N'oubliez pas

Oudhiyah-sacrifice

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Introduction : C’est un grand sawab de faire le Qourbâni.

Notre Prophète ( ! )  a dit : Pendant les jours de   Qourbâni, rien n’est plus cher à Allah que  le qourbâni (sacrifice animaux). Pendant ces jours c’est l’action qui a le plus de valeur auprès        d’Allah Ta’ala. Avant que le sang de l’animal offert Qourbâni ne touche le sol, le Qourbâni est accepté par Allah ; pour ces raisons, il est recom-mandé de faire le Qourbâni de grand cœur.

Notre Prophète ( ! )  a dit : On obtient un ‘néki’ (une récompense) pour chaque poil de l’animal offert en Qourbâni. Si vous prenez soin de compter les poils qui se trouvent sur un mouton, il vous faudra une journée entière et c’est certain que vous ne finirez pas de les compter ; donc un vrai croyant, même si le Qourbâni n’est pas waadjib récompenses, car c’est une belle occasion pour avoir des sawaabs très facilement. Et si Allah nous a donné des richesses, il est bon, comme on fait le Qourbâni de notre part, de le faire aussi de la part de nos parents qui ont déjà quitté ce monde ainsi que pour notre Prophète ( ! )  et ses épouses vertueuses pour qu’ils bénéficient aussi de ces grands sawaabs.

Si on n’a pas les moyens d’offrir de leur part, il faut le faire obligatoirement de notre part, car pour les personnes qui ont les moyens, le Qourbâni est waadjib. Si on le néglige alors on est vraiment malchanceux, on sera privé de sawaabs et on sera d’autre part gounéhgâr (pêcheur).

 

Masla 1  La personne sur qui le Sadqa-è-Fitr est waadjib, le Qourbâni est aussi waadjib sur lui. Et si quelqu’un ne possède pas la qualité des biens (c’est à dire des effets en plus dont la valeur est égale ou supérieure à celle du niçab d’or ou d’argent) sur laquelle le Sadqa è fitr est waadjid, le Qourbâni n’est pas waadjib sur lui ; cependant s’il le fait, il obtiendra de grandes récompenses (sawwaabs).

 

Masla 2  Le Qourbâni n’est pas waadjib sur les voyageurs (« Moussafirs »).

 

Masla 3  La période de Qourbâni commence à partir du jour de Idoul  Idha, c’est à dire le 10è Zil Hadj et se termine au 12è Zil Hadj avant le coucher du soleil ; on peut faire le Qourbâni, pendant n’importe lequel de ces 3 jours, mais le meilleur jour de faire le Qourbâni , c’est le jour de Idoul Adha : le 10è Zil Hadj, puis le 11 et ensuite le 12è Zil Hadj avant le coucher du soleil.

 

Masla 4  Pour les gens qui habitent la ville, il est interdit de faire le Qourbâni avant la salah de l’Ide, mais ceux qui habitent les villages peuvent le faire après le namaz Fadjar.

 

Masla 5 Il est permis de faire le Qourbâni du 10è Zil Hadj jusqu’au 12è Zil Hadj, la journée ou la nuit, mais il n’est pas recommandé de faire le Qourbâni la nuit, car on risque de ne pas couper une veine et le Qourbâni ne serait pas valable.

 

Masla 6 Il est préférable (moustahab) d’égorger l’animal de Qourbâni soi-même, si on ne peut pas le faire, une autre personne peut l’égorger à notre place, mais il est bon de se tenir debout devant l’animal. Si la femme ne peut pas venir devant l’animal à cause des étrangers (non-mahram) qui sont là, cela ne fait rien.

 

Masla 7 Il n’est pas obligatoire de faire le niyyate verbalement et de lire le doa, il suffit de penser dans le cœur « Je fais le Qourbâni » et passer le couteau sur la gorge de l’animal en lisant « Bismillahi Allahou Akbar », le Qourbâni sera valable. Toutefois si on connaît le doa par cœur il est préférable de le lire.

 

Masla 8  Il est Waadjib de faire le Qourbâni uniquement de notre part, il n’est pas waadjib de le faire de la part de ses enfants. Même si l’enfant non bâlidh est riche, il n’est pas waadjib de faire le Qourbâni de sa part, que ce soit avec son argent ou avec notre argent. Si quelqu’un a fait le Qourbâni de la part de l’enfant, ce sera un  Qourbâni nafil, mais il faut le faire avec notre argent, pas avec le sien.

 

Masla 9  Les animaux qui peuvent être offert en  Qourbâni sont : Bouc, Chèvre, Mouton, Bœuf, Vache, Buffle, Chameau.

Il n’est pas permis d’offrir d’autres animaux en  Qourbâni.

 

Masla 10  Sept personnes peuvent s’associer pour faire le Qourbâni d’un bœuf, buffle ou chameau à condition qu’aucune part ne soit inférieure à 1/7. Si la part d’un associé est inférieur à 1/7, alors le Qourbâni de toutes les associés ne sera pas valable que ce soit celui dont la part est inférieure au 1/7 ou ceux dont la part est égale à 1/7.

 

Masla 11  Si moins de 7 personnes s’associent pour le Qourbâni d’un bœuf (par exemple 5 ou 6 personnes se sont associées) et que toutes les parts sont égales, le Qourbâni de tous les associés sera valable. Mais s’il y a 8 personnes, le Qourbâni d’aucun des associés ne sera valable.

 

Masla 12  Si en achetant un bœuf pour le Qourbâni, on a fait le niyyate que si on trouve quelqu’un qui veut s’associer, on l’acceptera, ensuite quelques personne se sont associées, le Qourbâni sera valable.

Mais si en achetant le bœuf on n’avait pas l’intention d’associer quiconque, on avait l’intention de faire le Qourbâni du bœuf en entier

de notre part, dans ce cas, il  est préférable  de ne

pas accepter personne comme associé. Toutefois si on a associé quelqu’un, il faut voir si celui qui avait acheté le bœuf est riche, c’est à dire le Qourbâni était waadjib sur lui, dans ce cas, le Qourbâni est valable et s’il est pauvre (c’est à dire si celui qui avait acheté le bœuf est pauvre) le Qourbâni ne sera pas valable.

 

Masla 13 Lorsque 7 personnes se sont associées pour le Qourbâni d’un bœuf, il faut que le partage de la viande soit juste, il ne faut pas partager de façon approximative, mais il faut peser la part de chacun, car si le partage n’est pas égal, ce sera l’usure qui est un grand péché.

Si quelqu’un a gagné la tête, les pattes, la peau et moins de viande que les autres, c’est juste si le poids est égal à la part des autres ; mais s’il a gagné même quantité de viande que les autres et en plus, il a eu les pattes, ce sera l’usure qui est un grand péché.

 

Masla 14 Le cabri doit avoir 1 an pour que le Qourbâni soit valable, si c’est moins d’un an, il ne sera pas valable.

Le bœuf et le buffle doivent avoir 2 ans pour que

le Qourbâni soit valable, s’ils ont moins de 2 ans, il ne sera pas valable.

Le chameau  doit avoir 5 ans pour que le Qourbâni soit valable, s’il a moins de 5 ans il ne sera pas valable.

Le mouton qui est bien gros et que si on le mélange avec le troupeau de mouton d’un an, on ne peut pas faire la différence parce qu’ils ressemblent à ceux qui ont un ans, dans ce cas même s’il est âgé de 6 mois, on peut l’offrir en Qourbâni ; mais s’il n’est pas si gros, il faut alors avoir un ans.

 

Masla 15 Il n’est pas permis d’offrir en  Qourbâni, un animal aveugle ou borgne ou qui a perdu le 1/3 de sa vue ou plus, ou un animal dont le 1/3 de l’oreille ou plus a été coupé ou le 1/3 de la queue ou plus a été coupée.

 

Masla 16 Il n’est pas permis d’offrir en Qourbâni un animal qui ne marche qu’avec ses trois pattes, ne pouvant pas se servir de la quatrième patte pour marcher ; mais en marchant, il pose la quatrième patte aussi sur le sol et il s’appuie un peu dessus pour marcher mais il boite, dans ce cas le Qourbâni de cet animal est valable.

 

Masla 17 On ne peut pas offrir en Qourbâni un animal si maigre qui n’as que la peau et les os. Mais si l’animal n’est pas si maigre, il a un peu de chair, on peut l’offrir en Qourbâni, toutefois, il est préférable de faire le Qourbâni d’un animal bien gros.

 

Masla 18 Il n’est pas permis de faire le Qourbâni d’un animal qui n’a plus de dents. En revanche si les dents existantes sont supérieures aux dents tombées, en ce cas, il est autorisé de l’offrir en Qourbâni.

 

Masla 19 Il n’est pas permis d’offrir en Qourbâni un animal qui n’a pas d’oreilles depuis sa naissance, mais il est permis de faire le Qourbâni d’un animal qui a de petites oreilles.

 

Masla 20 Il est permis d’offrir en Qourbâni un animal qui n’a pas de cornes depuis sa naissance ou que ses cornes sont cassées, mais si les cornes sont arrachées de leurs racines, en ce cas il n’est pas permis de l’offrir en Qourbâni.

 

Masla 21 Il est permis d’offrir en Qourbâni un animal (mouton, cabri, bœuf…) châtré. Il est aussi permis d’offrir en Qourbâni un animal qui a des démangeaisons, mais n’est pas permis d’offrir en Qourbâni l’animal qui a maigri par cette maladie.

 

Masla 22 On peut consommer la viande de Qourbâni et la distribuer à notre famille, aux pauvres, et aux nécessiteux, mais c’est préférable de distribuer 1/3 au minimum aux pauvres, pas moins d’1/3, si toutefois quelqu’un a distribué moins d’ 1/3, ce n’est pas un gounah (pêché).

 

Masla 23 Il est recommandé de faire Kheïrate (l’aumône) de la peau de l’animal du Qourbâni ou de vendre la peau et de donner en aumône la somme obtenue par la vente aux personnes pauvres qui méritent le Zakate. Il faut faire Kheïrate du même argent obtenu par la vente de la peau. Si on a dépensé l’argent obtenu et on a donné son équivalent de notre propre argent, il sera valable mais c’est mauvais de faire ainsi.

 

Masla 24 Il n’est pas permis d’utiliser l’argent obtenu par la vente de la peau du Qourbâni pour la restauration d’un Masdjid ou pour une œuvre de bienfaisance. Il faut absolument faire Kheïrate de cette somme aux pauvres.

 

 Masla 25 On peut garder la peau de l’animal du Qourbâni pour notre propre usage, d’en faire une outre ou un moussallah ctc.

 

Masla 26 Le Qourbâni n’est pas wadjib sur quelqu’un mais il a acheté un animal avec le niyyate de faire le Qourbâni, il sera wadjib pour lui d’offrir cet animal en Qourbâni.

 

Masla 27 Le Qourbâni était waadjib sur quelqu’un mais il ne l’a pas fait pendant les trois jours de Qourbâni (10è, 11è, et 12è Zil Hadj), il lui faudra donc faire Kheïrate d’une somme d’argent équivalente à la valeur d’un cabri ou d’un mouton. S’il avait déjà acheté un cabri il doit le donner en Kheïrate.

 

Masla 28 Si quelqu’un a fait un vœu de Qourbâni puis son vœu s’est réalisé, il lui sera waadjib de faire le Qourbâni, qu’il soit riche ou pauvre. La viande de l’animal doit être totalement distribuée aux pauvres. Il n’a pas le droit de la consommer ou d’offrir aux gens riches ; s’il a consommé ou a donné aux gens riches, il doit faire Kheïrate d’une somme d’argent équivalente à la quantité donnée.

 

Masla 29 Si de notre propre gré, on a fait un Qourbâni pour le sawaab d’un mort, en ce cas on peut consommer et distribuer la viande de Qourbâni, comme on fait un Qourbâni pour soi.

 

Masla 30  Si le Qourbâni a été accompli pour respecter le Wassiyate (testament) de quelqu’un qui est mort et qu’on a utilisé l’argent du défunt, alors il est waadjib de donner toute la viande aux pauvres en Sadqa.

 

Masla 31 Il est waadjib de lire le Takbir è Tachriq tout de suite après la Salah Faraz depuis le 9 Zil Hadj après la Salah Fadjr jusqu’au 13 Zil Hadj après la Salah Assr (soit 23 Salah), aussi bien à l’homme qu’à la femme mais celle- ci le lira à voix basse.

 

  source: Mufti Iliasse Lala

Écrit par Mufti Iliasse Lala 


“Ni leur chairs ni leurs sangs n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint de votre part c’est la piété. Ainsi vous les a-t-Il assujettis afin que vous proclamiez la grandeur d’Allah, pour vous avoir mis sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants”.(S:22/V:37)

“Ibrahim  (Paix soit sut lui)  offrit le sacrifice de son fils Ismaïl  (Paix soit sur lui)  sous les ordres d’Allah.

Le Saint Qouran fait mention par quelques versets au sujet du sacrifice,  Allah dit:

“Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon(Ismail) longanime”.

“Puis quand celui-çi fut en âge de l’accompagner, (Ibrahim) dit: “ O mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses”. (Ismail) dit: “O mon père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants”.

“Puis  quand tous deux se furent soumis à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front,”

“Voilà que Nous l’appelâmes “Ibrahim!”

“Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompenserons les bienfaisants”.

“C’était là certes, l’épreuve manifeste”.

“Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse.”(S:37/V:101à107) 

 

 

Qourbani.

 

“Sacrifice de Ibrahim  (Paix soit sur lui)  qui fut pratiqué par le Prophète Mouhammad (Paix et bénédiction soient sur lui) et qui fut rendu obligatoire (Wâdjib) aux musulmans qui ont les moyens”. Plusieurs Hadice qui sont rapportés par des Sahaba (RA) à ce sujet nous montre clairement l’importance du Qourbani mais nous essaierons de donner un aperçu des différents aspects de cet acte de dévotion.

 

 

Sur qui le Qourbani est Wâdjib (obligatoire).

 

Le Qourbani est Wâdjib sur une personne qui s’acquitte de la Sadqatoul-Fitr doit observer le sacrifice. S’il y a un mineur au sein de la famille et qu’il est riche, il n’est pas nécessaire de faire le Qourbani pour lui en se servant soi de sa propre richesse ou celle du mineur. En tout cas si le Qourbani est fait pour le mineur, l’on ne doit pas puiser de l’argent de sa richesse. Un tel sacrifice sera considéré comme nafil.

 

 

Quand faut-il faire le Qourbani ?

 

Le Qourbani se fait le 10ème, 11ème et 12 ème jour du mois de Zoul-Hidjah. Mais il est recommandé d’accomplir le Qourbani le 10 ème Zoul-Hidjah après la Salah de Ide.

 

 

Les règles à observer.

 

Il est préférable que l’on sacrifie l’animal de ses propres mains. Si quelqu’un ne sait s’y prendre, il peut permettre à quelqu’un d’autre de le faire à sa place.

Il est recommandé d’être présent au moment du sacrifice. Cela s’applique également aux femmes lesquelles doivent conserver le voile, pardah.

Sept personnes peuvent s’associer pour faire le sacrifice. Mais à condition que la part de l’une d’elle ne soit pas moins de 1/7 de l’animal sacrifié. L’intention des sept personnes doit être de Qourbani ou de Aqîqa. Si la part d’un des associés est moins de 1/7, le Qourbani des six autres ne sera pas accepté. Si les sept personnes s’associent, il n’est pas permis à une d’entre elle de faire le partage, selon sa décision. La viande doit être pesée et divisée équitablement. C’est un péché de prendre plus que ce que l’on doit recevoir. La meilleure chose est que tout le monde reçoive une part égale.

Le cabri acheté pour le Qourbani doit être âgé d’un an ou plus. Dans le cas contraire, le sacrifice ne sera pas valable. Le taureau acheté pour le sacrifice doit être âgé de deux ans ou plus.

Si un mouton avec une queue touffue est âgé de moins d’un an, mais qu’il soit si gras qu’on n’arrive pas à le distinguer parmi ceux âgés d’un an, un tel mouton sera accepté pour le sacrifice.

Si un animal est aveugle ou borgne ou qu’il marche sur trois pattes ou qu’il a perdu 1/3 de sa vue ou plus, ou 1/3 de sa queue est coupée, un tel animal ne sera pas accepté pour le sacrifice.

Un animal est si handicapé qu’il marche sur trois pattes, la quatrième patte n’étant pas posée à terre. Si en marchant, il reçoit quelque support de cette patte mais boîte quand même, alors le Qourbani sera valable.

Une bête est si maigre qu’il ne reste pas de moelle dans les os, ne sera pas valable pour le sacrifice. D’autre part, si un animal n’est pas aussi maigre, il n’y a pas de mal en le sacrifiant. Toujours est-il préférable de sacrifier une bête grasse.

Il est incorrect de sacrifier un animal qui a perdu toutes ses dents. Mais s’il lui en reste, il sera considéré valable pour le sacrifice.

Le sacrifice d’une bête qui n’a pas d’oreilles depuis sa naissance n’est pas valable. Mais s’il a de petites oreilles, le Qourbani sera correct.

Si un animal n’a pas de cornes ou les cornes sont cassées en partie, le Qourbani sera accepté. Si les cornes sont cassées à moins d’un tiers des racines, le sacrifice ne sera pas correct.

Si après l’achat d’un animal pour le sacrifice, on constate qu’il y a quelque défaut qui rend le sacrifice inacceptable, un autre animal doit être acheté et sacrifié.

 

Comment procéder au Qourbani ?

 

Il est recommandé à la personne qui a l'intention de faire le Qourbani de ne pas se raser ou couper les cheveux, tailler ses ongles du 1er jour de Zoul-Hidjah jusqu'au Qourbani. Il est d'ailleurs aussi recommandé à la personne concernée par le Qourbani de rester en état de jeûne(SANS MANGER, NI BOIRE) du réveil du matin jusqu'après le Qourbani et de manger un morceau de viande de la bête sacrifiée pour rompre son jeûne si cela est possible.

Avant le Qourbani, il faut donner à manger et boire à l'animal.

Il faut utiliser un couteau bien aiguisé pour ne pas causer de souffrance à l'animal durant l’immolation. On ne doit pas aiguiser un couteau devant l'animal.

Celui qui tue l'animal ne doit pas couper plus que quatre veines de son cou. C'est suffisant de couper 3 veines de l'animal. Aussi il n’est pas permis de piquer la moelle épinière.

Après l’immolation, il ne faut pas éplucher la peau ou couper d'autres parties du corps de l'animal aussi longtemps que celui-ci n'est pas complètement mort.

Avant de passer le couteau sur le cou de l'animal pour l'abattage, celui qui fait l’immolation se met debout en ayant la figure tournée en direction de la Kaaba et lit le Douah suivant:

"Inni wadjahtou wadj hiya lillazi fatarassamâwâti wal arda hanifa wamâ ana minal mouchrikîne.

“Inna swalâti wa nousouki wa mah yâya wa mamâti lillahi rabbil âlamîne.” “Lâ charîka la hou wa bizâlika oumirtou wa ana minal mouslimîne”.

Traduction: “Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a crée (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés.”(S:6/V:79)

“Dis: En vérité, ma Salah, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers.(S:6/V:162)

A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre.”(S:6/V:163)

L'animal est allongé au sol, sur son côté gauche de façon à ce que son museau soit face au Quiblah et la personne qui va  accomplir l’immolation doit poser son pied droit sur l'épaule de l'animal et elle dit :”Oh Allah, ceci est pour toi et il vient de toi Au nom d'Allah le Très Grand”.

En disant ces mots, la personne fait le Halal de l'animal en coupant les veines du cou de la bête. Tout de suite, pendant l’immolation, ceux qui sont présents récitent le Takbîr. Si une personne fait son propre Qourbani, il dit :

“Allahoumma Taqab Bal minni Kammâ Taqabbalta Mine Habîbika  Mouhammadin wa Khalîlika Ibrahima alayhimas salam”

Traduction: “Oh Allah ! Accepte (cela) de moi. Comme tu as accepté (celui) de ton Bien-Aimé (Prophète) Mouhammad (Paix et bénédiction soient sur lui)  et (celui) de ton cher ami Ibrahim (Paix soit sur lui)  .”

Et si une personne fait l‘immolation de l’animal de quelqu'un d'autre, il ne dit pas “minnî” mais il dit “mine” (...) et il cite les noms des personnes qui ont pris part au Qourbani.

 

 

Concernant la viande provenant du Qourbani.

 

La personne à l'intention de laquelle le Qourbani a été fait, a le droit de manger la viande et d'en faire aussi manger aux croyants. C'est préférable de diviser la viande en trois parties: pour les pauvres, pour les parents, voisins et amis, pour sa propre consommation. Il est recommandé de distribuer la viande provenant du Qourbani aux musulmans, surtout aux pauvres. La viande provenant du Aqîqah ou du Qourbani n'est pas commun, c'est un acte d'adoration.

sacrifice - ismail — 2 tracks


Le sacrifice rituel : un symbole religieux !


L'acte de sacrifier des animaux au nom de Dieu, appelé Oud-hiya en arabe fait parti des symboles –chi'ar- de certaines religions et plus particulièrement de l'Islam. On retrouve ainsi cet acte chez les peuples précédents qui attachaient un soin particulier à son accomplissement. Le Qour'aan dit : "Et Nous avons institué dans chaque communauté le sacrifice"

Respecter les symboles de la religion est une preuve de "la piété des cœurs" précise encore Allah dans le Qour'aan. A propos de ce verset, il est intéressant d'expliquer les termes "respecter les symboles" :

Les exégèses sont unanimes pour dire que les symboles auxquels il est fait allusion sont les animaux destinés au sacrifice rituel et les respecter veut dire accomplir l'acte de sacrifice par amour pour Dieu et avec envie de le faire du mieux possible; c'est la raison pour laquelle certains hadiths parlent de bien traiter l'animal, de bien le nourrir et l'engraisser, d'éprouver de l'affection à son égard, etc…

 Le récit du sacrifice de Ibrahîm alayhis salam avec son fils Isma-il alayhis salam est le symbole incontesté et l'exemple parfait de l'amour incommensurable d'un serviteur envers son Créateur; Ibrahîm alayhis salam étant le père des prophètes.

Son sacrifice a été à juste titre intronisé dans la Chari'ah du prophète Mouhammad sallallâhou 'alayhi wa sallam à titre d'acte sounnah (faisant référence à l'action du Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qui le fit régulièrement durant les 10 ans passées à Madina) et juridiquement désigné comme "acte obligatoire" (wâdjib) sur "tout musulman(e) pubère, libre, sain d'esprit, non voyageur et sur qui la Sadaqatoul Fitr est wâdjib".

Cette "obligation" repose essentiellement sur le verset suivant : "Accomplis la salah (pour ton Seigneur) et égorges (wan har)". (Sourate 106 - verset 2)


"
Wan har" signifie égorge les animaux le jour de Nahr, qui est le 1er jour de sacrifice, le 10ème Dhoul Hijjah (il est permis de sacrifier les animaux destinés au Oud-hiya le 10, 11 et 12 ème Dhoul Hijjah jusqu'au coucher du soleil). Le Prophète sallallâhou 'alayhi wa sallam rappelle l'importance de l'acte du sacrifice en ces jours en précisant qu'il n'y a aucune action plus aimée par Allah en ce jour de 'Eidoul Ad-ha que le sacrifice d'un animal.


Les narrations prophétiques sont suffisamment explicites pour que le musulman prenne conscience du caractère noble du Oud-hiya. "
Celui qui a les moyens et ne fait pas le Oud-hiyah, qu'il ne s'approche pas de notre Mousalla ('Eidgah)" a dit le prophète sallallâhou 'alayhi wa sallam au sujet des personnes négligentes.

Le Mousalla est généralement le lieu où les musulmans se réunissent le matin du jour de Eidoul Ad-ha pour accomplir la Salatoul Eid, exclusive à ce jour. Après la salah, ils partent sacrifier les animaux déstinés au Oud-hiya. Il est donc vraiment décevant que le musulman qui possède les moyens de faire le sacrifice d'animaux vienne accomplir cette salah au Moussalla et ensuite n'accomplit pas son devoir de sacrifice d'animaux.

Le prophète sallallâhou 'alayhi wa sallam lui-même n'a jamais manqué de sacrifier des bêtes chaque année durant son séjour de 10 ans à Madina.

C'est en raison des arguments du Qour'aan et des hadiths que les savants Abou Hanifa et Mâlik rahimahoumoullah sont d'avis que le Oud-hiya est wâdjib. (Voir al mourni vol.11-pg.95 et badâ-i'ous sanâ-i' vol.5-pg.62)

Et ceux qui désignent cet acte comme "sounnah mou-akkadah" ne veulent en aucun cas faire comprendre qu'il est possible de ne pas l'accomplir car le prophète sallallâhou 'alayhi wa sallam lui, ne l'a jamais abandonné.

Et comme le rappelle Allâm Daquiquoul'id rahimahoullah, "il n'a aucune divergence dans le fait que le Oud-hiya est un symbole de l'islam" (Ahkâmoul Ahkâm V.2 / P.110)

 Mawlâna Bilâl Gangat

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islam-reunion

Message à l'occasion de la fête du sacrifice.


Assalâmoualaïkoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh                       

Chers frères et sœurs, Dans un Hadith, il est rapporté du Prophète Mouhammad  (sallallâhou 'alayhi wa sallam)  qu'il a dit en ce sens que, parmi les gens, ceux qui sont les plus éprouvés sont les Prophètes d'Allah (alayhimous salâm), puis ceux qui sont les plus exemplaires ("al amthal") et ainsi de suite... ("Sounan Tirmidhi", "Hadith Hassan Sahîh" - Authentique)

Nous avons justement une manifestation frappante de ces propos du Prophète Mouhammad  (sallallâhou 'alayhi wa sallam)  dans le récit du sacrifice ordonné par Allah à Ibrâhim (‘alayhis salâm).  Dans le présent article, je vous propose un bref rappel concernant ce sacrifice d'Abraham (‘alayhis salâm). Dans un premier temps, Incha Allah, on évoquera très brièvement le déroulement de cette épreuve, puis nous essaierons de voir, dans un second temps, quelques réactions que doit nous inspirer cet acte remarquable et mémorable...

Pour ce qui est du récit, que nous connaissons tous déjà plus ou moins, les sources musulmanes nous le relatent de la façon suivante:

Ibrâhim (‘alayhis salâm), après avoir tenté vainement de convaincre son peuple du rejet de l'idolâtrie et de l'attachement à la reconnaissance de l'unicité d'Allah, va finir par prendre la décision de quitter les siens et d'émigrer vers un lieu où il serait à l'abri des persécutions et où il pourrait s'adonner en toute quiétude et toute sérénité à l'adoration de Son Seigneur. Au moment de son départ, il va demander à Allah de lui accorder une pieuse progéniture. Son invocation est acceptée et il reçoit alors la bonne nouvelle de la naissance future d'un fils longanime ("halîm"), Ismaïl (‘alayhis salâm).

Ibrâhim (‘alayhis salâm) va avoir ainsi son premier enfant, alors qu'il a déjà atteint un âge très avancé (86 ans, selon certains rapports). On peut aisément imaginer, dans ces conditions, quel est l'attachement et l'affection qu'il va éprouver pour ce fils (unique, à ce moment)... C'est en gardant cela à l'esprit que l'on doit à présent considérer le rêve qu'il va faire quelques années plus tard:

Une fois, alors que Ismâïl (‘alayhis salâm) à atteint l'âge où il est mesure d'accompagner et d'assister son père (selon certains, il est alors âgé d'environ 13 ans), ce dernier voit en rêve (selon certaines Traditions citées par l'Imâm Qoutoubi r.a., il semblerait que cela s'est répété durant trois nuits consécutives...) qu'il est en train d'égorger son fils unique. Il comprend alors que c'est là un commandement qu'il reçoit de la part d'Allah:

En effet, le rêve d'un prophète est considéré comme étant toujours véridique ("Rou'yâ Sâdiqah"), et à ce titre, il constitue une Révélation divine ("wahiy") à laquelle le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) est obligé de se soumettre. (Ce point est explicitement mentionné dans un Hadith rapporté par Ibn Abbâs (radhia Allâhou anhou)  et présent dans les "Sounan Tirmidhi"; on trouve également des propos allant en ce sens dans au moins deux narrations du "Sahîh Boukhâri".) 1

Cette injonction que Ibrâhim (‘alayhis salâm)  reçoit à ce moment est une épreuve terrible de la part d'Allah... Il n'hésite néanmoins pas un instant à se soumettre à ce commandement divin, à l'instar de ce qu'il avait déjà fait des années plus tôt, lorsqu'Allah lui avait ordonné de laisser ce même enfant et sa mère dans une plaine aride et déserte (voir à ce sujet le verset 37 de la sourate 14 et le long récit détaillé qui est rapporté du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et qui est présent notamment dans le Sahîh Boukhâri).

Cependant, comme cet ordre divin ne porte pas seulement sur sa personne, mais touche aussi celle de son fils, Ismâïl (‘alayhis salâm), c'est pourquoi il lui fait part de son rêve... 2

C'est alors au tour de Ismâïl (‘alayhis salâm) de manifester l'intensité de sa foi, l'étendue de sa soumission envers Allah et son extraordinaire attachement à réaliser la volonté de son père. Dès qu'il prend connaissance du rêve, il est immédiatement prêt au sacrifice et proclame que, s'il s'agit là de la volonté d'Allah, alors, Incha Allah, il va faire preuve d'endurance.

Le père et le fils se mettent donc en route vers l'endroit où va avoir lieu le sacrifice (en l'occurrence la plaine de Minâ, proche de Makkah, comme cela est rapporté de Moudjâhid r.a., l'élève de Ibnou Abbâs (radhia Allâhou anhou)  ). Arrivé sur place, Ibrâhim (‘alayhis salâm) attache son enfant, suivant en cela la volonté de celui-ci. Après avoir aiguisé la lame, il l'allonge face contre terre (afin de ne pas croiser son regard, ce qui aurait amplifié sa peine- Réf: Propos de Ibn Abbâs (radhia Allâhou anhou), Moudjâhid r.a., Saïd Ibn Djoubaïr r.a. et Adh Dhahâk, cités par Ibné Kathîr dans "Al Bidâya wan Nihâya") et commence à passer le couteau sur son cou.

Certains rapports relatent qu'à ce moment, Allah a empêché à la lame de trancher. D'autres évoquent la matérialisation d'une plaque de cuivre, faisant obstacle entre le couteau et le cou. En tous les cas, ce qui est sûr, c'est qu'Ismâïl (‘alayhis salâm) n'est pas blessé. La révélation divine vient alors apporter à Ibrâhim (‘alayhis salâm) la bonne nouvelle qu'il a passé avec succès l'épreuve et qu'il a bien matérialisé l'ordre donné en rêve. 3 Allah lui ordonne alors d'égorger à la place de son fils un bélier qui est envoyé du paradis (comme cela est rapporté de Ibn Abbâs (radhia Allâhou anhou)  - "Al Bidâya wan Nihâya") en compagnie de Djibräil (‘alayhis salâm). Ibrâhim (‘alayhis salâm) saisit alors l'animal et l'égorge. (Les grandes lignes de ce récit sont évoquées dans le passage suivant du Qour'aane: Sourate 37 / Versets 100 à 110.)

C'est justement ce geste que nous, musulmans, avons reçu l'ordre de faire revivre tous les ans. Dans la jurisprudence islamique, l'emphase est bien mis sur le respect de ce rituel ("oudhiya"), au point où, les savants de l'école hanafite vont même jusqu'à considérer que l'"Oudhiya" est "wâdjib" (nécessaire) (pour celui qui répond aux critères définis).

Néanmoins, il faut bien souligner que le rituel du sacrifice ne se limite pas à égorger un animal, à consommer et à distribuer sa chair... Il ne s'agit pas seulement de reproduire des actes et des gestes physiques de Ibrâhim (‘alayhis salâm), sans s'imprégner des sentiments et du comportement qu'il a témoigné alors. Se soucier uniquement de l'aspect pratique de l'"Oudhiya" reviendrait à faire perdre son âme à cet acte important. En d'autres mots, ce que l'on doit commémorer, c'est aussi bien le geste que l'esprit du sacrifice d'Abraham (‘alayhis salâm). D'où l'importance de considérer les enseignements qui ont été mis en valeurs par les oulémas à partir de ce récit. Dans les lignes suivantes, je ne vais en citer que deux:

La première chose que nous enseigne le sacrifice d'Ibrâhim (‘alayhis salâm), c'est la soumission totale et inconditionnelle face aux commandements divins. En effet, Ibrahim (‘alayhis salâm) n'a, à aucun moment, cherché à se défiler face à ce qui lui avait été ordonné par Son Seigneur. Au contraire, il a manifesté une obéissance sans faille. Le message pour nous est clair: A partir du moment où nous avons foi en Allah, que nous Le reconnaissons avec tous Ses Attributs de perfection (entre autres, la Sagesse, la Justice, l'Equité, la Bonté, la Miséricorde, la Toute Puissance, la Propriété Ultime...), lorsque nous nous trouvons face à une obligation venant de Lui, nous n'avons d'autre alternative que mettre en application ce qui nous est ordonné, et ce, avant même de chercher à savoir si on peut trouver une explication "rationnelle" pour cette injonction divine. (Dans l'absolu, il est évident que tout commandement divin est porteur de Sagesse, étant donné qu'Allah est "Al Hakîm", le Sage par Excellence. Mais à notre niveau, avec nos facultés rationnelles et nos capacités de déduction et de perception si limitées, il serait vraiment prétentieux (et le terme est faible...) de notre part de conditionner notre soumission à Allah à notre "compréhension"... )

Il est vrai que, de nature, nous sommes animés par le désir profond de comprendre le "pourquoi" des choses en général, et, dans le domaine rituel en particulier, d'adopter une adhésion et une pratique "éclairées" (plutôt qu'un "suivi aveugle"); c'est pour cette raison que les oulémas se sont souvent efforcés de faire ressortir (à partir des références premières elles-mêmes, ou par effort de réflexion) les sagesses et les motivations qui sont liées aux devoirs religieux. Mais il faut être bien clair: Un(e) musulman(e) est avant tout et surtout soumis(e) face Allah. A partir de là, lorsqu'il est face à un ordre divin, s'il arrive à en saisir les motivations et les sagesses qui y sont liées, c'est très bien ("Noûroun 'alâ noûr" - "lumière sur lumière"); mais s'il n'arrive pas à cerner le "pourquoi" de la prescription, cela ne doit en rien influer sa soumission et son obéissance.

 

Le sacrifice d'Ibrâhim (‘alayhis salâm) est également un appel vibrant de "Tawhîd", de la reconnaissance de l'Unicité d'Allah. Le qualificatif d'Ibrâhim donné par le Qour'aane est "Hanîf", qui signifie qu'il s'était détourné de toute autre chose pour se vouer exclusivement à Allah. A tel point qu'il ne tolérait pas que l'amour et l'attachement pour une créature (même s'il s'agit de son fils cher et unique...) dépasse (ou égale) son amour pour Allah. Voilà encore une qualité de Ibrâhim (‘alayhis salâm) de laquelle nous devons nous inspirer profondément. Attention, cela ne signifie pas pour autant que le "Tawhîd" implique que l'on ne doit pas aimer ses proches (et par extension, on ne doit pas être attiré ou attaché à tout ce qui est lié à la vie matérielle -"ad dounyâ") : L'amour pour les siens est naturel, et ce n'est certainement pas l'Islam, le "dîn-oul fitrah" (religion conforme à la nature primordiale), qui cherchera à étouffer ce sentiment. Par contre, ce que l'Islam condamne sévèrement, c'est qu'on laisse s'interposer cet amour entre nous et la soumission aux lois d'Allah. Violer les lois d'Allah pour des êtres humains (ou pour des intérêts matériels...), c'est quelque part élever ces créatures au stade de "divinités", et risquer de tomber ainsi dans le "Shirk" (association à Allah).

Qu'Allah accepte nos sacrifices et qu'Il renforce notre Tawhîd et notre soumission. Âmin

                                       Wa Allâhou A'lam ! Et Allah est Plus Savant !     

 
                                                    Mawlâna Mouhammad Patel

  

Notes:
1- On pourrait se demander pourquoi une injonction si importante n'a pas été révélée à Ibrâhim (‘alayhis salâm) par l'intermédiaire d'un ange, comme ce fut le cas pour les autres commandements divins... L'Imâm Râzi r.a. explique que c'est peut être pour donner une occasion supplémentaire à Ibrâhim (‘alayhis salâm) de manifester devant l'Humanité l'étendue de sa soumission. En effet, n'ayant pas reçu d'ordre de façon explicite, il aurait bien pu essayer de trouver un échappatoire à cette épreuve en interprétant ce rêve d'une autre façon. Au lieu de cela, Ibrâhim (‘alayhis salâm) va s'empresser de mettre en application ce qu'il avait vu...

2- La question que l'on peut se poser ici est de savoir pourquoi Ibrâhim (‘alayhis salâm) n'a-t-il pas obéi et appliqué l'ordre divin immédiatement et pourquoi a-t-il consulté son fils en lui demandant son avis... A cette question, les oulémas répondent que s'il a agi ainsi, c'est dans le souci de faciliter la réalisation du sacrifice, aussi bien à lui même qu'à son fils: En effet, plutôt que de le saisir par surprise et de l'égorger violemment sous la contrainte, il va préférer le mettre au courant de l'ordre d'Allah, et lui donner ainsi l'occasion de se préparer pour cette épreuve...

3- Il est fort possible que Ibrâhim (‘alayhis salâm) a seulement eu la vision qu'il était en train de passer le couteau sur la gorge de son fils... et qu'il n'a pas vu si celui-ci a au réellement la gorge tranchée ou non...                                          

 Retrouvez cet article sur le site www.muslimfr.com

La signification du Qourbani


Je vous propose d’écouter le discours de Mawlâna Hassen Mulla sur la signification du Qourbani fait à la à la Masdjid Nour-E-Islam de Saint-Denis le vendredi 06 janvier 2006.
 
Je vous propose une bonne écoute.

Cliquez sur ce lien pour Ecouter 

Cliquez sur ce lien pour Télécharger

  Note : Vous pouvez retrouver ce discours sur le site de l'A.I.S.D.

 

lu sur http://muslimreunion.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=363:lappel-dibrahim&catid=59:bayans-retranscrits&Itemid=54

Écrit par Muhammad Alshareef   

Lorsque Ibrahim (alayhis salam) compléta la construction de la kabah, Allah (subhanahu wa ta’ala) lui commanda d’appeler les gens à faire le hajj (le grand pèlerinage). Ibrahim (alayhis salam) demanda : « Ô Allah! Comment est-ce que ma voix se fera entendre par tout le monde ? » Allah (subhanahu wa ta’ala) lui répondit que sa mission était de faire l’appel et qu’Allah le ferait atteindre tout le monde.

Ibrahim (alayhis salam) monta alors le mont Arafat puis convoqua à haute voix : « Ecoutez-moi tout le monde! Certes, Allah vous a prescrit le hajj, alors accomplissez le hajj. »

Allah (subhanahu wa ta’ala) révéla dans le Coran : [Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné.] (Sourate Al-Hajj 22/27)

Jusqu’à aujourd’hui, des millions et des millions de musulmans continuent à répondre l’appel d’Ibrahim (alayhis salam) et peut-être serez-vous parmi ceux qui répondront à l’appel cette année.

‘Amr ibn Al-‘Aas raconte : « Lorsque l’Islam pénétra mon cœur, je me précipitai vers le Messager d’Allah et lui dis : « Étendez-moi votre main pour que je puisse faire alliance avec vous. » Le Prophète m’étendit sa main, mais je retirai la mienne. Il me demanda : « Qu’est-ce qu’il y a ‘Amr? » Je dis : « Je veux faire une condition. » « Quelle est cette condition? » me demanda-il. Je lui dis : « Qu’Allah me pardonne. » Le Messager d’Allah me répondit : « Tu n’es donc pas au courant que l’Islam annule les péchés qui l’ont précédé et que le hijrah (l’émigration) annule les péchés qui l’ont précédé et que le hajj annule les péchés qui l’ont précédé! » (Sahih Muslim)

Le hajj est le cinquième pilier de l’Islam. Allah (subhanahu wa ta’ala) le rendit obligatoire pour tous les musulmans et musulmanes qui sont capables le faire au moins une fois dans leur vie. Allah révéla : [Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes.] (Sourate Al-‘Imran 3/97)

L’accomplissement du hajj efface tous les péchés. Abu Hurairah raconte : « J’entendis le Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) dire : « Quiconque se rend à cette maison (avec l'intention d'accomplir le hajj) et s'abstient de dire des obscénités ou de commettre des actes impudiques reviendra (absous des péchés) tel qu'il était le jour où sa mère l'avais mis au monde. » (Sahih Bukhari)

Le hajj est aussi l’un des plus grands biens qu’une personne peut accomplir dans leur vie. Abu Hurairah raconte : « On demanda au Prophète : « Quelle est la meilleure action? » Il répondit : « Croire en Allah et Son Messager. » « Ensuite? » « Faire le jihad pour l’amour d’Allah. » « Ensuite? » « Hajj mabroor, un hajj qui est accepté par Allah (subhanahu wa ta’ala). »

Abu Sha’thaa’ dit : « J’ai contemplé les biens qu’une personne accumule. J’ai remarqué que le salat ainsi que le jeûne sont un jihad du corps et que le sadaqa est un jihad de la richesse d’une personne. Mais le hajj est un jihad des deux, c’est-à-dire du corps ainsi que de sa richesse. »

Le hajj est également le plus grand jihad. Aisha (radi Allahu ‘anha) demanda au Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) : « Puisque le jihad est le meilleur acte, ne devrions-nous pas (les femmes) le faire aussi ? » Le Prophète répondit : « Le hajj mabroor est plutôt le meilleur jihad ! » Aisha dit plus tard : « Après avoir entendu cela du Prophète, je me suis promis de ne jamais arrêter d’accomplir le hajj. » (Bukhari et Muslim)

Le du’a du pèlerin est accepté. Le Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) dit : « Le soldat dans le chemin d’Allah, celui qui accomplit le hajj, ainsi que celui qui accomplie le ‘oumra, sont tous les délégués d’Allah! Il les appela et ils Lui répondirent. Lorsqu’ils demandent quelque chose, Allah accorde leurs vœux! » (Authentique, raconté par Ibn Majah et Ibn Hibban)

Dans les livres d’histoire de l’Islam, il y a l’histoire d’un homme du Turkménistan qui faisait son hajj. Lorsqu’il se tint sur le mont Arafat, il regarda à sa gauche et aperçut des musulmans et musulmanes pleurant et priant à Allah (subhanahu wa ta’ala). Ensuite, il regarda à sa droite et vit d’autres musulmans et musulmanes pleurant et priant à Allah (subhanahu wa ta’ala). Sa langue maternelle le restreignait de dire de longues supplications comme les autres. Se rendant compte de cela, sa vision devint floue, son visage devint rouge, et pleurant, il leva haut ses mains et implora : « Ô Allah! Accorde-moi tout ce qu’ils te demandent! Accorde-moi tout ce qu’ils te demandent! » Par la suite, Allah (subhanahu wa ta’ala) accepta son du’a.

Il n’y a pas de jour plus aimé par Allah que le jour d’Arafat. Le Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) dit : « Il n’y a pas d’autre jour où Allah libère plus de ses serviteurs de l’enfer que le jour d’Arafat et Il s’approche, puis démontre Sa fierté aux anges et les demande : « Qu’est-ce qu’ils cherchent? » (Sahih Muslim) Puis dans un autre hadith, le Prophète dit : « Certes, Allah démontre sa fierté de ses serviteurs sur Arafat auprès de ceux au paradis (les anges) disant : « Regardez mes serviteurs qui sont venus vers Moi ébouriffés et poussiéreux. »

Abdullah ibn Al-Mubaarak raconte : « Vers la fin du jour d’Arafat, je suis allé vers Sufyaan ibn al-Uyaynah qui était agenouillé, les mains montées hauts vers le ciel, le visage ainsi que la barbe mouillés de larmes. Il tourna sa tête vers moi, puis je lui demandai : « Qui parmi ces pèlerins est dans la pire condition ? » Sufyaan ibn al-Uyaynah me répondit : « Celui qui croit qu’Allah ne le pardonnera pas. »

Aisha (radi Allahu ‘anha) observait souvent le Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) prier durant la nuit si longtemps que ses pieds enflaient. Elle lui demandait : « Ô Messager d'Allah, pourquoi t'infliges-tu tant de souffrance alors qu'Allah t'a déjà pardonné tes fautes passées et celles à venir? » Le Prophète répondait alors : « Ne devrais-je pas être un serviteur reconnaissant? »

En observant cet exemple du Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) comment devrions-nous réagir lorsque nous entendons parler du paradis et du pardon des péchés pour ceux qui font le hajj? Est-ce que cela veut dire que nous retournons à notre désobéissance d’Allah? Sommes-nous promis jannah après le hajj même si nous commettons des péchés? Plusieurs personnes croient ainsi mais ce sont des présomptions dangereuses.

Vous trouvez dans plusieurs hadiths parlant des mérites du hajj le terme « hajj mabroor ». Est-ce que vous savez ce que cela veut dire? Cela veut dire un hajj accepté, c’est-à-dire qu’un hajj mabroor est un pèlerinage par lequel le pèlerin ne désobéit pas à Allah (subhanahu wa ta’ala), soit pendant ou après le hajj. D’autres ont également dit qu’un hajj mabroor est un hajj qui est accepté et que cela se voit chez une personne qui retourne chez elle dans un meilleur état et qui cesse de commettre des péchés.

Une fois j’ai vu un groupe de hajjis avec plein d’affaires portant des t-shirts et des chapeaux disant « hajj mabroor 1997! » Cela m’a fait penser à l’approche de la mort d’Ibn Umar quand son fils qui le rappela toutes les bonnes actions qu’il avait faite avec le Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) et ses compagnons. Ibn Umar lui répondit : «Tais-toi! Ne sais-tu pas de qui Allah accepte les bonnes actions ? Certes, Allah les accepte seulement de ceux qui craignent Dieu (al-muttaqoon). »

Lorsque Ali ibn Al-Husayn (radi Allahu ‘anhuma) mit ses serviettes d’ihram et qu’il s’assit adroitement sur son chameau en route vers Makkah, son visage changea soudainement de couleur, sa peau trembla puis il se mit à pleurer, incapable de prononcer le talbiyyah, labbayk Allahumma labbayk. Quelqu’un lui demanda : « Qu’est-ce qui ne va pas? » Il répondit : « Je crains que lorsque je le prononce, qu’on me réponde : « Laa labbayka wa laa sa’dayk (je désire que tu ne sois jamais venu et que tu sois malheureux). »

Cela dit, allons chercher la miséricorde et le pardon d’Allah (subhanahu wa ta’ala) à Sa première maison sur terre, allons faire le hajj!

Rappelez-vous les 600 pèlerins qui ont perdu leur vie au jamarat en 1996? Je m’en souviens, il était vers dhuhr que cela se passa, et j’avais été assis là depuis la matinée attendant à lancer mes cailloux. Il était environ une demi-heure avant dhuhr lorsqu’un groupe de pèlerins tombèrent l’un sur l’autre, produisant un effet domino au-dessus de nous. Je me rappelai soudainement mon plan d’action pour ce genre de situation qui était de monter sur un autobus ou n’importe quoi de haute grandeur. J’ai remarqué des gens qui faisaient déjà cela et c’est alors que je me suis rendu compte de la sévérité de cet évènement. Mon ami me demanda : « Qu’est-ce que nous devons faire? » En regardant la foule de gens, j’ai su qu’il serait impossible d’aller dans la direction opposée donc je lui ai répondu : « Allons lancer nos jamarat. »

Plusieurs gens moururent cette journée-là; les sirènes des ambulances sonnaient à casser les oreilles avec le bruit des hélicoptères qui s’ajoutèrent par la suite. Avec tout ce désordre, me sentant épuisé et ayant perdu mon ami, je décidai donc de m’asseoir où je me trouvai dos à dos contre une autre personne sans remarquer que c’était une sœur. Cela m’a fait penser au hadith du Prophète (sal Allahu alayhi wa sallam) qui disait qu’au Jour du Jugement, les gens seront nus. Aisha (radi Allahu ‘anha) lui demanda : « Mais les hommes et les femmes se verront! » Il répondit : « Aisha, l’affaire est plus sévère que ça. »

Pendant que j’étais assis, j’observai trois hommes qui cherchaient anxieusement leur ami. Soudainement, ils éclatèrent de joie en le trouvant, « Ahmad! Ahmad! », et l’un des trois, ne pouvant pas se retenir, se mit à pleurer.

J’ai boité vers le kabah où j’ai trouvé une place avec des arbres ombreux et un patio recouvert de tapis qui menait à une villa. Le propriétaire était un vieil homme qui regardait la foule, puis je me mis à l’observer.

Lorsque les pèlerins lui demandaient à boire, il retournait chez lui et apportait le breuvage le plus froid qu’il avait, puis en retour, les pèlerins priaient sincèrement pour lui. Je pouvais voir la sincérité dans leur prière car moi aussi je souffrais de la même soif. À chaque fois que le vieux monsieur voyait une personne souffrante il se précipitait vers la rue et l’invitait chez lui, leur donnant de la nourriture et un lit pour se reposer.

Au début, j’étais trop gêné pour lui demander mais ma soif devint insupportable. J’avais été sur son patio pendant longtemps et lorsque je lui demandai pour boire, il se rendit compte qu’il ne m’avait rien offert. Il repartit donc chez lui et m’apporta de l’eau avec des paquets de jus de fruit en plus. En route vers la kabah, je pensai à cet homme. Si un être humain peut démontrer autant de miséricorde envers des gens qui sont venus faire leur hajj, qui sont venus pour la simple raison de prononcer laa ilaaha illa Allah, alors imaginez la miséricorde qu’Allah (subhanahu wa ta’ala) a réservé pour ces pèlerins.

Le Prophète dit : « Un hajj accepté n'aura d'autre récompense…que le paradis! »

Oudh-hiya / Qourbâni


Le sacrifice d'un animal au nom d'Allah (Oud-hiya) est un acte d’adoration ('Ibâdah) très important dans l'Islam. C'est une pratique (sounnah) du père des prophètes, Ibrâhim (alayhis salâm)

 
Depuis l'époque préislamique, les gens de Makka sacrifiaient des animaux en offrande au nom des idoles. Avec la venue de l'Islam, Allah ordonna que ce sacrifice soit fait en Son Seul Nom.

Le sacrifice étant un acte d’adoration ('Ibâdah) comme la Salah, il doit être accompli seulement au nom d'Allah. Telle est la signification du verset suivant : "Accomplis la Salah (de 'Eid) pour ton Seigneur et sacrifies (cad égorges le jour de Nahr) " (Verset 2 / chapitre 106 ; com. de Ibn ‘Abâss (Ra), cité dans Sounan Koubra P.259

 
Le même sujet est expliqué différemment dans un autre verset : "Dis : En vérité, ma Salah, mes actes de dévotions (cad le Oud-hiya, ainsi que chaque animal sacrifié au nom d’Allah), ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’univers." (Verset 161 / chapitre 6 ; com. de Abou Bakr Jassâss (Ra), cité dans Ahkâmoul Qour’âne V.4 / P.200).

Sacrifier un animal au nom d'Allah fait donc partie des devoirs du musulman.

 
L'exemple du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) suffit pour démontrer son importance : lui qui résida dix ans à Madina après le Hidjrah ne manqua jamais d'accomplir le Oud-hiya chaque année. (Cité par Tirmidhi). Il a aussi averti ceux qui négligent cette pratique en disant : "Celui qui a les moyens et ne fait pas le Oud-hiyah, qu'il ne s'approche pas de notre Mousalla ('Eidgah)." (Cité par Ibn Mâdja et Ahmad

Voyez un peu l'emphase mise sur le Qourbâni par le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

 Les savants hanafites ont déduit à partir de ce hadith que le Oud-hiya est wâdjib sur la personne qui remplit les conditions suivantes pendant les jours de sacrifice : «Tout musulman(e) pubère, libre, sain d'esprit, non voyageur et sur qui la Sadaqatoul Fitr est wâdjib."
(Al Fiqhoul Islâmi V. 4 / P. 2711; Badâ-i'ous Sanâ-i' V.5 / P.62).

Rappelez vous que le Oud-hiya est un symbole -Chi’âr- de l'Islam (Ahkâmoul Ahkâm V.2 / P.110).

Il n'y a aucune action plus aimée par Allah en ce jour de 'Eidoul Ad-ha que le sacrifice d'un animal. Allah pardonne tous les péchés passées de la personne lors de l’écoulement de la première goutte de sang. (Résumé de deux hadiths cités par Ibn Mâdja et Tirmidhi (hassan gharîb) et Ibn Hibbân)

Sachez aussi que l'animal sacrifié sera amené le jour du jugement avec tous ses poils, ses cornes, ses pattes et sa viande (afin de peser plus lourd dans la balance et d’augmenter les récompenses) .(cités par Tirmidhi (hassan gharîb), Hâkim (sahih), et Ibn Mâdja)  

Enfin, n’oubliez pas que le meilleur animal à sacrifier est celui qui a le plus de viande (Règle de Imâm Abou Hanifa (ra), cité dans Al Fiqhoul Islâmi V.4 / P.2720

FAITES DONC LE OUD-HIYA Â CŒUR JOIE, précise le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). (Cité par Tirmidhi (hassan gharîb), Ibn Mâdja et Hâkim (sahih))

                                                                                        Mawlâna Bilâl G.

 

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