Abou Oumâma ajouta : “J’ai invoqué Allah Taala, par ces mots, mes soucis se sont alors dissipés de même que mes dettes ont été épongées.”
Allâhumma inni astakhiruka bi ilmika wa astaqdiruka biqudratika wa as’aluka min fadlikal-azimi, fa innaka taqdiru walâ aqdiru wa ta'lamu walâ a'lamu wa anta allamul ghuyâbi. Allâhumma in kunta ta'lamu anna hâdhal amra khayrun li fi dini wa ma-ashi wa aqibati amri faqdir-hu li wa yassir-hu li thumma barik li fihi wa in kunta ta'lamu anna hâdhal amra shari-un li fi dini wa maâshi wa aqibati amri fasrifhu anni wasrifni anhu waqdir liyal-khayra haythu kâna thumma ardini bihi.
Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force.
Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable , Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Allah, si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion , pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future ( ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) , destine-la moi, facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour mois une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire m’en la satisfaction.
Version audio et explications..
Voici la description de la prière de consultation telle que rapportée par Djabir
Ibn Abd Allah as-Sulami (RA) « Le Messager d’Allah
apprenait à ses compagnons à consulter [Allah] en toute affaire comme il leur apprenait une sourate du Coran : il dit
:
Quand l’un de vous projette une affaire, qu’il accomplisse deux rak’a surérogatoires puis qu’il dise :
Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable , Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Allah, si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion , pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future ( ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) , destine-la moi, facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour mois une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire m’en la satisfaction.
[ Rapporté par Boukhari 6841. D’autre versions sont citées par at-Tarmidhi, an-Nassaï, Abou Dawoud, Ibn Madja et Ahmad]
Dans son commentaire du hadith , Ibn Hadjar ( R )a dit :
« Al-istikhara est un nom. Istakhara Allah signifie :
Il demande à Allah de lui inspirer le bon choix, de l’orienter vers la meilleure entre deux choses dont on a besoin.
Au sujet des propos : « le Prophète (Sallallahou Alayhi Wassallam) nous apprenait à consulter (Allah) dans toutes les affaires »
Ibn Abi Dajma dit : C’est une affirmation générale qui a une signification restreinte. En effet, l’obligatoire et le recommandé ne peuvent pas faire l’objet d’une consultation. De même l’interdit et le réprouvé ne peuvent pas faire l’objet d’une consultation pour savoir s’il faut les abandonner ou pas. Aussi la consultation se limite–t-elle au licite et au recommandé qui comporte des aspects antinomiques ou duquel il faudrait se contenter.
Je dis que la généralité englobe les choses importantes et significatives. Car parfois une affaire anodine peut avoir de graves conséquences.
Les propos « Quand l’un de vous projette une affaire » sont exprimés dans le hadith d’Ibn Mas’oud (RA) ainsi : « Quand l’un de vous veut une affaire qu’il dise »
Les propos : « Qu’il accomplisse deux rak’a surérogatoires » excluent la prière du matin, par exemple.
Dans al Adhkar , An-Nawawi ( R ) dit : « Si l’on récitait l’invocation de consultation au terme de la prière du Zuhr par exemple ou à l’issue d’une autre prière surérogatoire régulière ou libre, il semble qu’on peut dire, si l’intéressé a eu l'intention de doubler la prière obligatoire d’une prière de consultation cela lui suffit. En revanche, sans l’intention ( il faut une prière de consultation à part).»
Ibn Abi Djama dit : « La sagesse qui veut que la prière précède l’invocation repose sur le fait que par la consultation on entend réunir les biens d’ici-bas et ceux de l’au-delà, ce qui nécessite qu’on frappe à la porte du Roi. Or rien n’est plus efficace ni plus apte à réussir dans cette entreprise que la prière qui implique la glorification d’Allah, Sa louange et la manifestation du besoin de Lui dans le médiat et l’immédiat.»
Ses propos : « Puis qu’il dise » indiquent que l’invocation est à réciter à l’issue de la prière. Mais il se peut que l’ordre ne concerne que le dhikr et l’invocation à dire habituellement après la prière. Si tel est le cas, l’intéressé récite l’invocation de consultation après les invocations du tashahhoud et avant le salut final.
Dans l’expression : "Allahoumma inni astakhirouk bi ilmika » la particule « bi » indique la causalité. C'est-à-dire parce que Tu sais mieux. Elle a la même signification que dans : « bi qudratika » . Elle peut aussi indiquer une sollicitation.
C’est-à-dire je Te demande de me donner la force d’acquérir ce qui est recherché . La phrase peut signifier également : je Te demande de le décréter à mon profit, c’est-à-dire de le faciliter.
Ses propos : « Wa as’alouka min fadhlika » renferment une allusion aux grâces accordées par le Maître. Car personne n’a droit à Ses bienfaits selon la doctrine sunnite.
Ses propos : « Fa innaka taqdirou wa la aqdiwou wa ta’lamou wa la a’lamou » impliquent une allusion au fait que science et
puissance appartiennent exclusivement à Allah
et que le serviteur n’en possède que ce
qu'Allah lui en donne.
Ses propos: « Allahoumma in kounta t’alamou anna hadha al amra » Une version ajoute : « Thoumma youssoummihi bi aynihi » Il paraît que cela signifie que l’intéressé doit préciser son besoin. Il est aussi possible qu’il l’ait présent à l’esprit au moment de réciter l’invocation.
Ses propos: « Faqdourhou li » signifient réalise-le pour moi: « Fasrifhou anni wasrifni anhou » c'est-à-dire : fait en sorte que mon coeur en soit complètement détourné.
Ses propos : « Wa radhhini bihi » signifient : fais que j’en sois satisfait de sorte à ne pas regretter de l'avoir recherché et obtenu. Car je n’en connais pas l’aboutissement même si, au moment de le demander, je m’en contentais. Le secret ici consiste à empêcher son coeur de rester attaché à l’objet de façon à le priver de la quiétude. Car la vraie complaisance consiste dans la satisfaction de l’âme du destin »
Voilà un bref extrait du commentaire d’Ibn Hadjar
Sur le hadith cité dans le chapitre des prières et le sous chapitre du Tawhid du Sahih de Boukhari.
Combien de fois faut-il entreprendre la consultation ?
Il n’y a aucun inconvénient à répéter la consultation si l’intéressé n’est pas rassuré. L’érudit al-Moubarakfouri ( R ) dit dans son commentaire sur at-Tirmidhi : " Est-il recommandé de répéter la prière et l’invocation pour la même affaire si l’intéresse ne découvre rien de rassurant qui lui permette de savoir s’il faut ou pas entreprendre ? " Al-Iraqi dit : il paraît que c’est recommandable » voir Touhfatou al-Ahtwadhi, 2/593.
Il n’existe aucun délai déterminé pour effectuer la prière de consultation et il est permis de répéter la prière plusieurs fois. Aucun nombre n’est fixé, et le prieur peut faire des invocations avant et après le clôture de la prière .
La réponse est-elle indiquée en rêve exclusivement ?
Parmi les fausses croyances entretenues par la masse figure celle qui veut qu’on se livre au sommeil immédiatement après la consultation et que l’on considère les bonnes choses vues en rêve comme un bon augure qui signifie que l’entreprise est bonne et qu’il peut s’y engager, et que l’on juge qu’en l’absence d’un rêve on doit s'abstenir. Ce n’est point un indice valable comme nous le savons.
Quand on a accompli la consultation comme la religion la recommande, on s’engage dans l’affaire sans
attendre un rêve ou un autre signe. D’aucuns croient que si l’on s’endort immédiatement après la consultation, on doit en voir le résultat en rêve. Cette croyance est fausse car parfois on
ne voit rien du tout en rêve. C’est pourquoi le musulman doit se contenter de ce que la Charia lui enseigne et se conformer aux exigences de la sagesse. Il peut aussi consulter les hommes sûrs et
raisonnables et réfléchir à ses affaires et examiner ce qui lui paraît le plus convenable. Une fois qu’il s'apprête à prendre une décision ou penche vers une action, il entreprend alors la
consultation religieuse puis exécute sa décision tout en étant certain qu’Allah
l’assistera à faire le bon choix.
L’analyse que nous venons de faire ne signifie pas que le sentiment de soulagement qui envahit l’intéressé ( après la consultation ne fait pas partie des bons ) signes. Elle signifie qu’il ne faut pas en faire l’unique signe décisif sur la bonté de l’entreprise. L’homme procède souvent à la consultation à propos d’une affaire qu’il aime et pour laquelle il est bien disposé dès le départ.
A propos du sentiment de soulagement, Cheikh Ibn Taymiya ( R ) dit : « Une fois Allah consulté, on doit penser que le choix d’Allah réside en ce à quoi on se sent à l’aise et le trouve facile . » Madjmou’ al-fatawa , 10/539. Aussi existe t-il une différence (énorme ) entre celui qui fait du soulagement l’unique signe et celui qui en fait un signe parmi d’autres.
Wallahou A'alam - Et Allah le sait mieux.
Source : Sajidine.com, écrit par Cheikh Mouhamed Saleh el Mounajeed
Le Prophète y a dit : « Celui qui récite ce Doua 7 fois matin et soir, ALLAH le délivrera des soucis de ce monde et de l’Au-delà. » (Abou Daoud)

« Allah me suffit. Il n’y a pas d’autre divinité en dehors de Lui. Sur Lui je place ma confiance et Il est le seigneur du grand Trône. »
Le prophète (SAW) a dit : " Le Douah que fit [le prophète] Younous (RA) pendant qu’il se trouvait dans le ventre de la baleine est tel qu’ALLAH accepte la demande de tout musulman qui le prononce, quel que soit l’objet de sa demande. " (Tirmizi)
« Il n’y a pas d’autre dieu que Toi ! Gloire à Toi, certes, j’étais au nombre des injustes. »
rapporte : Le Prophète
avait l’habitude de nous enseigner cette invocation (dou’a) quand approchait le mois de Ramadhân :
ALLÂHOUMMA SAL-LIMNÎ LI-RAMADHÂN WA SALLIM RAMADHÂNA-LÎ WA SALLIM-HOU LÎ MOUTAQAB-BALÂ
"O Allah ! Garde-moi sain et sauf pour le mois de Ramadhân (protège-moi de toute maladie qui pourrait m’empêcher d’observer le jeûne du Ramadhân),
Fais que le mois de Ramadhân soit sain et sauf pour moi (c.a.d que le croissant soit visible au moment voulu et ne soit pas caché par les
nuages)
Et Protège-moi des péchés durant ce mois afin que mes actes d’adoration soient acceptés (et non annulés)". Rapporté par Tabrâni avec une chaîne de transmission bonne "hassan"
Un Sahabi vint se plaindre au Prophete d'ALLAH y d'une douleur au corps et celui-ci dit: " Mets ta main
sur le partie douloureuse et répète :
3 fois Bismillah et 7 fois ce doah" (Mouslime)
3fois :
"Je demande protection dans la grandeur d'ALLAH et Sa puissance contre le mal que j'éprouve et que je crains."
source: web-khankah
Le Prophète (SAW) a dit : « Quand l’un d’entre vous entend son oreille
siffler (ou bourdonner), qu’il me mentionne et qu’il prie sur moi :
puis qu’il dise :
"Qu’ALLAH mentionne en bien celui qui m’a mentionné" (Ibnou-Sounni)
lu sur web-khankah overblog
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