N'oubliez pas

Le Messager d’Allah (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ! » (Boukhari)

 Mon frère, ma sœur,

 Tu l’as maintes fois entendu : « C’est important de faire attention à ce que tu dis ! » Le Hadith ci-dessus ne nous donne finalement le choix qu’entre 2 choses : une parole de bien ou le silence. Ce sont 2 belles choses après lesquelles il n’y a pas de 3ème !
                                                   

C’est pourquoi un frère me dit souvent : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! »

 Assure-toi alors que ce que tu vas dire est une parole utile et une parole de bien ! C’est lorsque ces précautions essentielles ne sont pas prises que l’on assiste malheureusement à une dégradation dans les relations sociales entre les gens : mentir, médire, calomnier, colporter, trahir…

 Il est donc nécessaire que l’on s’abstienne de toute parole mensongère, mauvaise et futile !

 D’ailleurs, à ce propos, peut-être as-tu déjà entendu l’histoire des 3 filtres ? Histoire  que j’ai lue il y a quelques jours et qui m’a fait beaucoup réfléchir :

 

« Il était une fois, à l’époque des califes abbassides, dans la capitale musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait passé toute sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) et il était très pieux.

 Jamais on ne l’entendait dire du mal de quelqu’un, se moquer de quelqu’un ou encore répéter des paroles inutiles. Tout le monde l’aimait, car il avait toujours pour les gens qu’il rencontrait une parole gentille ou un sourire. Il était également toujours prêt à aider les autres.

 Un jour, l’un de ses voisins vint le trouver et le salua…

-« Sais-tu ce qu’on  vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? » poursuivit le voisin.

 -« Attends un peu ! » répliqua le savant. « Je vois que tu brûles d’envie de me dire quelque chose. Mais avant que tu ne me le dises, j’aimerai te faire passer un petit test. Cela s’appelle le test des trois filtres ! » 

 -« Des trois filtres ? » s’étonna le voisin.

 -« Exactement ! » poursuivit le savant. « Avant que tu ne me parles de mon ami, ce serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu as à me dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres. Ce qui en restera, tu pourras me le dire. C’est pourquoi, je l’appelle le test des trois filtres ! Tu es prêt ? »

 -« Oui ! » répondit l’homme, de plus en plus étonné. En effet, il n’avait jamais passé telle épreuve avant de parler !

 -« Commençons ! », dit le savant. « Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu bien vérifié que ce que tu veux me dire est  vrai ? »

 -« Non ! » répondit l’homme. « En fait, on vient de me le raconter et… »

 -« Bien ! » dit le savant. « Donc, tu n’es pas du tout sûr que ce soit vrai.  Le filtre de la vérité ne peut donc garder ce que tu veux me dire.

 Essayons maintenant le second filtre, celui du bien. Est ce que ce que tu voulais me dire sur mon ami est quelque chose de bien ? »

 -« Euh, non, au contraire… »

 -« Ah ! » poursuivit le savant. « Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur mon ami, et en plus,  tu n’es pas certain que ce soit vrai ! Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à t écouter…Mais peut être que tu réussiras quand même le test, car il reste encore un  filtre : le filtre de l’utilité ! Ce que  tu veux me dire à propos de mon ami,  me sera-t-il utile ou non ? »

 -« Euh, bien…non, pas vraiment… »

 -« Alors, » conclut le savant. « Si ce que tu voulais me dire, n’est pas vrai, n’est pas bien et n’est même pas utile, ce n’est pas la peine de me le dire, tu ne crois pas ? Les paroles peuvent faire beaucoup de mal, et il ne faut pas les répandre n’importe comment. Une parole qui n’est ni vraie, ni bonne, ni utile ne vaut pas la peine d’être dite. Alors, avant de dire quoi que ce soit ou de répéter ce qu’on t’a  raconté, n’oublie pas de soumettre tes paroles au test des trois filtres ! Cela t’évitera certainement des péchés !

 
Allah nous dit dans le Coran :

 « O vous qui croyez ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux-ci soient meilleurs que ceux-là. Que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles-ci soient meilleures que celles-là ! Ne vous calomniez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas de sobriquets injurieux. Quel vilain mot que « perversion », quand on a déjà la foi. Ceux qui ne se repentent pas, voilà les injustes ». (S. 49 / V. 11)

 Le Très Haut dit aussi : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, alors cherchez la preuve… » (S. 49 / V. 6)

Assure-toi alors avant tout, mon frère, ma sœur, que ce que tu vas dire est vérifié, et n’est pas tout simplement la récolte de choses entendues ici et là !

 Et le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wassallam)  a dit : « Il suffit à l’homme d’être considéré menteur à partir du moment où il rapporte tout ce qu’il a entendu »  (Boukhari)

 Le voisin, un peu confus, rentra chez lui, et réfléchit longuement aux paroles du savant. Effectivement, ce qu’il avait voulu raconter n’était même pas vérifié, mais plutôt la récolte de choses entendues ici et là ! Bref, il avait reçu une bonne leçon et depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant d’écouter les bavardages inutiles et en demandant à ceux qui voulaient lui raconter quelque chose : « Attends un peu, ce que tu vas me dire, est ce que c’est vrai ? Est ce que c’est bien ? Est-ce que c’est utile ? » Le test des 3 filtres tel qu’il l’avait appris !

 Et c’est ainsi que cet homme, dont les gens avaient l’habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue, devint aimé et respecté de tous…

 
Mon frère, ma sœur,

 
Réfléchis donc avant de parler et  considère :
                    

Premièrement, ce que tu dis,

Deuxièmement, comment tu le dis,

Troisièmement,  pourquoi tu le dis,

Quatrièmement, à qui tu le dis,

Cinquièmement, quand tu le dis,

Sixièmement, de qui tu le tiens,

Septièmement, ce qui en résultera de tes paroles.

 

Bref, il a dit vrai celui qui a dit : « Tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler !»

les savants disent que c'est un hadith invente (mawdou3e)
voici les liens en arabe qui disent que c'est un hadith inventé
http://www.islamweb.net/ver2/Fatwa/ShowFatwa.php?lang=A&Id=28262&Option=FatwaId
http://www.ibnbaz.org.sa/mat/3490
http://www.saaid.net/Doat/Zugail/81.htm

D’après Khalid ibn al Walid : un bédouin vint voir l’envoyé d’Allah (Sala Allah ‘alayhi wa Salam), et dit : « Ô Messager d’Allah ! Je suis venue te questionner sur ce qui m’enrichira dans ce bas monde et dans l’au delà. Le prophète (Sala Allah ‘alayhi wa Salam) lui a dit : « demande ce que tu désire ».

 

Bédouin: je veux être le plus savant des hommes.

Le prophète: crains Allah et tu seras le plus savant des hommes.

  Bédouin: je veux être le plus riche des hommes

Le prophète: sois satisfait de ce que tu as tu seras le plus riche des hommes.

  Bédouin: je veux être le plus juste des hommes.

Le prophète: désire pour les autres ce que tu désire pour toi même tu seras le plus juste des hommes.

  Bédouin: je veux être le meilleur des hommes.

Le prophète: soit profitable aux autres tu seras le meilleur des hommes.

  Bédouin: je veux être le plus proche d’Allah parmi les hommes.

Le prophète: multiplie le rappel d’Allah tu seras le plus proche d’Allah parmi les Hommes.

  Bédouin: je veux que soit parachevée ma foi.

Le prophète: améliore ton comportement ta foi se parachèvera.

  Bédouin: je veux être parmi les bienfaiteurs.

Le prophète: adore Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas Lui te voit et tu seras parmi les bienfaiteurs.

  Bédouin: je veux être parmi les obéissants.

Le prophète: accompli les obligations divines tu seras parmi les obéissants.

  Bédouin: je veux rencontrer Allah purifié de mes péchés.

Le prophète: purifie toi de la grande souillure tu rencontreras Allah purifié de tes Péchés.

  Bédouin: je veux être ressuscité le jour dernier dans la lumière.

Le prophète: ne sois injuste avec personne et tu seras ressuscité le jour dernier dans la lumière.

  Bédouin: j’aimerai que mon Seigneur me fasse miséricorde le jour dernier

Le prophète: sois miséricordieux avec toi même et avec Ses serviteurs ton Seigneur te fera miséricorde.

  Bédouin: j’aimerai que mes péchés se raréfient.

Le prophète: multiplie tes demandes de pardon et tes péchés se raréfieront.

  Bédouin: j’aimerai être le plus généreux des hommes

Le prophète: ne te plains pas de tes affaires auprès des créatures tu seras le plus  généreux des hommes.

  Bédouin: j’aimerai être le plus fort des hommes.

Le prophète: ai confiance en Allah et tu seras le plus fort des hommes.

  Bédouin: j’aimerai qu’Allah élargisse mes ressources.

Le prophète: sois toujours en état de pureté Allah élargira tes ressources.

  Bédouin: j’aimerai être parmi les biens aimé d’Allah et de son Messager.

Le prophète: aime se que Allah et son Messager aiment et tu seras parmi leur biens Aimés.

  Bédouin: j’aimerai être préservé de la colère d’Allah et de Son Messager le jour dernier.

Le prophète: que nulle créature d’Allah subisse ta colère et tu seras préservé de la colère d’Allah le jour dernier.

  Bédouin: j’aimerai que mes invocations soient exaucées.

Le prophète: éloigne-toi de la nourriture illicite et tes invocations seront Exaucées.

  Bédouin: j’aimerai que mon Seigneur cache mes péchés le jour dernier

Le prophète: cache les défauts de tes frères et Allah cachera tes défauts le jour Dernier.

  Bédouin: Qu’est ce qui me sauvera des péchés (ou il dit des fautes)?

Le prophète: les larmes, la soumission, et les maladies.

  Bédouin: quelle est la plus belle action auprès d’Allah ?

Le prophète: le bon comportement, la modestie et la patience face à l’épreuve.

  Bédouin: Quel péché est le plus grand auprès d’Allah ?

Le prophète: le mauvais comportement, l’avarice.

  Bédouin: Qu’est ce qui amenuise la colère d’Allah dans ce bas monde et dans l’au delà ?

Le prophète: l’aumône discrète et le lien de parenté.

  Bédouin: qu’est ce qui éteint le feu de l’enfer le jour dernier ?

Le prophète: la patience dans le bas monde face aux épreuves et aux malheurs. (Rapporté par Ahmad).

Si z’histoire lé menteur, la pas moin l’auteur ; parce que dans chaque z’histoire, un partie le causé, c’est la vérité.

N’avait un fois, un p’tit marmaille té vive dans l’Inde avec son papa, son momon, son frère et sa sœur.Lu l’était le plus grand et par respect té crie à lu « Motah ».

Son famille l’était pas riche, zot té habite un p’tit case dans le village de Kholvald. Attention ! Si l’argent l’avait point, Motah té connaît une autre richesse : l’affection son papa ek son momon. Le matin, lu té réveille avec l’odeur le thé avec élaïti (cardamone); la journée lu té court derrière cabri, des fois lu té tète même avec la chèvre ; le dimanche lu té sava la pêche bombli ek son papa. Ah vraiment, la vie Motah l’était doce.


Lu l’avait quinze ans quand son papa, après avoir ramassé katsou par katsou, la parti pour le grand pèlerinage. Son momon la beaucoup pleuré. Lu aussi son larme la coulé. Mais au fond, zot lété heureux que le patriarche l’avait été choisi par Dieu. Un jour, nouvelle la arrivé : son papa té mort Makkah ! Lé vrai, té un bel mort, mais après, tout’ la changé. Comment faire pour joindre les deux bouts ? Son momon la parti travail dann’ champ mais la monnaie té pas suffisant. En plus, souvent Motah té fé un rêve. Un vieux bonhomme té arrive sur le dos d’un z’oiseau de mer et té dit à lu :

« Monte sur le dos de cet oiseau. Il ne vole pas, il vogue. Il te mènera dans une région où se côtoient des gens de toutes les couleurs, de toutes les religions. Respecte-les, ils te respecteront. »

Ce rêve là té tracasse à lu. Motah la parle de ça avec un vieux Tonton que lu té considère bien et que té capable interprète les rêves. Le Tonton la explique Motah : « Tu dois partir, quitter cette région. Il est écrit que tu dois vivre sous d’autres cieux. Tu ne connaîtras pas la fortune, mais ta vie n’est plus ici. Cet oiseau qui vogue, c’est un bateau. Le prochain qui accostera te fera faire ce grand voyage. »

Quand le soir l’arrivé té fallait dit ce z’affaire à son momon. Lu té tourne, lu té vire, mais le cœur d’un momon lé capable écoute le silence son z ‘enfant. Tout d’suite momon la dit :

- « N’a quèqchose y tourne pas rond, quoça y tracasse à ou mon Dikra ?

- « Rien ! » Motah l’a réponde.

- « Comment rien ? Cause, mi écoute à ou. »

Alors Motah la trouve la force pour parle de son projet. Son momon la trape à lu et la serre à lu très fort sur sa poitrine et la dit à lu en sanglotant :

« Mon Dikra, mi respecte out décision, car mi doute pas que Allah la mette out rôzi là-bas. Moin la pas honte dit à ou que m’a souffert car avec out départ, s’ra un partie de mon corps que va quitte à moin. Mais y fait rien, mi donne à ou ma bénédiction. Ma remette à ou 2 valises ; s’ra pas lour à porté car zot contenu ou va laisse dans out cœur et dans out mémoire. Le premier valise, c’est celle de l’éducation. Dedans, ma mette des choses que mes parents et sat ot papa l’a enseigne à nous :

- Aimer le Créateur et accomplir ce que lu la demande à nous

- Respecter les parents

- Etre honnête dans tout ce que ou va entreprendre

- Si demain ou lé riche, pas besoin montre de moun. Car l’orgueil y fait mal le cœur des autres. Si quelqu’un y tend la main donne à lu sans regarder son couleur, son religion, son façon causer.

Le deuxième valise, c’est celle l’instruction : un jour envoie out z’enfant l’école et madressah. Zot y doit instruire à zot. Dis à zot : « Puise ce que lé bon dans les autres cultures car personne y détient la science infuse. La différence lé bien source de richesse. Promette a moin que ou va transmettre tout ça à out descendance. »


Le jour l’arrivé où Motah l’a quitte son pays. La séparation té fait mal. Lu la débarque longtemps après la Réunion. Un camarade l’a fait travaille à lu comme commis. Lu té dort dans un coin magasin sur un gouni. Quand le boutique l’a fait faillite, Motah l’a fait minotier, porteur de bois, chauffeur le car, jusqu’à ce que lu la gaigne rouv’ un p’tit magasin. Dès que lu té connaît un moun té sa va l’Inde, lu té donn’ un p’tit l’envelop ek son nouvelle et deux billets CFA pour son famille. Mais un matin, télégramme l’arrivé : « Mère, frère et sœur décédés dans un accident d’autocar. » Motah l’a assise dans son pliant et l’a pleuré. Tout de suite son p’tit z’enfant la saute su son genoux et Motah l’a dit : « Dadi, Phoy, et Tiatia l’a parti rejoindre Dada. » ("Grand-mère, tante et tonton sont partis rejoindre grand-père") Et puis son lèvre l’a remué. Sûrement lu l’a demande Allah d’accueillie à zot dans Djannat-ul-Firdaws (Paradis).

Ce boug-là quel qourbâni  (sacrifice) lu l’a fait. Lu la quitte La terre où l’a enterre son nombril ; lu la plus jamais revu son momon, frère et sœur parce que lu l’avait point les moyens. Lu l’a fait grandi son z’enfants. Lu la donne beaucoup d’amour son p’tit z’enfants. Lu l’a transmis à zot sek l’avait dans son deux valises. Ce boug-là c’est mon Dada(grand-père). Jordi, lu aussi l’a fine ferme son yeux. Temps en temps, quand mon paysage lé en train d’noirci, mi lève les yeux et mi voit, bien au-delà des nues, li sourit à moin et li dit à moin : « Avance Bêta ! Allah te guidera. »

Oummou Nazir
lu sur nasiha-islam

Dans la première partie du règne des Abbassides, un homme de la tribu de Shaïbah avait une tâche particulièrement délicate. Il devait parcourir chaque matin les rues et le marché, afin de relever ce que les gens disaient. Puis, il devait mettre cela par écrit et envoyer le rapport à son supérieur. Celui-ci sélectionnait les différents rapports et les présentait aux dirigeants de la dynastie. Ce procédé était censé garantir la paix et la stabilité du pays.

Un matin, après sa ronde habituelle, cet homme rédigea son rapport puis fit appeler son neveu qui s'appelait Ahmad et lui dit : "Aujourd'hui, j'ai un travail important à faire. Tu sais où travaille mon supérieur? Alors apporte-lui mon rapport et dis-lui que j'ai été pris par un travail personnel urgent." Ahmad prit le rapport et se mit en route vers le coeur de la cité où se trouvait le bureau du supérieur.

S'il avait suivi les directives de son oncle, cette histoire n'aurait jamais été racontée. Mais 14 siècles après, nous la lisons encore, car ce jeune fit quelque chose de surprenant ; quelque chose qui laissait présager que cet enfant allait devenir en grandissant un homme hors du commun!

En route vers le bureau, il passa sur un pont sous lequel coulait une rivière. En avançant sur le pont, il se dit :" Ô Ahmad ! Tu es certes jeune. Mais tu sais très bien en quoi consiste le travail de ton oncle. Il écrit ce qu'il entend les gens dire et ce qu'il les voit faire. Tu sais que ce qu'il fait est interdit par Dieu, car Dieu a dit "Et n'espionnez pas!" Ô Ahmad ! Tu portes donc quelque chose d'interdit. Tu es complice d'un mal que le Glorieux Coran a condamné!" Arrivé à cette conclusion, il jeta le rapport dans la rivière et rentra chez lui.

Parce que le rapport n'arriva pas, le supérieur envoya des hommes chez l'oncle de Ahmad. L'oncle expliqua qu'il avait chargé son neveu du rapport parce qu'il était occupé. On amena Ahmad. On le sermonna. On lui demanda ensuite ce qu'il en était du rapport. L'enfant dit qu'il l'avait jeté dans la rivière. Choqués, les hommes lui demandèrent pourquoi il avait fait une chose pareille. Il dit :"Parce que c'est interdit! C'est une forme d'espionnage. Et je ne veux pas être complice d'un mal!"

Quand le supérieur entendit cette histoire, il s'écria :"Une telle vertu? Une telle intégrité? Chez un si jeune enfant ? Mais qu'en est-il de nous ?"

Et depuis ce jour, les gens commencèrent à traiter Ahmad avec un grand respect. Il devint extrêmement populaire.

 

Savez-vous qui était ce jeune homme ?

Il devint l'un des plus grands juristes et savants du Hadith. Il reçut le titre de "l'imâm de la vertu". Sa popularité le servit quand il eut à affronter plus tard de très grandes difficultés, particulièrement sous le règne de al-Ma'mûn. Mais avec patience, il défendit ardemment la vérité, même soumis à la torture. Il refusa d'abandonner ce qu'il savait vrai car, provenant du Coran et de la Sounnah. Les noms des hommes qui le torturèrent disparurent avec le temps. Mais le nom de Ahmad a traversé le temps, car depuis sa tendre jeunesse, il refusa de corrompre les croyances venant du Coran et de la Sounnah.

Vous l'avez compris: nous parlions de Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (rahimahoullâh)!

Ps: L'école Hambalite, l'une des quatre écoles Sunnites, se réclame ainsi de l'Imâm Ahmad Ibnou Hambal (rahimahoullâh).

Il est décédé en 241 H. / 855 ap. J.C.). Qu'Allah lui fasse miséricorde.

"Petit frère!..."
1. Le respect que doit vouer le disciple à son maître, l’élève à son professeur.

Hazrat ‘Oumar Ibnoul Khattâb (radhiyallâhou ‘anh) a dit :

« J’ai demandé au Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) l’autorisation d’aller accomplir le petit pèlerinage (‘oumrah). Il me la donna et me dit : « Petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes invocations ! »

‘Oumar dit : « Il m’a dit là une parole contre laquelle je n’échangerai pas tout ce bas monde ! » (Abou Dawoûd, Tirmidhi)

Mon frère, ma sœur,

Retiens de ce Hadith plusieurs points :

Et ceci, à tel point qu’il n’entreprend aucune chose importante et ne prend aucune décision importante sans la concertation avec ce dernier.

2. La recommandation de demander au voyageur d’invoquer Allah en notre faveur, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage religieux tels que le Hadj et la ‘Oumrah.

En effet, les pèlerinages et les terres saintes sont autant de circonstances propices à l’acceptation des invocations.

Le pèlerin doit alors invoquer Allah en sa faveur ainsi qu’en faveur de tous ceux qui le lui ont demandé. S’il s’en souvient et que cela lui est possible, qu’il prenne leurs noms. Il pourra sinon demander d’une façon générale en disant par exemple : « Accepte mes douas en faveur de tous ceux qui me l’ont demandé » ou « en faveur de tout le monde, de tous les musulmans… »

3. Celui qui est supérieur peut demander à celui qui lui est inférieur de faire Dou’a pour lui. Ici, le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) demande à un Sahâbi (Compagnon) d’invoquer Allah en sa faveur.

4. On dit en général : « Demande Dou’a pour nous » ou « Fais Dou’a pour nous ». Ce hadith nous enseigne ici une autre façon de le dire : « Ne nous oublie pas dans tes Dou’as ».

5. La possibilité d’utiliser des termes affectifs en parlant aux gens, et ceci suivant notre relation avec la personne. Ici, le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) témoigne toute son affection pour Hazrat ‘Oumar (radhiyallâhou ‘anh) en l’appelant « petit frère ».

6. L’amour des Compagnons (radhiyallâhou ‘anhoum) pour le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). Leur amour pour lui dépassait leur considération pour toute autre chose. Ici, une seule parole, témoignage de son affection pour Hazrat ‘Oumar (radhiyallâhou ‘anh), est préférable à ce dernier à tout ce bas monde.

« Ô Allah ! Nous te demandons Ton Amour et l’Amour de Ton Messager (swallallâhou ‘alayhi wasallâm).Âmïne

Une drôle de "First Lady"

Etre l’épouse d’un homme qui gouverne sur un empire allant de l’Afrique à la Chine : on imagine aisément les privilèges attachés à ce titre. Ce serait l’occasion pour cette dame d’être servie comme une reine, de manger les meilleurs plats, de se vêtir de vêtements luxueux, d’avoir une véritable cour à son service…

Pourtant, dans l’histoire qui suit, une telle dame va faire ce que même les dames ordinaires d’aujourd’hui ne feraient pas.

Cheikh Moustapha as-Sibâ’î (que Dieu lui fasse miséricorde) relate cette histoire dans The Civilization of Faith :

Une nuit, alors que le calife ‘Oumar Ibn al-Khattâb (que Dieu soit Satisfait de lui) faisait sa ronde habituelle, il vit une tente avec un homme assis devant. Il s’approcha et entendit des gémissements venir de l’intérieur de la tente. Il salua l’homme et lui demanda qui il était. L’homme dit : « Je suis un bédouin venu en quête de quelque faveur auprès du calife. » ‘Oumar, sans dire qu’il était le calife en question, demanda ce qui se passait dans la tente. L’homme répondit : « Mêle-toi de tes affaires. Ne questionne pas à propos de ce qui ne te concerne pas. » Mais ‘Oumar insista et l’homme dit : « C’est une femme subissant les douleurs qui précèdent l’accouchement. Il n’y a personne pour l’aider. »

‘Oumar partit chez lui et dit à sa femme Oumm-Koulthoum Bint Alî (que Dieu soit Satisfait d’elle) : « Désires-tu une récompense que Dieu te donne l’occasion de saisir ? » Elle demanda : « De quoi s’agit-il ? » ‘Oumar dit : « D’une pauvre femme seule dans le désert qui va accoucher. » Elle dit : « Chef des croyants ! Permets-moi de l’aider ! » ‘Oumar dit : « Prends de quoi vêtir l’enfant et ce qui est nécessaire pour la femme. » Quant à ‘Oumar, il prépara un sac dans lequel il mit de quoi préparer un repas.

Ainsi, dans le silence de la nuit, alors que les gens dormaient profondément, le souverain de l’empire musulman et son épouse partirent seuls dans le désert porter de l’aide à des inconnus. Arrivés près de la tente, ‘Oumar dit à sa femme d’entrer pendant que lui commença à sortir les ingrédients pour le repas.

Durant la préparation de la nourriture, ‘Oumar s’asseyait auprès du bédouin et lui parlait calmement. L’homme ne savait toujours pas qu’il conversait avec le calife. Quand la femme accoucha, l’épouse de ‘Oumar annonça : « Chef des croyants ! Donne la bonne nouvelle à cet homme de la naissance d’un fils. » Quand le bédouin entendit « Chef des croyants », il prit peur et recula. Mais ‘Oumar le rassura : « Reste où tu es. Mange car tu as veillé toute la nuit. »

Quand tout fut terminé, ‘Oumar dit au bédouin : « Viens nous voir demain. Nous verrons comment t’être utiles. » Le lendemain, l’homme vint et ‘Oumar lui donna de l’argent pour qu’il puisse s’occuper de l’enfant.

Cheikh Moustapha as-Sibâ’î ajoute ce commentaire :

De tout ce que j’ai pu lire des grandes personnalités de l’humanité, je n’ai pas vu de récit plus beau, plus digne, plus sublime que celui-là.

Les chroniqueurs occidentaux rappellent une anecdote de Washington, le libérateur des Etats-Unis d’Amérique. Alors qu’il marchait dans une rue de la ville qui porte désormais son nom, il vit quelques soldats qui essayaient de déplacer un rocher. Le sergent surveillait l’opération sans intervenir. Washington lui dit : « Aidez-les à déplacer ce rocher ! » Mais le sergent refusa et dit : « Je ne bougerai pas d’un pouce ! » alors Washington enleva son manteau et aida les soldats à déplacer le rocher. Et avant de partir, il leur lança : « Si vous avez besoin d’aide, venez à la demeure de Washington ! »

Et Cheikh Moustapha as-Sibâ’î de remarquer : « C’est certainement la marque des grands hommes que d’avoir ce genre d’attitude. Mais que représente ce geste de Washington à côté de celui de ‘Oumar Ibn al-Khattâb ? »

nasiha-islam

Allah détient notre avenir...
 
Au nom de Dieu Le Tout Miséricordieux Le Très Miséricordieux

Il était une fois... Une Muslima qui, comme toutes les femmes, aimerait
se marier. Elle pensait à cet homme...; Muslim, droit dans le dine.
Sa pensée se portait sur lui, de jour comme de nuit, avec l'esperance
qu'un jour son heure arrivera où il lui demandera sa main.

C'est alors que ce jour arriva , la jeune fille muslima habitait
dans un appartement, l'homme du bas de son bâtiment, s'appretait à sonner...
C'est ce qu'il fit... Une fois... Deux fois... Trois fois... Quatre fois...
En vint... Personne ne lui ouvrit, il finit par penser que la muslima de ses rêves n'habitait peut être pas là. Mais en réalité ce qu'il ne savait pas,
c'est que la sonnette était tout simplement cassée.

Les années passèrent, la Muslima avec le temps oublia son prince charmant,
elle tira un trait sur son rêve qui pour elle ne se réalisera jamais.
Par contre l'homme lui, sa muslima, il y pensait encore. Il ne rêvait que
de ce jour où il devait lui demander sa main... Il était desespéré...

Un vendredi, il voulut se rendre à la mosquée de Lille pour le Joumou'a,
il prit sa voiture pour s'y rendre, et par "malheur" la voiture derrière
 lui le percuta.
Il devint rouge de colère et sortit de la voiture pour régler les comptes.
Quand il sortit, il voulut crier quand il vit que la personne qui avait percuter
sa voiture était Sa Muslima bien aimée. Toute sa colère se dissipa, il courut
auprès d'elle, lui rappelant qui il était, et qu'il rêvait encore de l'épouser.
La muslima toute étonnée de ses retrouvailles inatendues ne sû que dire
de ses belles paroles, tant elles les avaient rêvées quelques années auparavant...

Ils se séparèrent tout deux, la muslima dans le doute et la confusion de
 ses sentiments.

Quand elle fût chez elle, elle fût completement troublé par cette drôle de
journée, ce qu'elle avait tant rêver venait de se réaliser enfin!
Hélas... un prétendant était présent... Les présentations des familles étaient faite...
Le mariage était en cours, et plus que quelques jours la séparait de l'union !
Cependant le trouble et la brume était bel et bien présent dans son esprit.

De son côté son futur mari lui reservait une surprise, ne se doutant pas de
ce qui était arrivé a sa futur femme... Un repas familial était en cours
pour la soirée + un invité surprise, un ami de la famille devait passer
afin qu'il lui présente la femme de sa vie.

Il appela donc sa fiancée, afin de la convier aux festivités en son honneur.
La femme accepta et se rendit comme prévu chez son futur epoux.
L'invité surprise n'était pas encore là lors de son arrivé...
Elle alla aider la mère de son fiancé dans la cuisine afin de terminé
le repas du soir, quand l'invité arriva...
Son fiancé l'appela pour qu'elle vienne le saluer et pour lui présenter.
Quand elle sortit de la cuisine, munit d'un plâteau garnit, elle vit l'invité à
sa grande surprise... c'était l'homme... celui dont elle avait tant rêvé
depuis toutes ces années et qui était soudainement revenu dans sa vie depuis l'incident des voitures.
Elle lâcha le plâteau et courut dans les escaliers, qu'elle monta 4 par 4 et
s'enferma dans la 1ere chambre... Elle se mit a pleurer ne sachant plus où
 elle était, ses sentiments encore plus confus qu'en fin d'après midi, le coeur brisé, demandant à Allah taa'la de la guidée car elle ne savait plus où elle était.
Son 1er amour était revenu à elle, celui qu'elle attendait depuis tant de temps,
mais aussi il y avait son fiancé, celui dont elle était tombé amoureuse et
qui l'avait demandé en mariage et qu'elle avait accepté.

Elle pria, et pria encore pour demander l'aide d'Allah taa'la.
Puis, elle ouvrit le Coran afin de lire quelques sourates pour apaiser
son coeur et son esprit, puis elle se rappela qu'une des sourates
qu'elle était entrain de lire, était celle qu'elle avait lu lorsqu'elle s'était rendue
compte qu'elle venait de tomber amoureuse du muslim, son 1er amour.

Alors des larmes de joies coulèrent sur sa joue, car voilà un signe évident
de la part de son Seigneur mash'Allah!!

Le père de la jeune fille toqua à la porte, ayant discuter avec le jeune homme
comprit la réaction de sa fille et vint donc la retrouvé.
Elle s'excusa auprès de lui et lui dit qu'elle avait fait son choix, et que
ce n'était pas son fiancé actuel qu'elle souhaitait pour faire sa vie:
" Starfoulah papa je suis désolée, qu'Allah taa'la me pardonne mais
c'est lui que j'ai choisie, c'est lui que j'aime, j'ai demandé a Allah taa'la
 de me guidé vers celui qui fera mon bonheur jusqu'à ma mort, et
je fû guider vers lui..."

Le père: " Ma fille, ne t'excuse pas... C'est ma faute, je n'avais pas réparer
 la sonnette, si je l'avais fait il n'en serait pas ainsi aujourd'hui"

Elle embrassa son père en le remerciant de tout son coeur !

Quand son fiancé arriva dans la pièce, elle s'excusa auprès de lui et
lui demanda pardon, de lui avoir donner de faux espoirs, mais que
ses sentiments étaient trop important à l'égard de cet homme.
Il comprit, et lui pardonna.

L'homme et la femme s'unirent donc par la grâce d'Allah
soubhan wa taa'la


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Moralité : Quand une personne vous est destiné peut importe ce qui
se passe, elle vous reviendra, tel est la devise du MEKTOUB
Soubhan Allah.

Les gens vaquent à leurs occupations : on travaille, on marche, on achète, on vend, on parle, on dort…Soudain, une voix retentit ! Une belle voix ! Une mélodie même ! C’est l'Azân, l’appel à la prière ! Le muezzin me rappelle l’heure du rendez-vous devant mon Seigneur. Il m’appelle, il m’invite. Sa voix me fait le rappel de ma voie !

 

« Dieu est Grand, Dieu est Grand ! (2)

Je témoigne qu’il n’y a point Dieu à part Allah ! (2)

Je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ! (2)

Venez vers la Prière ! (2)

Venez vers le succès ! (2)

Dieu est Grand, Dieu est Grand !

Il n’y a pas d’autre Dieu à part Allah ! »

 

Que de belles paroles ! Le rappel de l’essentiel : l’Unicité de Dieu et Sa Grandeur, le témoignage au Messager de Dieu (swallallâhou ‘alayhi wasallam), l’importance de la prière, élément de succès pour tout un chacun…


Maintenant, je comprends mieux pourquoi cet appel est si désagréable à Satan. Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wassalam) a dit : « En vérité, lorsque Satan entend l’Azân, il s’enfuit jusqu’au lieu dit Rawhâ ». Hazrat Djâbir (radhiyallâhou ‘anh), le narrateur du Hadith dit : « Rawhâ est une ville située à 36 miles de Madinah ».

Soubhânallâh ! Satan s’enfuit jusqu’à près de 80 km !

Mais au fait, je ne t’ai pas encore dit d’où nous vient l’institution du Azân ! Et bien, il nous faut pour cela remonter au tout début de l’Hégire, lorsque les musulmans arrivèrent à Médine. Ces musulmans étaient maintenant plus nombreux, la mosquée était construite, et très vite, le besoin s’est fait ressentir d’une méthode visant à annoncer aux gens l’heure de la Salah. Jusqu’à présent, un homme était désigné pour appeler les gens en annonçant : « La prière collective ! La prière collective ! » Mais il fallait maintenant trouver un meilleur moyen. Durant la concertation à ce propos, certains proposèrent un cor, d’autres d’allumer un feu ou de lever un étendard, et d’autres encore un clocher…

 

Cette nuit-là, un Compagnon, Hazrat ‘Abdoullâh Ibnou Zayd (radhiyallâhou ‘anh) fit un rêve. Il y vit un homme tenant un clocher. « Ô Serviteur d’Allah ! Veux-tu vendre ce clocher ? » lui demanda-t-il. « Pourquoi ? » demanda l’homme à son tour. ‘Abdoullah Ibnou Zayd répondit : « Pour appeler à la prière » L’homme reprit alors : « T’indiquerai-je un moyen meilleur que cela? » Puis il cita les paroles de l’Azân telles que tu les connais. Il lui enseigna également les paroles du Iqâmah (appelé aussi «Takbîr » - paroles prononcées derrière l’Imâm juste avant le début de la prière)

 

Au matin, lorsque ceci fut raconté au Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), il déclara : « Certes, c’est une vision véridique si Dieu le veut ! » Puis il ordonna qu’on enseigne ces paroles à Hazrat Bilâl (radhiyallâhou ‘anh) et que ce soit ce dernier qui fasse l’appel à la prière, sa voix étant plus belle et portant plus loin. (Abou Daoûd)

 

 

C’est ainsi que depuis ce jour, l’Azân fut institué et il devint un symbole fort de la présence musulmane dans une localité. C’est ainsi également que Bilâl l’Abyssinien (radhiyallâhou ‘anh) devint le premier Muezzin de l’Islam et le Muezzin attitré de la Mosquée du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). A l’heure des prières, sa voix résonnait dans les rues de Madinah. Plus tard, Hazrat ‘Abdoullâh Ibnou Oummi Maktoûm (radhiyallâhou ‘anh), le Compagnon aveugle, devait également l’épauler en procédant à l’appel du matin.

 

 

On trouve dans les récits cet épisode où l’on raconte qu’après le décès du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), Bilâl (radhiyallâhou ‘anh) décida de quitter Médine. En effet, le lieu du sépulcre du Messager (swallallâhou ‘alayhi wasallam) lui rappelait trop de souvenirs. Un jour, il vit en rêve le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) qui lui dit : « Ô Bilâl ! Comment se fait-il que tu ne me rendes jamais visite ? »

Aussitôt réveillé, Bilâl (radhiyallâhou ‘anh) décida de partir pour Médine. Quand il y arriva, Hassan et Houssein (radhiyallâhou ‘anhouma) lui demandèrent de faire l’appel à la prière. Il ne pouvait le leur refuser. L’Azân fut donc fait. Et aussitôt que sa voix retentit à nouveau dans Médine que les gens furent touchés et se mirent à pleurer au souvenir des jours bénis du temps du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). Le Muezzin de l’époque raviva le souvenir de l’Imâm de l’époque ! Swallallâhou ‘alayhi wasallam ! Que la Paix d’Allah et Ses bénédictions soient sur Lui !

 

 

Faire l’appel à la prière est un acte vertueux, un moyen de se rapprocher d’Allah et d’obtenir de Lui de grandes récompenses. Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Si les gens savaient quelle récompense comportent l’Azân et le premier rang (dans la prière) et qu’ils n’avaient à leur disposition que le tirage au sort pour se départager (et remporter cette récompense), ils tireraient sûrement au sort ». (Boukhâri)

 

 

C’est bien pourquoi, Hazrat ‘Oumar Ibnoul Khattâb (radhiyallâhou ‘anh) avait dit un jour : « Si j’étais Muezzin, j’en serais pleinement satisfait et peu m’importerais de ne pas me lever à la prière de la nuit et de ne pas jeûner le jour. J’ai entendu le Messager d’Allah (swallallâhou (alayhi wasallam) dire : « Ô Allah ! Pardonne aux Muezzins ! » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu vas nous laisser en train de nous battre avec nos sabres pour l’Azân ! » Il dit : « Non, ‘Oumar ! Une époque viendra où les gens laisseront l’Azân aux plus faibles (misérables) d’entre eux, alors que ce sont des chairs qu’Allah a interdites au Feu, les chairs des Muezzins ».

 

 

Un Hadith dit aussi : « Le Muezzin sera pardonné proportionnellement à la distance que couvre sa voix. Toute chose vivante et inerte témoignera en sa faveur le Jour de la Résurrection… » (Abou Daoûd)

 

D’après un autre Hadith, « les Muezzins seront ceux qui auront le cou le plus long le Jour du Jugement ». (Mouslim)

Avoir le cou le plus long peut signifier tout simplement que les Muezzins seront les plus éminents ce jour-là.

Une explication également connue est celle qui consiste à dire que pendant que beaucoup de gens seront noyés dans leur sueur le Jour du Jugement, les Muezzins seront épargnés et auront ainsi la tête haute et au dessus de tous.

Wallâhou A’lam

 

 

Par ailleurs, le Muezzin bénéficie également de cette invocation du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) : « Ô Allah ! Guide les Imâms et pardonne aux Muezzins ». (Abou Daoûd)

 


Mais qu’on ne s’inquiète pas ! L’Azân est si noble que tout un chacun peut très bien tirer profit des récompenses qui y sont liées, sans pour autant être un Muezzin !

Par exemple, le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Celui qui dit en entendant l’Azân (après l’Azân): « Allâhoumma Rabba Hâdhihid Da’watittâmmah Wassoilâtil Qâ imah, Âti Mouhammadanil Wassîlata Walfadhîlata Wab’anth hou Maqâmam mahmoûdanilladhi Wa’attah », mon intercession lui reviendra de droit le Jour du Jugement ». (Boukhari)

 

Traduction : « Ô Allah ! Seigneur de cet appel parfait et de cette prière perpétuelle, accorde à Mouhammad le Wasîlah (degrés particulier et le plus élevé au Paradis, devant revenir au Prophète swallallâhou ‘alayhi wasallam) et l’éminence. Et accorde lui le rang d’excellence que tu lui as promis ».

 

Dans la version de Bayhaqui, on rajoute ces termes à la fin : « Innaka lâ toukhlifoul Mî’aad » - « Certes, tu ne manques pas à tes promesses ».

 

 

A ce moment précis, c’est aussi l’occasion propice d’invoquer Allah en notre faveur, car certes, « l’invocation faite entre l’Azân et l’Iqâmah n’est pas rejetée ». Et lorsque les Sahâbas demandèrent : « Que devons-nous dire Ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Demandez à Allah le ‘Âfiyah (le bien-être) dans ce monde et dans l’Au-delà ». (Tirmidhi)

 


Voilà, mon frère, ma sœur, la réalité de l'Azân et ses mérites !

 

 

L’azân, cet appel par excellence, moi je l’ai entendu pour la première fois très longtemps de cela. C’était les premiers instants de ma vie. Quelques minutes à peine s’étaient écoulées depuis ma venue au monde que ces belles paroles résonnaient déjà à mes oreilles : « Allah est Grand ! Allah est Grand ! Je témoigne qu’il n’y a de Dieu à part Allah… » L’Unicité de Dieu comme parole de bienvenue ! Cette même Unicité qui viendra également comme parole d’adieu au moment du départ de ce monde. Bref, l’appel était lancé !

 

Mais au fait, où est donc la prière qui suit l’appel ? On m’expliqua plus tard que, très symboliquement, la prière qui suit cet appel, ce serait ma prière funéraire à la fin de ma vie, et que finalement, ma vie se résume à ce court instant qui s’écoule entre un appel et sa prière !

 

 

Je demandai alors à Allah de m’accorder le bien-être dans ce monde et dans l’Au-delà ! Âmîne

source: nasiha-islam              Chawkat

« Ce sont des compagnons dont les discours ne te lassent pas. Tu n'as jamais à douter de leur honnêteté en ta présence comme en ton absence. Il n'y a pas mieux pour chasser tes soucis que de t'asseoir avec eux et les écouter te parler. Ces compagnons nous enseignent la science de ceux qui moururent avant nous. Et ils nous enseignent aussi bien la sagesse, la discipline, le bon conseil que par exemple l'art de la gouvernance. Pas une seule fois ils n'auront un écart de conduite. Nulle crainte de leur langue ou de leurs mains. Dire qu'ils sont morts serait mentir. Dire qu'ils sont vivants ne serait pas tout à fait exact. »

Cheikh Moustapha as-Sibâ'î (que Dieu lui fasse miséricorde) écrit dans Civilization of Faith :

'Abdoul Mâlik az-Zayyât était un homme versé dans les sciences. Al-Jâhiz vint lui rendre visite en emportant en cadeau un livre de l'éminent grammairien as-Sibâwayh. 'Abdoul Mâlik dit : « Tu ne pouvais m'offrir quelque chose de plus précieux. »

En soirée, le calife envoya un serviteur appeler 'Abdoul Mâlik. Ce dernier était entouré de livres et plongé dans ses lectures. Le serviteur arriva et lui fit savoir que le calife le demandait. Mais 'Abdoul Mâlik répondit : « J'ai pour l'instant des sages avec moi avec qui je discute. Je viendrai quand je terminerai avec ces éminents personnages. »

Le serviteur retourna au calife et lui raconta la scène. Le calife demanda : « Qui sont les sages en compagnie de 'Abdoul Mâlik ? » Le serviteur dit « Par Dieu, il n'y avait personne ! », ce qui énerva le calife. « Emmène-le moi à l'instant ! » cria le calife.

Quand 'Abdoul Mâlik arriva, le calife le questionna sur ces prétendus sages qui se trouvaient avec lui étant donné que le serviteur l'avait vu seul. 'Abdoul Mâlik eut cette réponse :

« Ce sont des compagnons dont les discours ne te lassent pas. Tu n'as jamais à douter de leur honnêteté en ta présence comme en ton absence. Il n'y a pas mieux pour chasser tes soucis que de t'asseoir avec eux et les écouter te parler. Ces compagnons nous enseignent la science de ceux qui moururent avant nous. Et ils nous enseignent aussi bien la sagesse, la discipline, le bon conseil que par exemple l'art de la gouvernance. Pas une seule fois ils n'auront un écart de conduite. Nulle crainte de leur langue ou de leurs mains. Dire qu'ils sont morts serait mentir. Dire qu'ils sont vivants ne serait pas tout à fait exact. »

Le calife comprit qu'il parlait de ses livres et le laissa tranquille.

nasiha-islam

The shipwreck…

The only survivor of a shipwreck was washed up on a small, uninhabited island. He prayed feverishly for Allah (SWT) to rescue him, and everyday he scanned the horizon for help, but none seemed forthcoming. Exhausted, he eventually managed to build a little hut out of driftwood to protect him from the elements and to store his few possessions. But then one day, after scavenging for food, he arrived home to find his little hut in flames, the smoke rolling up to the sky. The worst had happened; everything was lost. He was stunned with grief and anger. “Allah, how could you do this to me!” he cried. Early the next day, however, he was awakened by the sound of a ship that was approaching the island. It had come to rescue him. “How did you know I was here?” asked the weary man of his rescuers. “We saw your smoke signal,” they replied.

It is easy to get discouraged when things are going badly. But we shouldn’t lose heart, because Allah (SWT) is at work in our lives, even in the midst of pain and suffering. Remember, next time your little hut is burning to the ground (i.e. things are going badly for you), it may just be a smoke signal that summons the Grace of Allah (SWT).

Le naufrage…

Le seul survivant d'un naufrage a été emporté sur une petite île inhabitée. Il priait fébrilement Allah Ta’ala pour son salut. Il scrutait l’horizon nuit et jour mais ne trouvait aucune aide. Epuisé, il a finalement réussi à bâtir une petite hutte à partir des morceaux de bois qui flottaient pour se protéger des intempéries et pour conserver quelques biens. Mais un jour, il parti à la recherche de nourriture et à son retour il trouva sa petite hutte en flammes, la fumée s’élevant dans le ciel. Le pire était arrivé. Tout a été perdu. Il était empli de chagrin et de colère. "Allah, comment peux-tu me faire ça ?! " Il a pleuré… Tôt le lendemain, il a été réveillée par le bruit d'un bateau qui approchait de l'île. Il était venu à son secours. "Comment saviez-vous que j’étais ici?" demanda à l'homme à ses sauveurs. "Nous avons vu votre signal de fumée", ont-ils répondu.

Il est facile de se décourager quand les choses vont mal. Mais nous ne devrions pas perdre espoir, car Allah (SWT) est à l'œuvre dans nos vies, même au milieu de la douleur et de la souffrance. N'oubliez pas, la prochaine fois que votre petite hutte brûle au sol (c'est-à-dire que les choses vont mal pour vous), il peut juste s'agir d'un signal de fumée qui appellera la Grâce d'Allah Ta’ala.


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