--- L`I`tikaf (11)
A l'approche de la dernière décade du mois de Ramadhân, je vous propose de lire l'article suivant pour mieux comprendre une des actions à laquelle le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) tenait tant : l'I'tikâf.
Cet article est disponible en format pdf. N'hésitez pas à l'imprimer et l'afficher dans vos mosquées!
Parce qu’il est fait durant les dix jours les plus importants de l’année dans lesquels se trouve la nuit qui est " meilleure que mille mois ",
soit l’équivalent de 83 années d’adoration consécutives !
C’est pour trouver cette nuit spéciale (la nuit du destin) que le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) faisait l’I’tikâf et incitait les compagnons (radhia
Allâhou anhoum) à le faire !
Parce que le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) n’a jamais délaissé cette action.
Imâm Zouhri (rahimahoullah) dit : « Le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) faisait beaucoup d’actions en les délaissant parfois mais depuis qu’il émigra à Madinah, il n’a jamais
délaissé l’I’tikâf (des dix derniers jours du Ramadhân) jusqu’à sa mort » .
Il a dit aussi : « Qu'ils sont étonnants ces musulmans ! Il ont abandonné l'I’tikâf alors que le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) n'a jamais délaissé
l’I’tikâf jusqu’à sa mort ».
Tous les ans, il faisait l’I’tikâf les dix derniers jours du Ramadhân. Le dernier Ramadhân qu’il vécut, il resta 20 jours dans l’I’tikâf. Puis, voyant ses épouses "entrer en
compétition" elles aussi pour faire l’I’tikâf, il délaissa l’action les dix derniers jours (exceptionnellement) qu’il remplaça pendant le mois de Chawwâl.
Ce qaza prouve toute l’importance qu’il accordait à cette action.
'-- L`I`tikaf : Les choses qui annulent l' Itikâf : - Les choses répréhensibles pendant l'Itikâf -Quelques règles concernant l'Itikâf L'itikâf de la femme : Conditions l'Itikâf8 bonnes raisons de faire l'I'tikâf
Parce que c’est l’occasion de se consacrer uniquement à Allah et de se dévouer totalement à Lui
en "mettant entre parenthèses" les choses permises telles que le travail, le sommeil, la famille, etc…C’est ce que le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) faisait : il se surpassait dans l’adoration d’Allah comme le précise son épouse Aa-icha (radhia Allâhou anha): « Il se surpassait dans l’effort et "serrait fortement son "izâr" (pièce de tissu utilisée pour se couvrir) » (Cité par Boukhâri dans son Sahih)
D'ailleurs la retraite spirituelle est une habitude des prophètes ('alayhimous salâm). Le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) lui même se retirait dans la grotte de Hira à la veille de sa prophétie pour se consacrer à la réflexion sur les bienfaits d'Allah ! Allâma Ibnou Qayyim (rahimahoullah), en expliquant la signification et "l’esprit" de l’I’tikâf, écrit que son but réel est de détourner le cœur de toute chose excepté Allah et de se rapprocher de Lui, établissant un réel contact spirituel avec le Créateur. Tous les liens avec ce monde sont ainsi coupés dans le but d’obtenir l’attention d’Allah et toutes les pensées mondaines sont remplacées par le zikr d’Allah ; et à la place de l’amour pour les créatures apparaît en nous l’amour d’Allah, cet amour qui nous sera utile dans la solitude de la tombe, en ce jour où il n’y aura personne à part Lui pour nous réconforter ni pour nous bercer le cœur ; et si ce cœur est déjà attaché à Allah alors qui peut dire avec quel plaisir nous passerons ce laps de temps ! (Fadhâ-ilé Ramadhân pg.74)
Parce que le mou'takif apprend le "Ikhlâss" (la sincérité dans l'action) dans son adoration.
Hassan Basri (rahimahoullah) a dit : " Je n'ai pas vu quelque chose de meilleure que la solitude pour apprendre la sincérité. Celui qui aime la solitude s'est accroché à la branche de la sincérité ".
Parce que la masdjid est le refuge de tout homme pieux.
C'est le lieu qui est le plus aimé d'Allah sur terre (d'après un hadith hassan cité par Tabrâni dans son Kabîr) et comme le décrit le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), c'est la maison du croyant ! (Cité par Abou Nou'aim, hadith hassan)
Il a dit aussi : " La masdjid est le refuge de tout homme pieux. Allah a promis à celui qui y fait sa retraite de lui accorder sérénité et miséricorde, de le faire traverser le Sirat (pont jeté sur l'Enfer) pour le faire parvenir à Sa grâce au Paradis " (Cité par Tirmidhi dans son Sounan)
Le mou'takif a, pendant toute la durée de son I'tikâf, des voisins nobles: ce sont les anges, qui sont des créatures totalement soumises à l'Ordre d'Allah et constamment en adoration. Celui qui a de tels voisins se retrouvera certainement imprégné de leurs qualités !
Parce que le mou'takif a l'unique chance de recevoir la récompense de 12 Hadj et 12 Oumra !
Le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) dit : "Celui qui fait dix jours de I’tikâf pendant le Ramadhân, il sera inscrit (à son compte) la récompense de deux Hadj et deux Oumra"
(Cité par Allâma Cha'râni dans Kachfoul Ghoummah, voir Fadhâ-ilé Ramadhân pg.80)
Quand à la récompense des dix Hadj et dix Oumra restants, rappelons-nous des paroles du prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) :"Celui qui a lu la salah de Fadjr en congrégation et ensuite
reste assis et fait le Dhikr (d'Allah) jusqu'au lever du soleil, ensuite accomplit deux rak'âtes, il sera inscrit (à son compte) la récompense d'un Hadj et d'un
Oumra complet, complet, complet ". (Cité par Tirmidhi dans son Sounan, hadith hassan)
Parce que les promesses de récompenses liées aux actions possibles pendant l'I’tikâf sont énormes !
Parce que le mou’takif a une chance unique de rester éloigné des péchés et de recevoir les récompenses des bonnes œuvres qu’il ne peut pas
accomplir à cause du ‘I’tikâf.
Expliquant les vertus du I’tikâf, le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit : « Il (le Mou'takif) se protège des péchés et est
inscrit (à son compte) les récompenses (des bonnes actions qu’il ne peut faire en état d’I’tikâf) comme celui qui les a pratiquées (Cité par Ibnou Mâdjah
dans son Sounan, pg.127)
A travers ce hadith, deux grands bienfaits du I’tikâf sont exposés :
• La protection des péchés :
Il est facile de comprendre que lorsque l’être humain est en contact quotidien avec autrui, il arrive que dans les paroles échangées, il y a ce qui est permis et ce qui est répréhensible : ainsi, le mensonge, la médisance, la calomnie ainsi que d’autres péchés sont commis. Même si l’homme a la volonté de s’en protéger, l’effet de l’environnement joue un rôle prépondérant sur lui.
En restant dans la mosquée, le musulman se met dans une position idéale pour rester éloigné de tout péché de ce genre.
• L’obtention de récompenses sans faire certaines bonnes oeuvres :
Etant dans la mosquée, on est l’invité d’Allah ; et un hôte généreux honore toujours son invité !
En vérité, le Très-Miséricordieux recherche des prétextes pour faire don au serviteur. On comprend donc que les récompenses sont déjà destinées mais Allah Crée des occasions favorables à l’obtention de ces récompenses.
Le Mou’takif ne pouvant pas faire certaines bonnes œuvres (s'occuper de sa famille, visite au malade, salah djanâzah, etc…) uniquement parce qu’il est confiné dans la mosquée, il ne faut pas qu’il pense qu’il est privé de toutes ces actions à cause de son I’tikâf. Ainsi, Allah lui a déjà Destiné les récompenses de toutes ces actions.
Quelle chance pour le mou’takif ! Il est fort possible que s’il n’avait pas fait son I’tikâf, il n’aurait pas eu l’occasion de faire autant de bonnes œuvres.
Celui qui souhaite faire l’I’tikâf doit donc penser au gain énorme, chaque seconde de ces dix jours étant récompensée pleinement !
--- L`I`tikaf (11)
| Écrit par Mufti Louqman Ingar |
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Nous vous proposons d'écouter le sermon du vendredi 28 septembre 2007 de Mufti Louqman Ingar. |
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Masla : Si le mou’takif est sorti pour les nécessités (religieuses ou naturelles) et qu’il profite de la sortie pour accomplir un Ibaadah, il sera alors permis de le faire.
Par exemple, en revenant des toilettes et après avoir fais ses ablutions, la salah djanâzah est sur le point d’être lue, il lui sera permis de se joindre à la Djamâ’ah. Mais il n’est pas permis de sortir uniquement pour faire ces Ibaadah.
Masla : Si le mou’takif quitte la masdjid involontairement, et qu’immédiatement ou quelques instants plus tard il y retourne après s’être rappelé qu’il était en état d’I’tikâf, son I’tikâf sera annulé mais il ne sera pas fautif devant Allah.
Masla : S’il arrivé au mou’takif d’avoir une « pollution nocturne » durant son sommeil, il devra à son réveil faire le tayammoum. Pour cela, il est conseillé de garder une brique avec soi. Il prendra ensuite le ghousl. (Il fera le tayammoum immédiatement à son réveil car il n’est pas permis de rester en état de grande impureté dans la masdjid) (Masâ-ilé I’tikâf de Mufti Raf’at Qâsimi pg.80)
Masla : Il n’est pas permis de sortir de l’enceinte de la djmâte khâna pour prendre un bain « rafraîchissant ».
Masla : Il est permis au mou’takif de couper sa moustache, ses ongles, de peigner ses cheveux etc… mais il devra faire attention à ne pas laisser tomber aucun cheveux, ni poil ni ongle dans la masdjid. S’il met de l’huile de ses cheveux, le sol et les murs de la masdjid doivent être préservés. Il est donc souhaitable de faire le maximum des ses choses avant d’entrer dans l’I’tikâf afin de ne pas s’y occuper pendant la période de l’ I’tikâf.
source: islam-reunion
Les choses qui annulent l’ I’tikâf :
1. De sortir de l’enceinte du djamâte khâna sans
¨ nécessité religieuse (exemple de la nécessité religieuse : sortir pour accomplir la salah de Djoum’ah si dans l’endroit ou il fait l’I’tikâf, le Djoum’ah n’est pas lu),
¨ ou nécessités naturelles (aller aux toilettes, prendre un bain), que ce soit le jour ou la nuit, volontairement ou involontairement, même si n’est que la durée d’une minute.
2. De s’arrêter un moment pour faire autre chose pendant les sorties nécessaires. Par exemple, de s’arrêter pour parler après avoir fais ses ablutions ou en revenant des toilettes. Mais si on parle en marchant sans s’arrêter, cela n’annulera pas l’I’tikâf.
3. De quitter l’enceinte du djamâte khâna pour raison de maladie grave. Mais le mou’takif ne sera pas fautif devant Allah.
4. De sortir de l’enceinte du djamâte khâna pour se protéger d’un incendie ou autre qui est en rapport avec le bâtiment de la masdjid. Là aussi, il ne sera pas fautif devant Allah.
5. De quitter l’enceinte du djamâte khâna pour se réchauffer en hiver ou pour se mettre à l’ombre en été.
6. De sortir pour se laver les mains, se nettoyer les narines, ou de faire ses ablutions. Par contre, on peut mettre uniquement les mains et la tête en dehors de la masdjid. Ainsi, une organisation doit être faite pour que tout cela puisse se faire dans l’enceinte de la djamâte khâna.
7. De rompre volontairement son jeûne pendant la journée ; Par contre si on a mangé ou bu involontairement, le jeûne ne sera pas annulé et par conséquent, l’I’tikâf non plus.
8. De tomber sans connaissance ou d’être sous l’emprise de la folie et de rester dans cet état pendant plus d’une journée et une nuit.
Les choses répréhensibles pendant l’I’tikâf
1. De rester totalement silencieux et de le considérer comme un ibâdah est makrouh tahîmi ; si on reste silencieux sans considérer cela comme ibâdah, il ne sera pas makrouh.
2. Il n’est pas permis de lire, de dire et d’écouter des récits mensongers et des magazines contraires à la morale. Il est makrouh de lire les journaux.
3. Il est makrouh d’inviter autrui pour parler des choses permises. Il faut éviter de parler des choses permises mais qui sont sans intérêt
4. Il est interdit de parler des choses mondaines, de mentir, de médire, de calomnier. Bref, causer du tord à autrui est interdit en temps normal mais le péché est pire quand il est fait dans la mosquée.
5. Il n’est pas permis d'amener des marchandises dans la mosquée et d'y conclure des contrats de vente. Il est makrouh de parler du commerce sans grande nécessité.
6. Se raser la barbe est un péché. Il est plus grave en état d’I’tikâf.
7. Il n’est pas permis de faire une activité rémunérée, qu’elle soit mondaine ou religieuse.
islam-reunion
Quelques étiquettes du I’tikâf :
1. Les salahs fardhs doivent être observées avec une attention particulière (c'est-à-dire avec Djamâ’ah et en veillant à ne pas manquer le 1er saff).
2. Il est souhaitable que le mou’takif consacre la majeure partie de son temps à la récitation du Qour’aan car c’est durant cette dernière décade qu’il fût révélé au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Ainsi, passer le maximum de son temps à le lire lui sera bénéfique.
Il est conseillé aussi de réfléchir sur les versets du Qour’aan : Cela peut se faire aisément en se joignant à un cercle d’étude qui se fait dans la mosquée ou en demandant des explications aux ‘oulama. On peut aussi se munir d’une traduction du Qour’aan.
3. Il est conseillé de se souvenir d’Allah -Dhikr, de faire des invocations –Du’a, de remplacer –Qaza- les salah manquées par le passé, d’accomplir régulièrement les salah surérogatoires –nafl dont les vertus ont été cités dans les hadiths (Salâtoul Ichrâq, Salâtoul Awwâbine, Salâtoud Dhou-ha, Salâtout Tawbah, Salâtout Tahâdjoud, Salâtout Tasbih, Tahiyyâtoul Masdjid).
4. Il est conseillé de rester éveillé une partie de la nuit durant ces dix jours (pas seulement la 27ème nuit) pour faire l’adoration d’Allah et rechercher les récompenses de la nuit du destin durant les nuits impaires. Bref, il est sounnah de faire plus d’effort que d’habitude, de se surpasser pour faire plaisir à Allah car c’était l’habitude du prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) d’agir ainsi.
source: islam-reunion
| Quelques règles concernant l’I’tikâf | |
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Question : Je souhaiterais savoir s’il existe un dossier sur votre site concernant l’I’tikâf des 10 derniers jours du Ramadhân (les vertus, ce qu’il est permis de faire, ce qui n’est pas autorisé, les maslahs…). Sinon pourriez-vous me transmettre un maximum d’informations à ce sujet s’il vous plait ?
Réponse : Pour ce qui est des vertus liées à l’I’tikâf, l’article 8 bonnes raisons de faire l’i’tikâf est publié sur notre site. Concernant les règles liées à cette action, voiçi ci-dessous quelques points qui sont utiles à retenir pour toute personne souhaitant faire l’I’tikâf :
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| source: islam-reunion |
| Écrit par Bilal | |
| 02-10-2007 | |
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L’itikâf de la femme : La femme peut faire l'Itikâf chez elle. C'est un moyen facile de mettre en pratique une sounnah et de recevoir d'énormes récompenses tout en restant chez elle, sans difficulté. Un de ses mérites est de libérer le cœur des affaires de ce monde et de s'en remettre au Souverain, tout en Lui rendant un culte continu dans Sa demeure et de se mettre sous Sa Protection. Les épouses du Prophète sallallâhou 'alayhi wa sallam) faisaient l'I'tikâf chez elles. (Maa'rifoul hadith)
Masla : Si les règles d’une femme arrive pendant la période d’I’tikâf, elle devra quitter son I’tikâf et elle remplacera par la suite le jour ou elle a rompu son i’tikâf. Si ce Qaza peut se faire pendant le Ramadhân, elle le fera, sinon, elle remplacera un jour après le mois de Ramadhân et gardera donc un jour de jeûne (car l’I’tikâf ne peut être fait sans garder le jeûne) (behesti zeywar vol.3, pg.22)
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| Quelques règles concernant l’I’tikâf | |
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Les conditions pour l’I’tikâf :
Note :
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Différents Récitateurs
Affichage Français / Arabe
Traduction Multi-Langue
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Flash Islam 1.doc
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adam1 (VOICE005.MP3)
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mw chawkat nikah2.mp3
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