N'oubliez pas

Dans tout l’univers, Allah Ta’âla a fait de l’homme et de la femme, les plus nobles, les plus belles et les plus parfaites de toutes Ses créatures.

A l’origine même de sa création, l’être humain est d’une nature parfaite.

Et Allah a placé en cet être, la recherche de la beauté, de l’embellissement, de ce qui est beau.

Et nous constatons que dès son plus jeune âge, l’enfant recherche déjà la beauté, à travers le choix de ses vêtements, de ses chaussures, de ses coiffures et même le choix des gens qu’il côtoie.

Et  cette recherche de l’embellissement est présente chez l’homme, mais la femme en a obtenu, ainsi l’a voulu Allah, une part plus importante, une part plus grande. La femme aime se faire belle ! Et la femme musulmane également, aime se faire belle. Elle aime s’embellir ! Et elle en a tout à fait le droit.  Je dirai même mieux : elle en a parfois le devoir ! 

Mais alors, où la femme musulmane peut elle exprimer sa beauté ?

Et comment la femme musulmane peut-elle se faire belle ?

(Discours de Oummou Rayyane lors d’un rassemblement pour les mères et sœurs sur le thème « Musulmane et fière de l’être ») 

 
 
Louanges à Allah qui de par Sa Grâce, nous a accordé le Bienfait du Imâne et de l’Islam.

L’Islam, religion de la spiritualité, religion de la prière, religion du jeûne, religion de l’aumône et du pèlerinage. Mais l’Islam, c’est aussi la religion de la pudeur, la religion de la pureté, la religion de l’hygiène et de la propreté, la religion de la santé et de l’entretien de soi. Et l’Islam, c’est aussi la religion de l’une des notions les plus fondamentales de la nature humaine : la beauté.

        Le Très Haut dit dans Le Qour’ân : (S.95 / V.4)

 « Certes, nous avons crée l’être humain dans la forme la plus parfaite ». 

Dans tout l’univers, Allah Ta’âla a fait de l’homme et de la femme, les plus nobles, les plus belles et les plus parfaites de toutes Ses créatures.

A l’origine même de sa création, l’être humain est d’une nature parfaite.

Et Allah a placé en cet être, la recherche de la beauté, de l’embellissement, de ce qui est beau.

Et nous constatons que dès son plus jeune âge, l’enfant recherche déjà la beauté, à travers le choix de ses vêtements, de ses chaussures, de ses coiffures et même le choix des gens qu’il côtoie.

Et  cette recherche de l’embellissement est présente chez l’homme, mais la femme en a obtenu, ainsi l’a voulu Allah, une part plus importante, une part plus grande. La femme aime se faire belle ! Et la femme musulmane également, aime se faire belle. Elle aime s’embellir ! Et elle en a tout à fait le droit.  Je dirai même mieux : elle en a parfois le devoir ! 

Mais alors, où la femme musulmane peut elle exprimer sa beauté ?

Et comment la femme musulmane peut-elle se faire belle ? 

Rappelons donc avant tout que la beauté d’une femme musulmane se manifeste dans 2 cadres principalement :  

                                1.  À l’extérieur de la maison (« dehors » comme on dit).

                                2. Au sein du couple.

  

1.      A l’extérieur de la maison :
 

 Il faut savoir tout d’abord que l’Islam respecte la nature de la femme et sa volonté de s’embellir. Mais ! Il y a toujours un « mais », n’est-ce-pas ? En Islam, il y a des libertés, et là où il y a des libertés, il y a également des limites. Nous sommes la communauté du juste milieu !

Le Qour’ân dit : « Et c’est ainsi que nous avons fait de vous une communauté de juste milieu » (S.2 / V.143)

  Des libertés et des limites. Pas uniquement des libertés telles que l’on voit aujourd’hui dans la société qui nous entoure. Et pas seulement des limites. Ce serait alors se renfermer et se négliger. 

Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) s’était un jour étonné de voir l’épouse de Hazrat ‘Outhmân Ibnou Maz’oun (radhiyallâhou ‘anh) qui était excessivement négligée lorsque celle-ci est venue rendre visite à Hazrat Aïcha (radhiyallâhou ‘anha). Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) en fit alors la remarque à Hazrat ‘Aïcha (radhiyallâhou ‘anha). (Ahmad) Ceci montre qu’il est important pour la femme, même à l’extérieur, de s’entretenir et de se soigner. Mais bien sûr, de façon modérée.

Le juste milieu serait donc pour la musulmane la possibilité de s’embellir de façon modérée à l’extérieur de chez elle, en conformité avec les règles islamiques.

Comme vous le savez, les énoncés islamiques sont à ce propos clairs :

Aicha (radhiyallâhou ‘anha), l’épouse du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), a raconté que sa sœur aînée Asma  était entrée chez le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) portant des vêtements très fins. Alors, le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) détourna la tête et dit : « Asma, à partir du moment où elle est pubère, il ne convient plus que l’on voie de la femme autre chose que ceci » (en désignant son visage et ses mains) (Abou Daoûd). (les pieds sont également mentionnés dans d’autres hadiths).  

Ce Hadith authentique définit ce qu’est la tenue vestimentaire de la femme devant les personnes avec lesquelles la femme peut contracter un mariage durant sa vie. 

Car, nous n’oublierons pas que la vraie beauté ne peut pas être dissociée de la pudeur. La beauté véritable est celle qui respecte les lois d’Allah et les recommandations de notre Bien Aimé Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). 

Dès lors,  nous comprendrons, chères mères et sœurs, que les vêtements transparents, les vêtements moulants, les vêtements laissant apparaître les formes, une apparence qui attire volontairement les regards concupiscents des étrangers…toute cette beauté là ne peut être la beauté appréciée par Allah !

 

On l’a dit, Allah aime la beauté, mais cette beauté là est répréhensible et attire Son mécontentement. 

De plus, certains savants disent que dans sa recherche de l’embellissement lorsqu’elle sort de chez elle, la musulmane ne doit pas avoir au fond de son cœur l’intention :

               1. d’attirer le regard des autres passants sur elles.

2. de rivaliser avec les autres femmes. 

3. de se faire une renommée par la nature de ses habits. (telle couleur, tel modèle, tel marque etc.) 

Ainsi, elle devra sortir en public en adoptant une attitude modeste et pudique, sans se parer excessivement et tout en évitant de s’exhiber en présence d’hommes étrangers en adoptant une attitude qui provoque des désirs illicites. 

Lorsque ces conditions seront respectées, alors à ce moment, la musulmane pourra s’embellir  à l’extérieur de chez elle, de façon modérée, sans excès, tout en assumant pleinement sa féminité.

 

2.      Au sein du couple : 

La beauté au sein du couple consiste pour l’épouse à s’embellir pour son époux. (Bien sûr, l’époux doit également  soigner son apparence pour son épouse !) 

Alors à ce niveau, il faut le savoir, on a beaucoup de possibilités. Hormis quelques exceptions (tatouage, épilation des sourcils en vue de les amincir, adopter une tenue purement masculine etc.) la musulmane peut s’embellir comme elle le veut. Elle peut s’embellir comme elle le veut, tant au niveau de son corps que de ses habits. Et même plus, elle doit s’embellir pour son époux! Car aujourd’hui, avec tout ce qui se passe autour de nous : exposition du corps, la nudité, les vêtements de plus en plus courts, de plus en plus moulants, pour ne pas dire « sexy », et bien les hommes en voient de toutes les  couleurs ! Chaque épouse devrait essayer de faire ce qu’elle est en mesure de faire pour avoir et garder l’admiration de  son époux sur elle ainsi que sa satisfaction. Entretenir son corps, en prendre soin, surveiller son alimentation, faire du sport, pourquoi pas ?… Bref, faire ce qu’on peut pour se sentir bien soi-même et également pour garder l’attention de nos conjoints sur nous… 

Chacune de nous avons à l’esprit le récit de Hazrat Ommou Souleym (radhiyallâhou ‘anha) :

 Une fois, durant l'absence de son mari, leur unique fils qui était malade, mourût. Oummou Souleym, la maman,  prépara alors le corps de son enfant, lui donna  le bain, le couvrit et le plaça comme s'il dormait. 

Quand son mari rentra à la maison, il demanda: « Comment va mon fils? Elle donna alors cette réponse extraordinaire: « O AbouTalha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance.» Elle ne dit toujours pas à son mari que l'enfant est décédé! Et elle dit même aux gens de la maison: « Ne dites rien à Abou Talha jusqu'à ce que je lui annonce la nouvelle moi-même ». 

Elle raconte ensuite en disant: « Quand il rentra à la maison, je lui présenta son dîner qu'il mangea. Puis je me fis plus belle que jamais et nous  avons passé la nuit ensemble ». Ce n'est qu'après cela, qu'elle décida d'annoncer à son mari la triste nouvelle. 

Et comment  elle  l'a dit ? Regarder la beauté de la Parole!!! Elle dit: « Que dirais-tu O Abou Talha, si des gens prêtent à d'autres  personnes quelque chose, puis  leur demandent de la leur rendre, peuvent-ils la refuser? » 

Il répondit: «  Non ! » Il faut rendre ce qu'on nous a prêté! 

Elle reprit alors: « Dans ce cas, demande à Allah de te récompenser pour avoir accepté avec résignation la mort de ton fils »! Il est dit que son mari se mit en colère. Comment sa femme  a-t-elle pu attendre tout ce temps avant de lui annoncer cela? Pourquoi  a t-elle agi ainsi? Et il s'en alla se plaindre au Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). 

Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) après l'avoir écouté, fit le doua suivant en faveur  de son couple: « Qu'Allah vous  bénisse cette nuit »! C'est ainsi que 9 mois plus tard, suite à ce doua du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), Oummou Souleym (radhiyallâhou ‘anha) mit au monde un enfant pieux, Abdoullah , fils de Abou Talha (radhiyallâhou ‘anh)

  Nous voyons dans ce récit, une femme à la beauté complète, l'intelligence à gérer une situation difficile, la beauté du langage,  et ce qui nous concerne ici son souci à se faire belle pour son époux. 

Attention! Il ne faut pas confondre pudeur à l’extérieur avec pudeur à l’intérieur ! Ce serait alors s’interdire ce qu’Allah ne nous a pas interdit et dans certains cas, cela pourrait créer une certaine frustration au sein du couple…A chacune alors d’agir en ce sens…
 

Enfin, chères mères et sœurs, retenons que la beauté, c’est bien sûr l’apparence dont nous venons de parler, mais la beauté c’est aussi la beauté intérieure, la beauté du cœur. Qu’une femme belle, c’est aussi celle qui laisse refléter des qualités de piété, de sincérité, de douceur, le don de soi, un cœur généreux… Ajoutez à cela, le langage : qu’une femme belle, c’est aussi celle qui possède la beauté du langage, de paroles sages, respectueuses, véridiques, douces et non blessantes…
 

En effet, mères et sœurs, une grande partie de notre beauté réside dans notre comportement et notre langage. Et lorsque notre charme apparent s’y ajoutera, et bien, comme hazrat Oummou Souleym (radhiyallâhou ‘anh), « Nouroun ‘ala nour » Lumière sur lumière !  

Je termine en faisant dou’a qu’Allah nous permette de réunir toutes ces différentes beautés en chacune de nous. 

Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) n’a-t-il pas annoncé qu’au Paradis nous serions supérieures  aux  Hours (femmes du Paradis)? Mais alors, pourquoi ne serions-nous pas telles des hours sur terre déjà ?

source: nasiha islam

‘Aisha Qu'Allah l'agrée rapporte :

« Onze femmes réunies ensemble promirent et s’engagèrent à ne rien cacher de l’état de leurs maris.

La première dit ainsi : Mon mari est une viande de chameau décharné, au sommet d’une montagne escarpée, ni facile pour être surmonté, ni gras pour être pris et échangé.

Mon mari, dit la deuxième, je n’oserai parler de lui, car j crains de ne point m’interrompre. Si j’en parlais, je ne citerais que ses défauts apparents et cachés.

Le mien dit, dit la troisième, est seulement escogriffe. Si je parle, il me répudie, si je me tais, il m’oublie.

La quatrième quant à elle, dit : Mon époux est comme une nuit de Tihâma (région de La Mecque) : ni trop chaud, ni top froid. Avec lui, ni crainte, ni lassitude.

Le mien dit la cinquième, lorsqu’il rentre chez lui, dort comme un guépard (i.e il ferme les yeux sur ce qui se passe dans le foyer et se montre doux avec elle) et lorsqu’il sort est brave comme le lion. Il ne demande point compte de ce qu’il voit dans sa maison.

Mon mari dit la sixième, quand il mange, rafle tout et quand il boit, vide tout. S’il s’allonge, il s’enroule dans sa couverture. Sous la mienne, il n’entre pas sa main pour connaitre mon chagrin.

La septième dit : Mon époux est impuissant ou irrésolu, lourdaud, tout défaut existant est aussi le sien. Il t’entaille le visage ou te querelle, ou te cause tout cela en même temps.

Le mien, dit la huitième, a le toucher (délicat) du lapin et l’odeur parfumée du safran.

Mon mari, dit la neuvième, a le pilier de sa maison élevé (sociabilité et générosité), et bien long est son baudrier (grand est son courage). La cendre est considérable dans son foyer (son hospitalité est grande) et sa maison voisine l’assemblée (conseil ou se réunissent les notables).

La dixième affirma : -Mon mari c’est Mâlik. Que peut-on dire assez de Mâlik ! Bien mieux que tout cela ! Nombreux sont ses chameaux qui font halte et peu parmi eux se déplacent. Lorsqu’ils entendent le son du luth, ils savent que leur fin arrive

Mon mari, dit enfin la onzième, c’est Abu-Zar’. Quel grand homme qu’Abu-Zar’ ! Il a chargé mes oreilles de bijoux, a engraissé mes bras, m’a remplie de joie, et mon âme fut ravie. Il m’a trouvée parmi les miens et leurs quelques moutons, au flanc d’une montagne et m’a conduite parmi les siens, là ou l’on entend les hennissements des chevaux et le bruit des chameaux, ou l’on voit qui bat le blé où tamise le grain.


Quand je parle auprès de lui, je ne suis guère insultée. Je dors jusqu’au matin et dois à satiété. La mère d’Abou-Zar’ ! Pourrait-on assez la décrire ! Ses marmites sont chargées et sa maison, spacieuse. Et quel fils est le fils d’Abu-Zar’ ! Son lit est (mince) comme la tige d’une palme brandie. L’épaule d’une chevrette le rassasie.


Et la fille d’Abu-Zar’ ! Obéissante à ses père et mère, elle remplit son vêtement de son corps et rend jalouse sa coépouse.


Quelle servant que la servante d’Abu-Zar’ ! Elle ne divulgue pas nos propos, ne dilapide pas nos provisions et n’accumule point les balayures dans notre maison.

Puis (Oum-Zar’) ajouta : Abu-Zar’ sortit alors qu’on battait les outres à lait (pour faire du beurre) et rencontra une femme avec deux enfants tels deux guépards, qui jouaient sous ses hanches avec deux grenades. Il se sépara de moi et l’épousa.

Je me mariais ensuite avec un homme parmi les nobles. Il monta à cheval fringant, porta une lance de Khat (région de Bahreïn) et s’en revint les soir en m’offrant deux bêtes de chaque bétail.


Il me dit alors :

-Tu peux en manger Oum-Zar’, et en donner à ta famille !

Or, si je pouvais rassembler tout ce qu’il m’a donné, cela ne pourrait atteindre le plus petit récipient d’Abu-Zar’.

‘Aisha, radhiaAllahu ‘anha ajouta : « Le Messager d’Allah me dit alors :

-Je suis pour toi comme Abu-Zar’ pour Oum-Zar’ ! »

[At-Tirmidhi]







1)Les savants ayant commenté ce hadith :



Ismâ’îl Ibn Abi Ouweis le Sheikh de Boukhâri
Abou ‘Oubeyd Al-Qâssim Ibn Salâm dans son « Gharîb al-hadith »
Abou Sa’id Ad-Darîr Nayssabûri
Abou Mohammed Ibn Qouteyba
Al-Khatâbi dans son explication du Sahîh de Boukhâri
Thâbit Ibn Qâssim
Az-Zoubeyr
Ahmad Ibn ‘Oubeayd Ibn Nâsih
Abou Bakr Ibn Al-Anbârî
Ishâq Al-Kâzi
Ya’qoub Ibn Sikît
Abou ‘Oubeydah
Abou –l-Qâssim ‘Abdou-l-hakim Ibn Hibbân l’Egyptien
Az-Zamakhchâri dans son “Fâ-iq”
Al-Qâdî ‘Iyyad
Ibn Hajar Al-‘Asqalâni


2)Où se trouve ce hadith ?

C'est le hadith 4790 chez Boukhari dans le chapitre du mariage sur la bienséance envers la femme.

C'est le hadith 4481 chez Mouslim dans le chapitre des mérites des Sahabas

C’est le Hadith 9138 chez Nassâ-i

C’est le hadith 7104 chez Ibn Hibbân

C’est le hadith 265 chez Tabarâni



3)Origine des femmes

Il fut dit qu’elles venaient d’une tribu du Yémen, d’autres ont dit de la Mecque, d’autres ont dit qu’elles ne sont pas musulmanes.

On voit dans ce hadith comment le Prophète malgré sa mission prophétique et toutes les occupations qui y sont liées au niveau de la prêche, l’enseignement, l’orientation de la communauté, le combat dans la voie d’Allah, cela ne l’empêche pas de s’asseoir et d’écouter attentivement son épouse ‘Aicha lui conter un récit.

Comme le mentionne Zohri, Aicha mémorisait 18000 vers de poésie, et avait une connaissance profonde sur l’histoire des arabes.

Ibn Hajar a dit que lorsque les femmes s’asseyent pour discuter, la majeure partie de leur discours est au sujet des hommes, et quant aux hommes eux, c’est sur les moyens de subsistance.

Personne ne doit dire à quoi bon ce récit car le meilleur homme l’a écouté d’une oreille attentive.

Allah a dit : Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.



Eclaircissement sur certaines paroles du hadith

La majorité des commentateurs disent que la première femme se plaint du mauvais caractère de son mari et du peu de bien qu’il lui fait.

Quand à celle qui compare son mari à un guépard, les savants disent que ça peut être aussi une critique dans le sens où son mari dort beaucoup comme le guépard.

La sixième dépeint son mari comme étant avare, glouton, désintéressé d’elle, il faut savoir que les arabes apprécient celui qui mange et boit peu mais copule beaucoup, cela est une marque de sa virilité et dignité.

Dans une version il est dit mentionné que la septième femme a dit : « Quand il te parle c’est pour t’insulter »

Ce hadith nous enseigne que l’homme doit montrer à sa femme son amour pour elle et le lui dire.

A l’époque la femme bien en chair était préférée, la preuve en est la parole suivante d’Oum Za’r :

« La fille d'Abou Zar', quelle fille celle d'Abou Zar', obéissante envers ses parents, bien en chair sa coépouse la jalouse pour sa beauté, son bon caractère et sa pudeur. »

Parmi les enseignements de ce hadith c’est qu’il est permis de parler des nations précédentes et profiter de leur sagesse car comme on l’a dit il fut mentionné que ces femmes ne sont pas musulmanes.


Y a-t-il de la médisance dans ce récit ?

Ibn Qayyim nous explique que parler du mari en mentionnant ce qu’il a de mauvais n’est pas de la médisance si le but est d’éloigner les gens de cette pratique comme le mentionne Khattabi, d’autres ont dit que cette argumentation aurait été valable si le Prophète avait entendu ces femmes sans rien dire, mais cette histoire ressemble plus au fait de dire : « Il y a des gens qui font ça et ça », Ibn Qayyim continue en disant que c’est sûrement ça que visait Khattabi .

Des savants ont dit que ce n’était pas de la médisance car ces femmes ne se connaissaient pas, d’autres réfutent en disant qu’à partir du moment où une femme cite son mari dans ce qu’il déteste alors c’est de la médisance à moins qu’elle soit en train de se plaindre auprès du juge, mais cette argumentation là est réfutée par d’autres savants en disant que la personne inconnue ne subit aucune nuisance à cela et d’ailleurs l’on ne sait même pas si ces femmes sont musulmanes donc il est inutile de parler du statut de la médisance en ce qui les concerne.


De la préférence d’épouser une femme jamais mariée
Il y a aussi un argument pour ceux qui ne veulent pas épouser une femme déjà mariée, car Oum Zar’ minimise tout le bien de son nouveau mari par rapport au premier, ainsi l’amour cache les mauvais agissements, car malgré qu’elle fut répudiée, elle le loue avec force et exagération.


Le croyant ne doit pas être un glouton

Allah a dit :« Et ceux qui mécroient jouissent et mangent comme mangent les bestiaux; et le Feu sera leur lieu de séjour.»[47 :12]

Le Prophète a dit : « Le Croyant mange dans un seul intestin et l'infidèle mange dans sept intestins. »

Il y a dans ce hadit une incitation à la modération et l’ascétisme et à la résignation, manger peu fait partie des nobles caractères, certains croyants mangent ainsi, et la plupart des mécréants mangent avec sept intestins.
Nafi’ a dit : « Ibn ‘Omar ne mangeait pas tant qu’on ne lui amenait pas un pauvre pour manger avec lui, je fis entrer auprès de lui un homme qui mangea beaucoup, Ibn ‘Omar me dit : « Ô Nafi’ ne fait pas rentrer ce genre de personnes chez moi, car j’ai entendu le Prophète dire : «
Le Croyant mange dans un seul intestin et l'infidèle mange dans sept intestins. »

Nawawi explique qu’Ibn ‘Omar a dit cela car cette personne ressemblait aux mécréants, et celui qui les ressemble doit être côtoyé que par nécessité.

Ibn Qayyim explique la voie du Prophète en ce qui concerne l’alimentation :

« Ainsi était sa voie et sa manière d’agir dans l’alimentation, il ne rejetait pas un met existant de même qu’il ne se donnait la peine à en trouver un non présent, il mangeait toute bonne chose qu’on lui présentait sauf si son âme ne l’aimait pas alors il la laissait sans l’interdire, jamais il n’a critiqué un plat, s’il l’aimait il en prenait sinon il le laissait […] il mangeait de ce dont il disposait, s’il ne trouvait pas il patientait au point de serrer une pierre sur son ventre, et dès fois il passait trois croissants de lune sans que le feu ne soit allumé chez lui»

[Zad al Mi’âd 147/1]


Manger beaucoup amène :

La paresse
L’oubli vis-à-vis de ceux qui souffrent de la faim
Se soumettre à son âme et se laisser briser par les passions
Dormir beaucoup et ne pas veiller la nuit en prière
Détériore la santé

Ibn ‘Omar rapporte qu’un homme a roté auprès du Messager qui lui a dit : « Epargne-nous ton rot, ceux qui sont les plus rassasiés sur terre auront le plus faim le jour dernier » Rapporté par Tirmidhi 2015 de même qu’Ibn Abi Dounia, Tabarânî et Bayhaqî d’après Abou Djouhayfa et ils rajoutèrent qu’Abou Djouhayfa n’a plus mangé à satiété jusqu’à quitter ce monde.

L’homme peut-il frapper son épouse ?


Allah a dit :

« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand!
» [4 :nissa]


Tabari commente ce verset en disant que la manière de frapper la femme désobéissante doit être de façon à ne pas lui causer de mal

‘Atta a dit : « J’ai demandé à Ibn ‘Abbas ce que signifie frapper non brutalement il m’a dit : « Il doit utiliser un siwak ou quelque chose de similaire pour la frapper»

Quand le Prophète fut interrogé sur ceux qui frappent leurs femmes, il a répondu en disant qu’ils ne sont pas les meilleurs des croyants ; personne n’ignore que le Messager d’Allah n’a jamais frappé une de ses épouses.

Et Allah a dit : « En effet vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment. »[33/21]


Enseignements divers :
On y voit aussi que la comparaison n’implique pas qu’il y est une adéquation entre le comparé et le comparant à tout niveaux, car le Prophète s’est comparé à Abou Zar’

Une version rapporte que ‘Aicha aurait répondu au Prophète [Paix sur lui] : « Non ! Je sacrifierais pour toi mon père et ma mère, tu es avec moi mieux que ne fut Abou Zar’ avec Oum Zar’. »

Cela nous indique premièrement qu’il est permis d’utiliser cette expression mais aussi que l’on peut louer une personne devant elle, tant que cela ne va pas lui nuire.

Ce récit nous montre qu’il est aussi permis d’utiliser des mots étranges et de parler en prose rimée à condition que cela ne soit pas pénible.
Il y a aussi la permission au couple de se raconter des histoires et récits pour égayer l’âme.

Certains disent qu’Abou Zar’ aurait regretté son geste et écrit un poème en ce sens.

Ibn Taymiyya fut interrogé sur la philosophie et la logique, il répondit :

« C’est comme un maigre morceau de viande de chameau à la crête d'une montagne, les gens ne peuvent y accéder que difficilement et une fois atteint il est dégoûtant et pas assez gras pour le transporter et le manger »

Ces enseignements sont un résumé de l’explication d’Ibn Hajar sur ce hadith dans son commentaire du Sahih de Boukhari.


Source : Al Mourabitoune
L'accueil de tes épouses

dans tes palais

 Pendant que tes pas te mèneront dans les esplanades des Jardins, au milieu des prés de safran et des dunes de musc, tu entendras l'appel adressé à tes épouses, tes éphèbes, tes servantes, tes pages et tes régisseurs, à l'annonce de ton nom et de ton arrivée. Ils répondront, réjouis de ta venue, comme une personne de ce monde, se réjouit du retour d'un absent, selon le dire de Ali Ibn Abî Tâlib - Qu'Allah l'agrée -.

 

Tandis que tu contempleras tes palais, tu entendras, soudainement, la clameur de leur exultation. Et toi, tu seras gai et joyeux, en entendant l'allègre tumulte de leur accueil. Vers toi s'empresseront les majordomes, et les éphèbes, alignés, se lèveront à ton arrivée.
 

Au moment où les majordomes t'accueilleront, chacune de tes épouses, impatiente, dépêchera quelques serviteurs pour te voir venir, puis s'en retourner promptement et annoncer ton arrivée. Tranquillisée, elle donnera libre cours à sa joie et s'abandonnera à son allégresse. Les serviteurs te verront avant ta rencontre avec les majordomes. Le messager de chacune d'elles viendra en courant pour l'informer de ta venue. Chacune d'elles dira à son messager :

« L'as-tu vu? »

tant sa joie est grande.

Puis, chacune d'elles dépêchera un autre messager. Lorsque la bonne nouvelle de ton arrivée leur parviendra, elles ne pourront plus contenir leur joie. Elles voudront venir en hâte à ta rencontre si Allah n'avait pas décidé de les retenir dans les tentes, ainsi que l'a dit ton Maître :


« Des houris cloîtrées dans les tentes ».
Sourate 55 : Le Tout Miséricordieux (Ar-Rahman) verset 72.


Elles poseront leurs mains sur les bords de leurs portes, de leurs bras tendus elles les entrouvriront pour faire passer leurs têtes. Elles attendront que ton visage apparaisse. Enfin, leur langueur et leur désir ardent s'apaiseront. Elles pourront regarder la prunelle de leurs yeux, le lieu de leur repos et de leur intimité avec l'Ami de leur Seigneur, l'Aimé de leur Maître.
 


 

Tandis que tu te pavaneras dans les prairies de musc et les prés de safran, les yeux rivés sur la beauté de tes palais, tes majordomes t'accueilleront, resplendissant de lumière et de splendeur. Quand le premier majordome se présentera, il t'apparaîtra immense. Tu croiras que c'est un des anges de ton Seigneur. Il te dira:
 

« Ô Ami d'Allah !

Je suis ton majordome.

J'ai été chargé  de m'occuper de toi.

Tu as à ta disposition

mille majordomes

comme moi »


Puis les autres majordomes le suivront nimbés de lumière et de splendeur. Chacun d'eux te magnifiera et te saluera avec les plus grands égards.

Imagine ton coeur dans les Jardins, tes majordomes, debout devant toi, pleins de considération pour toi. Puis suivront tes serviteurs, tes domestiques. Ils t'accueilleront comme des perles dans l'étal d'une vitrine. Ils te salueront puis se mettront à ta disposition.

Imagine ta démarche, lorsque tu paraderas dans le cortège de tes majordomes et de tes serviteurs. Ils te conduiront, comme un nouveau marié, vers tes palais et vers tout ce que ton Maître et Roi a préparé pour toi. Arrivé devant ton palais, tes majordomes t'ouvriront les portes et soulèveront les voiles et les rideaux. Ils se tiendront, dressés devant toi, emplis d'une immense déférence. Imagine ce que tu contempleras de tes yeux quand les portes de tes palais s'ouvriront et que les rideaux se soulèveront: la beauté éclatante de ses chambres, la magnificence de ses arbres et de ses prairies, la blancheur de ses reflets et la clarté de sa cour. Tandis que tu t'émerveilleras de tout cela, tu entendras la bonne nouvelle de tes domestiques appelant tes épouses :


« Celui-ci est untel, fils d'untel.

Il entre par la porte de son palais ».

 

Quand elles entendront l'appel des messagers, la bonne nouvelle de ton arrivée et de ton entrée, elles bondiront de leurs lits recouverts d'édredons et érigés dans des alcôves. Tu les verras de tes yeux au milieu des tentes et des coupoles. Tu regarderas leurs bondissements hâtifs. La joie et le désir ardent de te voir les aura rendues aériennes.

Imagine les corps de ces femmes à la peau fine et douce, pudiques et timides, délicates et tendres, aux pas dansants et fiers, en train de bondir.

Imagine chacune d'elles bondissant avec ses beaux bijoux et ses parures, le visage resplendissant comme la lumière éclatante du matin, le corps ployé et suaves.

Imagine chacune d'elles arrivant, pressée, avec la perfection de son corps, s'arrachant de son lit et rejoignant le hall et le sol ferme de sa tente. Elles bondiront jusqu'aux portes de leurs tentes, de leurs coupoles. Puis, elles tiendront dans leurs mains les poignées des portes de leurs tentes où elles étaient reléguées. Elles les entrouvriront, puis sortant leurs têtes, leurs visages apparaîtront dans l'embrasure. Curieuses, elles te regarderont, accueillantes, débordantes de joie et d'allégresse à ta vue.

Imagine la joie et l'allégresse de ton coeur. Apprécie leur splendeur de tes propres yeux. Porte ton regard sur la beauté des traits de leurs visages et le mouvement de leurs yeux. A leur vue, ton regard s'affolera et ton coeur se transportera d'allégresse. Tu seras hébété, égaré tellement ton coeur sera troublé de cette allégresse, de ce que tes yeux auront vu, de ce vers quoi ton âme s'incline.

Tandis que tu te dirigeras vers elles dans tes amples vêtements, et que tu approcheras des portes des tentes, elles se précipiteront allégrement vers toi, rendues légères par leur amour ardent. Elles accourront, leurs corps ployés de douceur, dans un balancement de leurs formes abondantes.

Puis, chacune d'elles t'appellera:
 

« Ô mon bien-aimé ! Pourquoi as-tu tardé ? »

Tu répondras :

« Ô bien-aimée ! Allah m'a retenu pour tel et tel péché

au point que je craignais de ne pas vous rejoindre ».

 

Elles viendront à toi marchant dans le brocart et la soie, soulevant le musc et remuant, dans leur empressement vers toi, leur désir ardent et leur amour, les plantes de safran avec les pans de leurs longues robes et les bracelets et les anneaux de leurs pieds. La première, qui s'approchera de toi, te tendra les bouts de ses doigts, ornés de bagues, et ses poignets embellis de bracelets, comme l'a dit le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, selon Tabari.

Imagine la beauté de ces doigts de safran et de camphre, fruits des Jardins âgés de milliers de siècles. Imagine quand elle les tendra vers toi, scintillants de perles et éclatants de luminosité.

Puis, elle posera ses doigts sur les tiens, tu trouveras leur toucher doux et suave, comme s'ils glissaient, délicieusement, sur ta main. Ta raison vacillera au contact enivrant de ses doigts.

Puis, elle portera ta main vers son corps harmonieux et lisse. Elle te serrera contre sa poitrine. Tu te pencheras vers elle, l'entoureras de tes mains et de tes bras jusqu'à les poser sur son cou paré de colliers. Puis, tu la serreras contre toi et elle te serrera contre elle.

Imagine la délicatesse de son corps quand tu l'auras enlacée au point qu'il te semblera que ta poitrine pénètre dans la sienne tant sa peau est tendre et douce.

Imagine le contact de ta poitrine sur ses seins arrondis et la sensualité de son étreinte. Puis tu sentiras la douceur de sa chair. Ton coeur se dépouillera de tout ce qui ne sera elle au point de se noyer de joie. Il s'emplira d'allégresse quand la suavité de son toucher et la senteur des parfums de sa chair arriveront à ton âme.

Tandis que tu seras ainsi, elles se glisseront contre toi, se renverseront contre toi, t'envelopperont de leurs bras et t'étreindront. Ton visage sera couvert des baisers de leurs bouches recouvertes d'un litham. Ta poitrine sera comblée de leurs seins arrondis et de leurs beaux visages. Elles couvriront ton corps de leurs cheveux tressés. Leurs corps formeront un bouquet de fleurs qui arrivent à tes narines.

Imagine-toi quand, voilées d'un litham, leurs bouches embrasseront ta bouche. Elles sentiront la douceur de ton corps. Leurs corps suaves se pencheront sur toi. Elles désireront que tu les serres contre toi, emportées par l'intensité et la persistance de leur amour, et les parfums enivrants de ta chair, et t'étreindront plus fort encore.

Comme cette douce allégresse gagnera ton coeur, la joie voluptueuse envahira tout ton corps à la Promesse de la rencontre d'Allah, le Tout Puissant, le Glorieux. Tu l'appelleras, tu loueras Allah dont la Promesse aura été véridique et qui l'aura réalisée. Puis, tu demanderas à ton Seigneur que ces épouses conservent ces attitudes avec la même constance et le même empressement.
 


 

Où en seras-tu après cet accueil tandis que toi tu embrasseras leurs bouches et que tu respireras leurs chairs.

« Que pour de telles choses agissent ceux qui agissent ! »

Puis, elles célèbreront ta louange et tu célébreras leur louange. Puis, elles élèveront leurs voix pour te rassurer, t'indiqueront qu'elles connaissent comme toi le déroulement des événements de ta vie terrestre et le tempérament des femmes qui aura choqué ton existence. Elles diront en choeur de leurs voix: «Nous sommes de celles qui sont satisfaites, jamais indignées. Nous sommes ferment installées, sans jamais songer à quitter ce lieu. Nous sommes éternelles, jamais nous ne disparaîtrons. Nous sommes les savoureuses, jamais nous ne connaîtrons le désespoir. Ô bienheureux tu seras pour nous et bienheureuse nous serons à toi!»

Puis, tu partiras avec elles. Ô la beauté de ton regard et ce cortège que te font tes Houris, tes éphèbes et tes domestiques jusqu'à ton arrivée à certaines de tes tentes. Tu regarderas l'une d'elles faite de perles, de rubis et d'émeraudes. Tu regarderas la beauté de ses portes et la splendeur de ses rideaux.

Puis, tu contempleras l'intérieur et tu verras les tentures, les draperies et les tapis, la splendeur de son architecture, rangs de perles sur rangs de rubis. Puis, tu regarderas ton lit surélevé sur lequel seront posées des couettes dont l'envers sera de soie et l'endroit sera parsemé d'une lumière diffuse, les bordures seront ourlées de soie et de brocarts, de belles verdures délimitant les lieux de repos.

Quand tu auras admiré le luxe de cette couche sur laquelle seront posés des coussins qui en élèveront encore la hauteur, ton regard demeurera stupéfait (par tant de merveilles). Puis, tu regarderas, le ciel de ton lit, tendu de moustiquaires, entourées d'un trône au-dessus d'elles.

Imagine la magnificence de ces portes, la beauté de ces rideaux, l'imposante largeur de sa coupole, rehaussant la splendeur des tapis, celle de ton lit et de ses montants, avec ses coussins superposés et la moustiquaire suspendue au-dessus de cet ensemble. Tu contempleras tout cela de visu. Quand tu t'approcheras de ton lit, tu t'y adosseras. La houri se soulèvera et tu te soulèveras avec elle.

Imagine son ascension sur ce lit, la force et la grâce de son corps, jusqu'à ce qu'elle y prenne place et s'y asseye en équilibre. Puis, tu monteras, à ton tour, sur le lit, t'asseyant à côté d'elle. Vous serez face à face.

Qu'il est beau ton regard, elle, assise, habillée de ses robes et de ses parures, le visage lumineux et le corps gracieux, portant des bracelets aux poignets, des bagues aux doigts, des anneaux aux pieds, une ceinture inestimable autour de sa taille, un plastron de pierreries enserrant ses seins arrondis et ses hanches, un diadème de perles et de rubis ainsi qu'une couronne surmontant sa tête, ses tresses se dégageant de sa couronne et tombant en cascade sur ses épaules et son dos jusqu'à ses pieds! Tu verras ton visage sur sa poitrine et elle verra son visage sur ta poitrine.

Tes deux éphèbes tournoieront autour de ta coupole. Tes serviteurs se tiendront devant toi et devant elle Les arbres s'inclineront, avec leurs fruits, de part et d'autre de ta demeure. Des fleuves couleront autour de ton palais. Des ruisseaux de vin, de miel, de lait et d'eaux douces se déverseront sur les hauteurs de ta tente. Ta beauté et sa beauté atteindront leur perfection. Tu porteras des habits de soie et de brocart, des bracelets d'or et de perles étincelantes à chacune des attaches de tes membres. Une couronne de perles et de rubis sera posée sur ta tête. Des diadèmes de perles, serties de lumière orneront ton front.

Le Paradis et tous tes palais seront illuminés par l'éclat de ton corps et la lumière de ton visage. De tes yeux, tu verras, à travers la clarté de tes palais, toutes tes épouses, tes domestiques et l'ensemble des chambres édifiées pour toi. Les fruits de tes arbres s'inclineront vers toi. Les fleuves de vin et de lait couleront à flots au-dessous de toi et ceux d'eau et de miel au-dessus de toi. Toi, tu seras assis, avec ton épouse, sur l'un de tes canapés. Les battants de tes portes seront ouverts. Les rideaux de ta tente, dénoués, s'abaisseront sur toi. Les domestiques et les éphèbes s'aligneront devant ta coupole. Tu entendras le chantonnement de la glorification de ton Seigneur. Leur mélodie remuera le fin fond de ton coeur. Ils se hâteront vers tout ce que tu as récolté grâce aux prodiges de ta générosité, de ta joie et de ton espoir. Ils viendront à toi avec tous les souhaits dont tu attendais la réalisation. Tu seras, avec ton épouse, dans le plus parfait et le plus délicieux état. Tu regarderas, émerveillé, sa beauté et sa perfection. Ton coeur sera enchanté par la perfection des traits de son visage. Il sera apprivoisé par sa beauté. Elle, assise sur un fauteuil, te tiendra compagnie, te servira du vin, de l'eau douce et bien d'autres nectars dans des verres perlés et des coupes au fonds argentés.

Imagine la coupe de perles et de rubis, tenue par ses doigts. Elle s'approchera de toi, souriante et dévoilera ses belles dents. La lumière de ses doigts se reflètera dans la boisson, avec la lumière de son visage et de son cou, la lumière des Jardins et le rayonnement de ton visage, tandis que tu seras face à elle. La lumière de ses dents s'unira à la lumière de la coupe, à la lumière de la boisson, à la lumière de son visage, à la lumière de son cou et à la lumière de son sourire.

Que penseras-tu de ces tresses de jeune homme imberbe et aux formes parfaites, le visage plus illuminé que jamais, au corps d'une blancheur immaculée, aux vêtements éclatants de mille feux et aux bijoux en or et mêlés de rubis rouges et de perles blanches.

 

O quel beau mari tu feras ! Et quelle superbe épouse, femme-enfant, délicate, cajoleuse, aux formes parfaites.

O la beauté de son visage!

O la blancheur de ses seins et la souplesse de son corps !

 

Sa féminité sera mise en relief et sa grâce en accentuera les effets. Elle te regardera avec un air câlin de houri. Elle te cajolera avec des minauderies et badinera avec toi, l'amour et le ravissement dans la voix. Elle tiendra, dans la main, une coupe en or qui ne reflètera aucune ombre ou bien un rubis au corps d'une pureté et d'une finesse incomparables que la beauté de sa paume rendra plus gracieuse et où scintillera la lumière de ses bagues.

Imagine la beauté de la coupe dont la blancheur immaculée se joint à la blancheur de la boisson et à la blancheur de la paume de sa main et de sa beauté.

Imagine la pureté de la coupe de perle et de rubis ou d'argent, au contact de ses dents parfaites. Elle s'approchera de toi, souriante, avec son plus beau sourire et l'éclat de la lumière de ses dents. La lumière de ses doigts se reflétera dans la boisson avec la lumière de son visage et de sa gorge. Tu seras en face d'elle et tu te mettras à rire à ton tour. Dans la coupe, qu'elle tiendra dans ses doigts, ta lumière, la lumière de son visage, la lumière de sa gorge, la lumière de son sourire et la lumière des Jardins se rassembleront.

Imagine toutes ces lumières dans toute leur clarté, et la coupe, rayonnant de pureté dans la paume de sa main. Elle tendra vers toi ses mains embellies de bagues, et ses poignets enjolivés de bracelets. Elle te tendra la coupe dans la paume de sa main.

Ô la beauté de son geste ! Ô la beauté de sa main !

 

Puis, elle t'offrira encore des coupes de vin dans cette Demeure de sécurité, de délice et de joie. Tu les prendras de sa main et tu les porteras à ta bouche. Cette boisson glissera dans ta bouche et son allégresse emplira ton coeur. Sa suavité envahira tous tes membres et tu connaîtras le meilleur goût et la plus voluptueuse saveur qui soit. Tu boiras, tandis que les éphèbes se tiendront debout devant toi.

Imagine que tu boiras de cette coupe tenue de sa main. Puis, tu la lui présenteras de ta main. Elle la prendra, souriante, de sa belle main. Ô la beauté de son sourire ! Elle boira de ta main. Tu lui offriras encore cette coupe qui va et vient entre vous. La lumière de la boisson se répandra sur ses joues. C'est alors que vous élèverez vos voix, louant et glorifiant votre Maître et Souverain. Les éphèbes et les domestiques, répondant à vos louanges, élèveront leurs voix en disant :

« Allahou akbar ! Allahou akbar ! »

Ô la beauté de ces voix et de ces intonations

dans ces palais et de ces tentes !

Tandis que vous serez plongés dans la volupté et l'allégresse, des âges et ses siècles s'écouleront sans que vous ne vous en rendiez compte, tant vos coeurs seront préoccupés par les délices d'être ensemble. Soudain, les anges surgiront devant vous avec des salutations de paix, vous apportant des marques d'affabilité de votre Seigneur. Ces envoyés arriveront devant les chambellans et des majordomes, placés à votre service, qui s'interposeront. Ils leur demanderont la permission d'être reçus par toi pour te remettre ce qu'ils t'apportent de la part de ton Maître. Tes chambellans diront alors aux anges de ton Seigneur:

«L'Ami d'Allah est occupé avec ses épouses. Nous détestons le déranger en hommage à son immensité et à sa dignité. C'est ce que dira ton Seigneur, Bénit soit-Il, le Très-haut, selon ce que les exégèses ont rapporté:


« Les gens du Paradis seront, ce jour-là, dans une occupation
qui les remplit de bonheur».
Sourate 36 : Ya-Sin verset 55.

 

Quelle immense occupation! Immense est ton rang royal dès lors que les envoyés de ton Seigneur demandent la permission d'être reçu par toi! C'est ainsi que dira le Seigneur qui élève la position de Ses Amis dans Son Voisinage :


«Quand tu regarderas là-bas, tu verras un délice et un vaste royaume».
Sourate 76 : L'homme (Al-Insan) verset 20.

Il est dit dans l'exégèse qu'il est fait référence aux anges qui demandent la permission d'être reçus par eux. Il lui sera dit:

«Des envoyés d'Allah sont là devant la porte,
ô Ami d'Allah!

Ils n'entreront qu'avec ta permission,
ô Ami d'Allah!»

Tu auras obtenu la mansuétude d'Allah. Tu seras devenu, tel un roi dont tous les souhaits auront été exaucés.

Imagine la réponse des anges quand tes chambellans qui refuseront te demander si tu veux les recevoir : «Nous sommes les envoyés d'Allah, porteurs de cadeaux et de présents de la part de son Seigneur !» Aussitôt, tes chambellans bondiront pour te demander la permission de les recevoir. Imagine les mains des chambellans tendues vers les portes ornées d'anneaux de rubis incrustées de perles ressortant sur des plaques d'or rouge. Ils frapperont aux portes de ton palais qui, lorsque les anneaux de rubis y cogneront, résonneront en émettant un son exquis aux oreilles. Les coeurs de ceux qui l'entendront en seront réjouis. Lorsque les arbres entendront cette sonorité, leurs fruits se courberont devant toi. Les parfums de leurs brises se propageront. Puis, le reflet de ta coupole rayonnera de la beauté de ton visage et de l'illumination de ta lumière. Les chambellans, le regard baissé, pleins de déférence pour toi, s'empresseront vers toi pour te parler.

Quand leurs yeux cligneront sous l'effet de l'illumination de la lumière de ton visage, ils diront : «Ô Ami d'Allah! Les envoyés d'Allah sont devant la porte, porteurs de présents de la part de ton Seigneur». Tu leur répondras : «Faites entrer les envoyés de mon Maître ». Les chambellans, à la suite de ton ordre, leur ouvriront les portes de ton palais, tandis que tu les recevras, accoudé. Ils se dirigeront vers ton canapé. Les éphèbes seront alignés devant toi. Tu accueilleras les anges, dans leur forme magnifique. Tu verras les présents briller et scintiller dans leurs mains. Ils entreront, par différentes portes, pour réaliser la promesse de ton Seigneur. Par chaque porte, ils t'adresseront des salutations de leurs voix méloAllahses. Puis, t'ayant salué, ils diront:
 

«Ô Ami d'Allah! Ton Seigneur t'adresse Ses salutations

et t'envoie ces cadeaux et ces présents ».

 

Imagine la joie de ton coeur devant les présents de ton Seigneur et les marques de Son attention. Quand ils sortiront, tu jouiras alors de ces faveurs avec ton épouse. A sa vue, tu resteras stupéfait et ton allégresse n'en sera que plus forte.

Tandis que tu seras avec elle dans une joie et une allégresse extrêmes, l'appel d'une voix, la plus belle des mélodies, les paroles les plus affectueuses, te parviendront. Ce sera l'appel de l'une des épouses qu'Allah a préparées pour toi:

«Ô Ami d'Allah!
N'aurons-nous pas notre tour avec toi ?

N'est-il pas temps que tu nous regardes?».

En entendant ces belles paroles aux accents mélodieux, ton coeur volera d'amour. Tu répondras : «Qu'Allah te bénisse, qui es-tu?» Elle te répondra: «Je suis de celles dont Allah a dit:


Aucun être ne sait ce qu'on a réservé pour lui comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils oeuvraient! »
Sourate 32 : Le prosternation (As-Sajda) verset 17.

 

Imagine comme tu bondiras de ton lit vers le hall de ta coupole. Puis, tu avanceras, accompagné de tes éphèbes et de tes domestiques. Ceux de ton épouse t'accueilleront en se présentant devant toi. Quand tu t'approcheras de la porte de ce palais, ton chambellan et tes domestiques se tiendront debout, soulevant les rideaux de ton palais. Tu y entreras, rempli de joie.

Imagine la porte du palais, la beauté des rideaux et celle des chambellans, des intendants et des domestiques. Puis, tu entreras par la porte d'où ton épouse t'aura appelé. Ton regard se posera alors sur la beauté de ses murs d'émeraude verte, la beauté de son parquet, la magnificence de l'architecture et l'illumination de ses colonnes. Tu regarderas vers la coupole où se trouvera ton épouse. La coupole étincellera de lumière, de toutes les lumières d'orient, de la lumière de ton visage et de la lumière du visage de ton épouse. Elle te regardera de son lit de soie, de samit et de pourpre. Elle en descendra en toute hâte car tant son désir ardent pour toi la rend légère. Elle sera transportée d'amour. Puis, elle te donnera des marques de bienvenue et d'honneurs. Elle se penchera alors vers toi pour te prendre la main. C'est ce qu'a rapporté Anas Ibn Mâlik au sujet du Prophète -sur lui la grâce et la paix- qui a dit que les Houris accueilleront l'Ami d'Allah en posant leurs mains sur la sienne. (Rapporté par Tabârî).

Imagine la douceur du toucher de la paume de sa main, la beauté de ses bagues dans ta main. Tu seras ébahi par la splendeur de son visage et de son corps et l'étincelante lumière de ses membres. Puis, elle mettra sa main dans la tienne jusqu'à ce que vous parveniez à ton lit. Ton sofa y sera dressé. Vous vous y hisserez ensemble. Les rideaux de ton alcôve s'abaisseront sur toi. Tu étreindras ton épouse. De longs moments s'écouleront et t'emporteront. Puis, les éphèbes s'avanceront avec des coupes. Ils s'aligneront devant vous et vous ferez passer la coupe de l'un à l'autre.

 

Tandis que la joie et l'allégresse vous combleront, une autre épouse t'appellera d'un autre de tes palais :

«Ô Ami d'Allah! N'aurons-nous pas droit à une part

de tes faveurs ?

Le moment de nous désirer n'est-il pas arrivé?»

Tu répondras :

«Qui es-tu ? Qu'Allah te bénisse !»

Elle te répondra:

«Je suis de celles dont Allah, le Tout Puissant,

le Glorieux, a dit:

 


«Auprès de Nous il y aura encore davantage».
Sourate 50 : Qaf verset 35.

L'époux idéal


L’ouvrage que nous vous présentons ci-dessous, intitulé « l’époux idéal », fait suite à la précédente  publication (en anglais) de « l’épouse idéale » par la même édition “Madjliss-oul-Oulama » de l’Afrique du Sud.

« L’époux idéal », a été traduit par Mawlâna Ahmad Said Ingar, président du Centre Islamique de la Réunion, qui s’est chargé de sa publication.

Nous remercions notre frère Amine Alibhaye, qui l’a édité et l’a mis en ligne sur son site  http://www.islam-fraternet.com/.

Nous vous proposons aujourd’hui le lien du site sus-cité vers le livre « l’époux idéal ». Nous vous proposerons incha Allah par la suite, une autre version - révisée- du livre sous un autre format.

N’hésitez pas à le propager autour de vous. Et, bonne lecture !

 L’époux idéal

lu  sur Islam-reunion

Evitez les disputes


Je vous propose d'écouter le discours de Moufti Louqmân Ingar sur le thème : Evitez les disputes.Ce discours fût prononcé vendredi 16 novembre 2007 à la à la Masdjid Nour-E-Islam de Saint-Denis.

Je vous souhaite une bonne écoute.

Cliquez sur ce lien pour Ecouter 

Cliquez sur ce lien pour Télécharger

 
 Note : Vous pouvez retrouver ce discours sur le site de l'A.I.S.D.

Salam Alaikom Wa Rahmatulillahi Wa Barakatuhu,


L'affection :

L'affection se traduit par un ensemble d'attentions qui témoignent de
l'attachement que l'on éprouve envers son conjoint. Une carence affective dans
le couple se traduira souvent par un manque de communication, de sécurité, et
par des relations intimes perturbées. Bien souvent quand la femme se plaint d'un
manque d'affection, son époux lui répondra
«mais tu sais que je t'aime.»
ou
quand l'époux est demandeur sa femme lui répondra :
« je suis désolée mais je
n'ai pas le temps entre les enfants, le ménage et le manger. ».

Il est vrai que certains culpabilisent parfois quand ils prennent le temps d'exprimer leur
amour, ils ont le sentiment d'un éloignement de Dieu, alors que c'est tout à
fait le contraire. Dieu dit du Prophète Paix et bénédiction de Dieu sur lui-
que s'il avait était rude il aurait éloigné les gens de Dieu, c'est donc que la
douceur fait partie de l'adoration.
Certes nous nous aimons, mais pour prouver notre adoration et notre amour pour
Dieu ne doit-on pas les concrétiser par des actes ?
Alors pourquoi en serait-il différent pour prouver les sentiments que nous
éprouvons envers notre conjoint(e) ?
Le mariage n'est-il pas la moitié de la foi ? Prouver son amour à son
conjoint(e) n'est- il pas alors un acte de consolidation de cette foi et donc un
acte d'adoration ?
Safiya 'que Dieu soit satisfait d'elle- a été reçu par son époux, le Prophète
Paix et bénédiction de Dieu sur lui- lors d'une de ses retraites spirituelles
du mois de Ramadan. Nous pouvons lire aussi que le Prophète Paix et bénédiction
de Dieu sur lui- a fortement recommandé un retour rapide des pèlerins auprès de
leurs femmes en ces termes « Lorsque l'un de vous a terminé son pèlerinage,
qu'il rentre rapidement chez lui, car la récompense en sera plus grande », dans
un autre hadith, il nous est rapporté qu'un homme est venu le voir pour lui dire
son souhait d'aller combattre dans la voie de Dieu (jihad) mais que sa femme,
elle, souhaitait aller au pèlerinage, le Prophète Paix et bénédiction de Dieu
sur lui- répondit « Accompagne ta femme ». Les compagnons femmes du Prophète
Paix et bénédiction de Dieu sur lui- étaient,elles aussi, prévenantes, pleines
de douceur et d'amour pour leurs maris. La tradition nous rapporte que Asma que
Dieu lagrée- écartait les mouches du visage de son mari malade, Abou Bakr que
Dieu soit satisfait de lui. Oumm Soulaym annonça à son mari la mort de leur fils
avec une grande douceur
Le Prophète Paix et bénédiction de Dieu sur lui- était humain et c'est dans son
humanité que nous devons le copier. Les hadiths précités montrent explicitement
le comportement qu'avaient les époux et les épouses compagnons à cette époque
là, des hommes et des femmes vertueux qui sont également de véritables exemples
pour les hommes et les femmes d'aujourd?hui et de demain, à nous de les
redécouvrir.



Comment concrétiser cette affection ?

1. Un petit cadeau de temps en temps a un effet magique! Ce qui donne de
l'importance à ce geste n'est pas La valeur du présent mais surtout le fait qu'à
un moment donné de la journée, oh combien surchargée, mon âme soeur a pensé à
moi. Les cadeaux peuvent aussi servir à apaiser les tensions. Pensez aux
anniversaires de mariage?


2.
Un petit geste tendre fait des miracles! Beaucoup de couples n'ont pas de
contacts physique en dehors des rapports intimes. Or on sait que le Prophète
Paix et bénédiction de Dieu sur lui- mettait souvent sa tête sur les genoux de
Aicha que Dieu soit satisfait d'elle, ils s'enlaçaient et s'embrassaient donc
quoi de plus naturel que de prendre sa moitié par la main, lui caresser le
visage, lui dire des mots doux, des compliments, instaurer de bonnes routines
(comme les bisous du matin et du soir) qui quand on y déroge, renseigneront sur
l'humeur du conjoint. A ce propos, le Prophète 'Paix et bénédiction de Dieu sur
lui- avait dit un jour à Aicha ?que Dieu soit satisfait d'elle- « Je sais quand
tu es contente de moi et quand tu es fâchée contre moi » Elle demanda comment,
il répondit « quand tu es contente tu dis « par le Dieu de Mohammed » et quand
tu es fâchée contre moi tu dis « par le Dieu de Ibrahim.».
Ces attentions, matérielles ou pas, alimentent la tendresse dans le couple et le
rendent plus uni.



La communication :

La communication dans le couple est vitale. Communiquer c'est pouvoir s'exprimer
et être écouté sans être jugé .C'est aussi savoir écouter et être compréhensif.
La communication non verbale est aussi importante que la parole car les mots
peuvent parfois dépasser la pensée alors que
« le corps par ses attitudes est le
reflet de l'âme intérieure ».
Communiquer c'est donc aussi savoir décoder les
comportements, les mimiques et la gestuelle.
Il faut du temps et de la patience pour comprendre tous ces codes. Prenons
l'exemple du silence dans une conversation de couple, chez certains il est
l'expression du mépris, chez d'autres il signifie l'incompréhension et chez
d'autres encore le sentiment d'être compris sans même avoir à parler.
Malheureusement, la communication dans le couple est trop souvent réduite à
parler du quotidien « où sont mes chaussettes, ramène moi 1kg d'oignons, qu'est
ce que tu as fait à manger etc?», alors qu'elle doit aider à exprimer ses
sentiments, ses désirs, ses états d'âme, à parler de ce qui ne va pas pour y
remédier. Elle doit permettre un échange réciproque qui forgera la complicité
dans le couple.
La communication doit être enrichie pour durer.
Comment ?
Veiller à partager ses opinions à propos d'un événement, à avoir les mêmes
centres d'intérêt, à impliquer le conjoint dans ses projets. Mais aussi prendre
de temps en temps un peu de distance l'un par rapport à l'autre pour avoir des
choses à se raconter.



Le respect :

Une relation humaine dénuée de respect, et à plus forte raison une relation
conjugale, n?est pas viable. Malheureusement, il faut avouer que trop de couples
musulmans vivent un rapport de dominant/dominé dans lequel le respect est
absent.
Qu'entend on par respect ?
Le prophète -Paix et Bénédictions de Dieu sur lui- a dit : « celui qui honore sa
femme est un honorable, celui qui méprise sa femme est méprisable »Respecter son conjoint, c'est l'écouter attentivement quand il parle,
c'est-à-dire réagir sans dénigrer ce qu'il dit, mais réfléchir aux propos et
s'il y a désaccord, l'exprimer sans haine ni mépris car loin de résoudre le
problème, le mépris rabaisse la personne ce qui est réprouvé en islam. Se
respecter c'est se concerter sur les petites comme les grandes choses (sauf s'il
y un accord tacite, inutile d'alourdir la communication). Le respect c'est aussi
tenir compte et essayer de comprendre les idées de son conjoint surtout si on ne
les partage pas, c'est aussi tenir compte de ses envies et de ce qu'il ou elle
n'aime pas. Respecter son conjoint se traduit par des égards particuliers pour
la personne qui partage notre vie.
En somme c'est avoir de la considération pour ce qu'il ou elle fait, ce qu'il ou
elle dit et pour ses idées.




La confiance :

La confiance est un trésor que le couple se doit de protéger. Elle s'entretient,
s