N'oubliez pas

lu sur http://imaniatte.over-blog.com
Les trois types de patience

Pour chaque maladie, il existe un remède. La patience, certes difficile et éprouvante, peut être réalisée grâce au savoir et aux efforts soutenus.

En général, il y a trois types de patience :

1- La patience contre les péchés

2- La patience dans l’accomplissement des bonnes œuvres

3- La patience en cas de crises et de difficultés

Il se peut que quelques personnes soient patientes en cas de crises ou le soient en ce qui concerne l’accomplissement des bonnes œuvres, mais devant la tentation, elles peuvent s’effondrer et ne pas résister. D’autres peuvent avoir un comportement très respectueux et une capacité de résistance face aux péchés mais peuvent ne pas avoir de la patience pour l’accomplissement des bonnes œuvres. Le meilleur, bien sûr, serait d’avoir les trois genres de patience à la fois.

Ceci n’empêche pas que parmi les trois genres de patience, les deux premiers soient plus appréciés par Allah même si les sinistres rencontrés étaient très graves. En effet, le fait de patienter en cas de sinistres n’est qu’un genre obligé de patience. Par contre, en ce qui concerne le premier et le deuxième genre de patience, il s’agit d’une patience facultative : dans ce cas, c’est donc la personne elle-même qui choisit de patienter sans être obligée de le faire. Il s’ensuit qu’en comparant la patience du prophète Daoud (‘alayhi Assalam) au moment de sa maladie, de la perte de sa fortune et de ses fils à celle du prophète Youssef (‘alayhi Assalam) lorsqu’il fut mis à la prison, vous trouverez que la patience de Youssef (‘alayhi Assalam) était plus parfaite parce que tout simplement, c’est lui  qui a choisi d’être emprisonné. Dans sa vie il rencontra plusieurs épreuves : celle d’être jeté dans un puits, celle d’être réduit à l’esclavage, mais l’épreuve la plus dure est celle d’avoir choisi le prison comme refuge contre le risque de pécher. 

La patience contre les péchés

Ce genre de patience est très difficile surtout pour les jeunes chez qui les relations sexuelles sont de grand intérêt, pour affaiblir la séduction des péchés illicites, il convient d’éviter les préliminaires qui mènent aux péchés. Ainsi, on ne posera pas son regard sur ce qui est illicite à voir, et on veillera à libérer nos instincts et à assouvir nos besoins de façon noble et licite telle que Dieu nous a appris. Chaque plaisir illicite a un équivalent licite. Si l’adultère est un péché, les rapports sexuels entre époux sont des actions honorables. Trouvons donc notre satisfaction dans le licite.

La patience dans l’accomplissement des bonnes œuvres

La persévérance à accomplir les bonnes œuvres est le genre de patience le plus apprécié par Allah car l’adoration d’Allah par l’accomplissement de Ses ordres est en elle-même la raison d’être de notre création sur terre. C’est pour cette raison aussi que dans les verstes du Coran Allah dit: « Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant … » (Sourate Al-‘An‘âm, 160). Ce sont ces bonnes œuvres qui font en sorte qu’Allah accorde Sa grâce aux gens pour qui les péchés et les bonnes œuvres sont égaux sur la balance de jugement. Dans un Hadith Qodssy,: « Ma Grâce a devancé Ma Colère ».

La patience en cas d’épreuves

La patience face aux difficultés englobe une série de moments et de situations où le croyant doit patienter face à la mort d’un proche, face à une maladie permanente, face à des situations difficiles causées par autrui, face à la pauvreté ou enfin face aux différends conjugaux.

La patience face à la mort d’un proche : ce proche peut être le mari ou la femme… Il est d’autant plus dur à supporter pour la femme qui perd son époux ou l’un de ses enfants ….

Abou Moussa Al-Ach’ari (Radia Allah ‘anh) rapporta que le prophète (Sallah Allah ‘alayhi wa sallam) a dit : ‘Lorsque l’enfant du serviteur meurt, Allah demande aux anges : ‘Avez-vous saisi l’enfant de Mon Serviteur ?’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il demande de nouveau : ‘ Avez-vous saisi le fruit de son cœur ? ’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il leur demande : ‘Et qu’est ce que Mon Serviteur a dit ?’ et les anges répondent : ‘Il T’a loué et a dit : nous appartenons à Allah et nous lui reviendrons’. Alors Allah ordonne à Ses anges de bâtir à Son Serviteur une maison dans le paradis et d’appeler cette maison ‘la maison de louange’.

Il faut percevoir les catastrophes d’une autre manière et comprendre le sens réel qu’elles cachent. Savez-vous par exemple qu’Allah dit au jour dernier aux enfants, qui sont morts avant d’atteindre l’âge de l’obligation, d’entrer au paradis, mais que les enfants Lui disent qu’ils ne veulent pas y entrer sans leurs pères et mères. Allah leur dit alors : prenez les mains de vos parents et faites les entrer avec vous.

 La patience face aux maladies : comme la perte de la vue, les maladies psychologiques ou la dépression, etc. Une histoire nous est rapportée par le compagnon du prophète ‘Ataa Ibn abi Rabah (Radia Allah ‘anh) a dit: «Ibn Abbas m'a dit: «Veux-tu que je te montre une femme de ceux que Dieu destine au Paradis?» Je dis: «Oui». Il dit: «Cette femme noire est venue dire au prophète (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam): «J'ai des crises d'épilepsie au cours desquelles il m'arrive de me découvrir malgré moi. Prie donc pour moi Dieu»! Il lui dit: «Si tu veux bien patienter, tu as le Paradis et, si tu veux que je prie Dieu pour ta guérison, je le fais et Il te guérira». Elle dit: «Je préfère plutôt patienter». Puis elle ajouta: «Il m'arrive dans ces crises de me découvrir, prie Dieu pour que cela ne m'arrive plus». Et il pria pour elle» [URA].

La perte de vue est aussi une épreuve qui a comme récompense le paradis et c’est ce que montre le Hadith Qodssy : ‘Le Serviteur que j’ai éprouvé par la perte de ses deux chères (les yeux puisqu’elles ont une importance majeure), aura pour récompense le paradis’. 

Le fait de supporter la douleur est aussi en soi un genre de patience. Le Prophète (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam) a dit: ‘Aucun mal n'atteint le musulman, que ce soit une douleur chronique, une fatigue, une maladie, une tristesse ou même une mélancolie qui l'abat, sans qu'il ne lui serve d'expiation à ses péchés". (Sahih Muslim). Aicha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit J’ai entendu l'Envoyé d'Allah (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam) dire: "Aucun mal n'atteint le musulman –fût-ce d’une simple piqûre d'épine- sans qu'Allah ne lui accorde, en revanche, un grade en plus au Paradis et ne lui remette un péché". (Sahih Muslim)

La patience en cas de crises et de difficultés, la patience de supporter les embarras et les propos désagréables des autres qu’ils soient le mari, le père, la voisine, la belle mère, ou l’ennemi. Par conséquent, en cas de propos désagréables, le verset dont nous devrions se souvenir est « Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires » (Sourate  Ach-Choûrâ, 43).

En lisant toutes ces versets coranique et Hadith nous constatons que Allah Sobhanh voulait pardonner à toutes ses créatures surtout en lisant ce hadith: ‘ L’abondance des épreuves et des difficultés qui confrontent le musulman dans sa fortune, ses enfants ou son corps, finira par le rendre à Allah sans aucun péché’.

Un très bon hadith à apprendre

D'après 'Abû Hurayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Sallah Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: "Sept personnes seront à l'ombre d'Allah le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne: le souverain équitable; le jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allah; l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière); deux hommes qui, s'aimant en Allah, se réunissent pour Allah et se séparent selon Son décret (par la mort); l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant: "Je crains Allah"; l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche; et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allah et a, par attendrissement, les larmes aux yeux". (Sahih Muslim)

Conclusion

Nous concluons que la patience la plus appréciée est celle requise pour l’accomplissement des bonnes œuvres suivie par celle de résister face aux tentations et en fin celle de patienter en cas d’épreuves.

Veuillons nous à rectifier progressivement notre  comportement jusqu’à ce qu’on se débarrasse des mauvaises habitudes et des comportements déviants.

Wa salam alikoum wa rahmato Allah wa Barakatoho

Source:

amrkhaled.net

islamophile.org

hadith.al-islam.com

SOIREE BAC
Jeunes Bac part1.mp3
Fichier Audio MP3 [4.7 MB]

La "soirée bac" a reçu une attention particulière de la part des jeunes de St Denis, malgré la rencontre sportive qui avait lieu en même temps.

Nous vous proposons l'intégralité du programme, ainsi que l'intervention très profitable de M. Abdoul Aziz Patel, professeur au lycée du Butor, dont les conseils ont été  appréciés de tous. Comme promis, chaque personne présente recevra par écrit sur son adresse les Doah que nous avons conseillés, ainsi que les conseils prodigués quant à la manière d'aborder les derniers jours avant l'épreuve, l'état d'esprit à avoir en entrant dans la salle d'examen, et la manière de lire les ennoncés.

  • Pourquoi se réunit-on à 2 jours des épreuves ? C'est surement pas pour vous faire un Bayan!

  • Vivre une période de révision, l'approche d'examens

  • Il y 2 paramètres qui entrent en jeu: vos acquis, et la gestion du stress

  • 3 conseils pour bien organiser ses révisions, retenir ce qu'on va apprendre

  • 3 conseils pour évacuer le stress, et ne pas angoisser le jour de l'examen

  • L'importance des études

  • Réviser + Confiance en Allah

Download
SOIREE BAC (SUITE)
- La veille de l'examen/ le matin : 8 conseils
- Dans la salle, avant de recevoir l'énoncé: 5 conseils
- En cas de blocage
- Conseils de M. Abdoul Aziz Patel, Professeur au lycée du Butor
Jeunes Bac 2.mp3
Fichier Audio MP3 [2.6 MB]

  • Pourquoi se réunit-on à 2 jours des épreuves ? C'est surement pas pour vous faire un Bayan!
  • Vivre une période de révision, l'approche d'examens
  • Il y 2 paramètres qui entrent en jeu: vos acquis, et la gestion du stress
  • 3 conseils pour bien organiser ses révisions, retenir ce qu'on va apprendre
  • 3 conseils pour évacuer le stress, et ne pas angoisser le jour de l'examen
  • L'importance des études
  • Réviser + Confiance en Allah
  • La veille de l'examen/ le matin : 8 conseils
  • Dans la salle, avant de recevoir l'énoncé: 5 conseils
  • En cas de blocage
  • Conseils de M. Abdoul Aziz Patel, Professeur au lycée du Butor

Vous trouverez ci-joint le résumé de la soirée ainsi que les Conseils et invocations pour le BAC.



Pour télécharger les enregistrements au format MP3, Cliquez sur les liens suivants

Jeunes Bac part1.mp3
Fichier Audio MP3 [4.7 MB]

Jeunes Bac 2.mp3
Fichier Audio MP3 [2.6 MB]

Conseils de M.Patel / Doah
Jeunes Bac ConseilPatel.mp3
Fichier Audio MP3 [2.9 MB]

http://bayanaudio974.jimdo.com/

lu sur: http://bayanaudio974.jimdo.com/index.php


 

 

S'accrocher au bien, quitte à ne pas être capable de tout délaisser du mal.

 On entend souvent des frères et soeurs dire « Si tu viens faire la prière, tu ne dois plus faire ceci et cela ! » ou « Sois tu pratiques le bien sérieusement, sois tu ne le pratiques pas du tout ! » ou « Réfléchis bien avant de partir au Hadj ; si c'est pour retomber dans les mêmes travers au retour, ce n'est même pas la peine ! » ou «  Ca te sert à quoi de jeûner le Ramadan ? T'es invisible le reste de l'année ! » ou encore « Tu te couvres la tête ma sœur mais ça sert à quoi si ton cœur n’est pas purifié ? »  et …bien d'autres « gentillesses » du même genre.

 
Derrière toutes ces remarques se trame une même logique : le bien ne serait d'aucune utilité si on ne se décidait pas une fois pour toute de délaisser complètement le mal. Ce n'est pas exact !

Il faut d'abord clarifier le propos. Quand nous parlons ici du bien, nous entendons le bien que Dieu a rendu obligatoire. Parce qu'il est vrai qu'il est prioritaire de délaisser le mal plutôt que de s'adonner au bien surérogatoire.

 Mais ce n'est pas du tout la même chose pour ce qui concerne l'obligatoire. C'est même exactement le contraire. Ici, la priorité est de s'adonner au bien, quitte à ne pas être en mesure de délaisser tout le mal. Ainsi, celui qui te dit d'attendre de ne plus faire de péchés pour te mettre à fréquenter la mosquée, ne te dit rien d'autre que d'attendre de ne plus être malade pour aller consulter le médecin. C'est un non-sens.

 Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) fut mis au courant de l'attitude d'un homme qui volait la nuit mais qui priait au petit matin. Commentaire du meilleur des êtres ayant jamais marché sur la terre, du plus pieux de tous les serviteurs de Dieu, de celui qui détestait le plus le mal et qui avait le plus de souci pour l'au-delà : « Sa prière le fera bientôt perdre sa mauvaise habitude ! » Quelle parole extraordinaire !

 Ils étaient venus lui parler d'un voleur qu'ils avaient vu prier. Il leur a parlé d'un prieur qui avait la faiblesse de voler ! Ils étaient venus lui parler de la gravité d'un mal. Il leur a parlé de l'importance d'un bien ! Ainsi sont les meilleurs des hommes : toujours à valoriser le bien même quand il est peu. Quant au commun des hommes, il leur incombe de suivre les meilleurs des hommes en la matière s'ils ne veulent pas devenir les pires des hommes, ceux pour qui Hazrat ‘Alî (radhiyallâhou ‘anh) disait : « Les crapules ne cherchent que les défauts des gens, comme ces mouches qui ne cherchent que les endroits pourris. »

 Loin de condamner le voleur, le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a regardé le bien qu'il accomplissait. Et considérant d'un côté, la Clémence divine attirée assurément par la pratique de la prière, et de l'autre côté, la petitesse du péché devant cette Clémence, le Prophète (swallallâhou ‘alayhio wassallam) n'hésita pas une seconde et donna son verdict : le bien allait bientôt vaincre le mal ! À condition bien sûr de s'accrocher au bien...

 Si tous ceux qui passent leur nuit à oublier leur Créateur pouvaient terminer leur nuit par la prière du matin pour se rappeler de Lui après l'avoir oublié, le bien du matin effacerait le mal de la nuit, et bientôt la force tirée de la prière du matin ferait changer le comportement de la nuit.

 Cheikh Ibn Qayyîm (rahimahoullâh) donne dans al-Fawâ'id plus d'une vingtaine de justifications de l'idée que s'accrocher au bien est plus important que délaisser le mal. Quelques raisons choisies pêle-mêle parmi les explications profondes et passionnantes de ce grand savant :

 
1)      Dieu avait interdit (délaisser le mal) à Hazrat Âdam (‘alayhissalâm) de s’approcher de l’arbre ; il s’y est approché, mais fut ensuite pardonné. Dieu avait ordonné (ne pas délaisser le bien) à Satan de se prosterner. Il a refusé. Il ne fut pas pardonné.

2)      La plupart du temps, la cause du péché est le désir et la passion. Et la plupart du temps, la cause de la non obéissance à un ordre de Dieu est l’orgueil et le désir de gloire. Or, il est connu que celui qui n’a qu’un atome d’orgueil dans son cœur n’entrera pas au Paradis. Mais celui qui meurt avec l’unicité de Dieu dans son cœur entrera sûrement au Paradis, même s’il avait commis l’adultère ou volé.

 
3)      Abandonner un péché est une forme d’action en soi puisque cela consiste à se détourner de quelque chose. Et c’est à cause de cette ressemblance avec une action que cela est apprécié de Dieu.

 
4)      Obéir à un commandement de Dieu est méritoire en soi. Alors que délaisser un péché a pour but le délaissement d’une chose qui a des conséquences néfastes sur les actions de l’homme. Ainsi, les actes prohibés sont ceux qui empêchent l’homme de perfectionner ses actions. Autrement dit, l'action est première, le délaissement du péché n'étant qu'un moyen pour servir l'action.

 5)      Obéir à un commandement de Dieu maintient et fait augmenter la foi. Abandonner un péché protège la foi. Or maintenir et augmenter la foi est plus important que protéger la foi, car si la foi grandit suffisamment, le mal aura moins d’emprise sur elle ; et quand la foi reste faible, le mal la domine.

 6)      Obéir aux commandements procure un plaisir, une joie, un réconfort. Alors que délaisser simplement un péché sans venir sur l’accomplissement des actions est sans profit.

 7)      La personne qui fait des actions mais des péchés aussi sera soit, sauvée parce que ses actions dépassent ses péchés, soit sauvée après avoir subi des tourments à cause de ses péchés. Ainsi, son salut immédiat dépend de ses actions, donc du bien. Par contre, celui qui ne fait aucune bonne action et aucun péché sera perdu car le monothéisme est une forme d’action, dont l’inaccomplissement (délaissement du bien) provoque la perte.

 « Le bien entraîne-t-il autre chose que le bien ? » nous demande le Coran. Accrochons-nous au bien et nous trouverons la force de délaisser le mal.

 Remarque : Tout ce qui précède ne saurait nous exonérer de faire l'effort de délaisser le mal pour ne se concentrer que sur l'accomplissement du bien. Il faut juste se rappeler que le délaissement du mal n'est possible que moyennant l'adhérence au bien.

 Un sage disait : « Le bien que tu accomplis attire la miséricorde divine. Le mal que tu commets attire la Colère divine. Ne délaisse pas le bien même si tu n'arrives pas délaisser le mal. Dieu n'a-t-il pas dit que Sa Miséricorde l'emporte sur Sa Colère ? »

 Que le Très-Haut nous guide vers ce qui est juste. Âmîne

Question : Cela fait quelques temps que je porte le hidjâb; mais, quand je vais travailler, je l'enlève. De plus en plus, je me dis que mon attitude frôle l'hypocrisie et qu'il serait mieux pour moi que j'arrête complètement de porter le hidjâb pour le moment. Qu'en pensez-vous ?

Réponse : Chère sœur,

 

La réalisation d'un acte de désobéissance ne doit jamais servir de prétexte et de justification à la réalisation d'un autre péché : ainsi, ce n'est pas parce qu'un musulman n'arrive pas à respecter pleinement une obligation divine qu'il doit carrément l'abandonner. Ce qui lui incombe, c'est de faire un effort constant sur son âme pour se réformer et combler à ses manquements.

 

Le genre de raisonnement qui vous perturbe l'esprit actuellement est une manipulation de chaytân. Transposé à un autre cas de figure, ce raisonnement signifierait par exemple que, si un musulman manque régulièrement une ou deux prières, il devrait carrément abandonner les autres salât, étant donné que ce serait hypocrite de sa part de n'appliquer qu'une partie de ce qui lui est imposé. Alors que, dans ce genre de cas, ce qui est bien évidemment requis, c'est qu'il fasse de son possible pour arrêter de délaisser la moindre salâttout en continuant de pratiquer ce qu'il accomplit déjà.  

Pour revenir à votre cas personnel, la démarche à mener, c'est de poursuivre vos efforts pour combler les manquements que vous reconnaissez vous-même au niveau du port du hidjâb… tout en conservant l'acquis que vous avez déjà.

 

Qu'Allah nous aide dans le djihâd quotidien que nous menons contre nos nafs (égo) et chaytân pour pratiquer dignement notre dîn dans ce contexte si difficile.


Âmine !

musulmane.com

   
 

Le grand savant indien Cheikh Thânwî (que Dieu lui fasse miséricorde) fut un auteur particulièrement prolifique avec plus de 1000 livres ! Il a écrit sur à peu près tous les sujets avec à chaque fois une clarté, une précision et une profondeur rares.

Ce qui suit est un petit résumé d'un de ses livrets dans lequel il explique avec force détail la totale cohérence entre le message de l'islam et la rationnalité.

Résumé de Answer to the Modernism de Mawlâna Ashraf Ali Thanwi (rahimahoullah).

 

Les sept principes détaillés dans le livre sont résumés ici : 

 
  • L’absence de compréhension d’une notion ne signifie pas l’incohérence de la notion.
 
 

C’est ce que le grand savant Ibn Sînâ a énoncé en disant : "adama al-wadjdân lâ yadoullou alâ adama al-woujoûd".

 
 
 

Par exemple, il y a de cela 200 ans, si on disait à un homme qu’il y aurait un jour des satellites tournant autour de la terre, il n’aurait pu comprendre. Pour autant, il lui aurait été incorrect de conclure que pareille chose n’arrivera pas simplement parce qu’il ne peut l’appréhender intellectuellement.

 
 
  • Si une chose est rationnellement possible et qu’elle est attestée par des récits authentiques, il est nécessaire d’accepter son existence. D’un autre côté, si sa non-existence est attestée par des récits authentiques, il est nécessaire d’accepter sa non-existence.
Ibn Sînâ explique que les choses sont de trois sortes :
  1. Le nécessaire (wâjib)
  2. L’impossible (mumtani)
  3. Le possible (mumkin)

 
Un homme vient nous dire que le nombre des arbres de Paris et de ses banlieues limitrophes s’élève à 200000. Il est possible qu’il ait raison. Comment faire pour le savoir ? Deux moyens :

  1. Compter tous les arbres de Paris et des ses banlieues limitrophes, ce qui paraît pour le moins impossible si nous habitons une autre région du monde, ou

  2. Evaluer la crédibilité de celui qui nous apporte cette information. S’il s’avère que le rapporteur est crédible (mukhbir as-sadiq), il est tout à fait rationnel de croire à ce qu’il nous dit. Mais si le rapporteur paraît peu sûr, il est légitime de ne pas le croire. Mais cette démarche pour connaître l’intégrité de ce rapporteur est incontournable. On ne peut s’y soustraire si on veut juger de la véracité de l’information.

En islam, le porteur du message est le Prophète Muhammad (paix sur lui). Nous avons confiance en lui et acceptons ses informations parce qu’il est probe et irréprochable (Voir note en bas de page). Le Coran dit de lui (Najm / 3-4) « Il ne parle pas sous l’effet de la passion… »

 
Il porta à tous les musulmans la nouvelle de l’unicité de Dieu, de l’existence du Paradis, de l’Enfer, de l’avènement du Jour Dernier… Dieu lui a révélé le Coran dans lequel ces informations existent. Aussi, à tout ce qu’il nous dit, nous croyons sans la moindre réserve.

 
Et nous sommes là dans une démarche la plus rationnelle qui soit : croire aux informations apportées par un messager qui n’a jamais menti. Nous dire que notre foi n’a rien de rationnel sans nous le prouver est en soi irrationnel. Or, prouver le caractère irrationnel d’une croyance c’est chercher à prouver la non rationalité de cette croyance. Et la non rationalité n’est démontrable qu’en deux situations :

  1. Jam’al-Didayn : Il existe des contradictions dans la croyance en question. Par exemple, on y dit à un certain endroit qu’il fait jour, et à un autre qu’il fait nuit.

  2. Raf’al-Didayn : Il y a des non-sens dans la croyance en question. Par exemple, on y dit qu’il ne fait ni jour ni nuit.

Jusqu’aujourd’hui, nous attendons qu’on nous montre où sont les contradictions et où sont les incohérences.

  • Ce qui est rationnellement impossible n’a rien à voir avec le possible mais pas encore constaté. L’impossible s’oppose à la raison, mais le possible resté encore inobservé s’oppose à l’habitude. Or, la raison et l’habitude sont deux choses différentes. Seul ce qui s’oppose à la raison peut être qualifié d’irrationnel. Mais pour ce qui est du possible resté encore inobservé, c’est seulement quelque chose que la raison n’a pas encore eu l’habitude d’appréhender. C’est une grande erreur que de confondre les deux choses.

 
Autrement dit, il est correct de dire d’une chose qui soit possible mais qu’on n’a pas encore eu l’occasion de constater, qu’elle paraît étrange à nos habitudes de raisonnement. Mais il n’est pas correct d’affirmer qu’elle est impossible.

  •  L’existence d’une chose n’implique pas que cette chose soit palpable.

 Nul besoin de s’étendre sur ce point avec toutes les avancées de la science moderne. Cheikh Thanwi (rahimahoullah) utilise ce point pour balayer toutes les critiques contre certains aspects de la foi musulmane.

  •  Il est absurde de vouloir, par un argument purement rationnel, justifier ou infirmer un fait qui a été rapporté.
 
 

Cheikh Thanwi (rahimahoullah) donne l’exemple suivant. Quelqu’un nous dit que Alexandre et Darius étaient deux rois qui s’étaient livrés bataille à une certaine époque de l’Histoire. Si quelqu’un demande un argument logique pour prouver cela, même le plus grand philosophe de la terre sera dans l’incapacité de lui répondre. La seule réponse qu’on pourra lui fournir sera de lui dire « Il nous a été rapporté que ces deux rois ont existé. Il n’est pas irrationnel de croire qu’ils se sont battus. D’autant que des historiens disent qu’ils se sont effectivement battus. Et puisqu’il paraît logique de croire à des informations quand elles viennent de quelqu’un de raisonnable, il est normal de croire qu’ils se sont bien battus et que ce qui a été rapporté s’est effectivement passé. »

 
 

C’est exactement la même chose avec la croyance aux Prophètes (paix sur eux). Il est absurde de demander aux croyants une preuve relevant de la raison, pour des faits historiques qui ont été relatés de manière sûre.

  • Il est normal de demander à celui qui dit une chose une preuve. Il n’est pas normal de lui sommer de nous montrer un précédent.

Par exemple, il y a eu un terrible Tsunami en Décembre 2004. Si quelqu’un dit « Je ne peux croire à ce Tsunami que si on me montre un exemple d’un précédent Tsunami semblable. » Une telle demande est absurde car justement, ce Tsunami était, selon les scientifiques, sans précédent.

Dieu dit dans le Coran que le Jour Dernier, les membres du corps témoigneront. Si quelqu’un dit « Je ne crois à cela que si on me montre des membres qui parlent. » Une telle demande est aussi absurde que pour celle du Tsunami.
 

  • Il y a deux types d’argument : l’argument conclusif et l’argument approximatif. L’argument conclusif est une preuve logique qui ne peut être contredite. L’argument approximatif est une explication possible mais qui peut être contredite. Examinons les cas où il semble y avoir contradiction entre la raison et le texte d’une source de l’islam :
 
  1. La raison et le texte se contredisent au moyen d’arguments conclusifs : cela n’est pas possible car deux vérités ne peuvent se contredire.

  2. Le texte invoque un argument conclusif et la raison un argument approximatif. Il faut alors accepter le texte et se dire que la raison a dérapé quelque part.La révélation et le texte invoquent des arguments approximatifs contradictoires : on acceptera le texte et on laissera de côté l’argument de la raison.

  3. La raison invoque un argument conclusif et le texte un argument approximatif, soit par une souplesse dans la connotation que l’on peut donner au texte, soit par un souci d’authenticité du texte. Dans ce cas, il faut réinterpréter la révélation d’une manière qui ne contredise pas la raison. C’est dans ce cas et seulement dans ce dernier qu’une certaine préférence (relative) est donnée à la raison (dirayah) par rapport au texte (riwayah).
 
 
 

 

Remarque sur la probité du Prophète (paix sur lui) :

On pourrait objecter « Comment savez-vous qu’il n’a jamais menti ? » Nous répondrons que tout ce qu’il a dit et fait nous a été rapporté par des chaînes de transmission, ce qui reste unique en matière de préservation historique. Quand Sprenger découvrit l’immense quantité d’informations relative aux rapporteurs des Traditions prophétiques, il écrivit « La grandeur de la littérature des musulmans est dans ses biographies. Il n’y aucune nation qui n’ait gardé depuis douze siècles les traces de la vie de chaque homme de lettre. Si les données biographiques des musulmans étaient réunies, nous aurions probablement les détails de la vie de plus d’un demi million de personnages. On ne trouverait pas une seule décade de leur histoire, ou un seul endroit historique important sans avoir en même temps les détails de la vie des représentants de cette décade ou de cet endroit. » Alors de deux choses l’une. Ou bien, vous nous apportez un propos du Prophète (paix sur lui) qui comporte incohérence ou contradiction, ou bien vous nous apportez un élément fondamental de notre croyance qui ne nous ait pas été rapporté par de manière sûre. A moins de faire cela, vous n’avez aucun argument d’irrationalité envers la foi musulmane.

                                                                                                     Mawlâna Shokate Ali Limbada

 Cet article est disponible sur le site (www.nasiha-islam.com) de Mawlâna Shokate Ali Limbada au lien suivant :  Quelques points développés par Cheikh Thânwî

Hassan Basrî (rahimahoullâh) disait : « De tous mes ennemis, je n’ai pas trouvé pire que moi-même. »! Nous portons souvent l’accusation sur l’environnement, les fréquentations, la mauvaise ambiance… Mais que faisons-nous pour changer de fréquentations ? Que faisons-nous pour changer cet environnement ?

Cercle vicieux:

  1. Je commets un péché, et

  2. Je me dis que je suis trop nul pour être un bon musulman,

  3. Je deviens négligent dans ma pratique, par exemple en commençant à néglier mes Salahs

  4. Je me laisse aller, par exemple en ne faisant plus attention à mes fréquentations,

  5. Je commence à parler vulgairement, à ne plus être pudique, à ne plus contrôler mon regard, mes gestes, mes paroles…

  6. Finalement, je ne me gouverne plus. J’ai beau savoir que telle chose n’est pas bien, je n’ai plus la force de la délaisser. Résultat : retour à la case départ du cercle vicieux!


Cercle vertueux:


  1. Je commets un péché, et

  2. Je me dis que le pardon de Dieu est bien plus vaste que tous les péchés de tous les hommes, depuis le début jusqu’à la fin de l’humanité. Qui peut empêcher Dieu de me pardonner ? Je prends mon courage à deux mains, et je demande pardon à Dieu.

  3. Cela m’a fait du bien de pleurer devant Dieu. A lui je peux tout dire car Il est toujours prêt à pardonner. Aux hommes je peux difficilement parler car ils sont toujours prêts à juger.

  4. J’essaie de faire de mon mieux, je m’accroche aux actions, je surveille mes fréquentations : celui qui me pousse à sortir le soir, à fumer, à boire, à oublier que j’ai une vie de famille, que j’ai des parents, peut-être une femme qui m’attend, peut-être un enfant qui me cherche… celui-là est tout sauf mon ami. Tout, sauf mon ami.

  5. J’essaie de m’améliorer, je commence à reprendre un apprentissage avec quelqu’un de compétent, histoire de revenir sur ce que j’ai appris mais oublié, et histoire d’en apprendre plus à propos de ma religion si belle. Mais si malgré tout…

  6. Je commets un péché : retour à la case départ du cercle vertueux!


Comment alors mon frère, ma soeur, sortir du cercle vicieux ?

Une seule voie : s’armer de courage, prier Dieu de nous aider, et délaisser le mal. Il ne faut pas attendre que quelqu’un vienne avec une baguette magique et qu’il nous donne subitement la foi immense. Personne ne fera l’effort à notre place!

Un homme qui avait l’habitude de laisser aller ses regards à droite et à gauche vint voir Cheikh At-Thânwî (que Dieu lui fasse miséricorde) et lui dit : « Donne-moi un remède facile pour que je cesse. » Cheikh Thanwî (rahimahoullâh) répondit : « Le remède existe. Mais le remède facile n’existe pas. Si tu demandes la facilité aujourd’hui, tu demanderas encore plus de facilité demain. Il n’y a qu’un seul moyen de quitter le mal : s’armer de courage. Le courage de délaisser le mal et de pratiquer le bien est la plus grande des qualités. Celui qui possède cette qualité n’a pas besoin d’un maître pour le conseiller. »

Le Prophète (swallallâhou 'alayhi wasallam) n’a-t-il pas dit : « Le fort n’est pas celui qui renverse son adversaire dans un combat. Le fort est celui qui se contrôle dans un moment de colère. »? (Boukhari-Mouslim) Il est facile de lutter contre les autres. Mais il n’est pas simple de lutter contre soi!

Nous ne tromperons personne. Et surtout pas Dieu!

Vous avez droit à votre cours durant l'épreuve

C'est un devoir que donne le professeur et qui est décisif pour le passage en classe supérieure. Le professeur annonce : « Vous avez la possibilité de consulter votre cours. Toutes les réponses s'y trouvent. »

Un élève qui, empli de vanité, se dirait « Pourquoi le cours ? Mon intelligence suffit », et qui se planterait magistralement au devoir ne mériterait que cette remarque : « Les réponses étaient accessibles. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi. »


Le Prophète (paix sur lui) reçut en révélation un verset qui le fit pleurer toute une nuit. Ce verset dit: « Dans la création des cieux et de la terre, et dans la succession de la nuit et du jour, il y a des signes pour les doués d'intelligence. » Questionné sur ces pleurs par Bilâl (que Dieu soit Satisfait de lui) qui venait le voir pour la prière du matin, le Prophète (paix sur lui) répondit : « Ne serais-je pas un serviteur reconnaissant ? »

Ainsi, le Prophète (paix sur lui) se sentait redevable d'un immense bienfait annoncé par ce verset : les signes sont à la disposition de tout un chacun. Il n'y a plus qu'à méditer. « Vous avez droit à votre cours. Toutes les réponses s'y trouvent »

Le Prophète (paix sur lui) l'a d'ailleurs annoncé : « Malheur à celui qui récite ce verset et ne médite pas »

Oui ! Malheur à toi si tu ne te donnes pas la peine de réfléchir à ce qui t'entoure.

Malheur à toi si tu ne considères pas ce Soleil se levant avec délicatesse chaque matin à une heure très précise. Cette étoile si grosse qu'elle ne pourrait passer entre la Terre et la Lune, ce bolide tournant dans la galaxie à la vitesse folle de 217 km par seconde (l'avion le plus rapide du monde à l'heure actuelle atteint en vitesse de pointe quelques 130 km par seconde. La Nasa espère pouvoir disposer d'un appareil avoisinant les 200 km par seconde en ... 2020 !), se trouvant à 150 millions de kilomètres, et qui se lèvera demain à l'est à une heure exacte, sans un retard, alors même que la Terre tourne autour de ce Soleil à la vitesse de 1800 km par heure... tout cela serait donc l'effet du pur hasard ?

Penses-tu que cette Terre sur laquelle nous vivons, qui en plus de son mouvement de révolution, tourne également sur elle-même selon un axe incliné avec une précision d'orfèvre pour dévier les rayons solaires nocifs, recueillant du Soleil ce qui est nécessaire (et en quantité propice) pour le développement de la vie sur la planète, penses-tu que tout cela est le fait du... hasard ?

Et les arbres qui surgissent de la même terre, nourris avec la même eau, éclairés par le même Soleil, mais qui diffèrent entre eux du tout au tout. Est-ce là aussi le hasard ?

Et cette nourriture que tu prends, que tu mâches, que tu avales, que tu digères et que ton corps décompose en faisant le tri avec exactitude : ce qui doit aller au foie ne va pas aux reins, et ce qui doit être déféqué ne passe pas dans le sang. Le hasard encore ?

Et toi-même ? Si semblable aux autre humains et en même temps si différent. Une bouche comme tout le monde, mais pas la même que celle des autres. Même chose pour tes mains, tes pieds, ou n'importe quelle partie de ton corps. Des goûts, une personnalité, une manière de penser, une façon de réfléchir : comme tout un chacun mais qui te spécifient en même temps : le hasard ? Tu ne serais qu'un formidable assemblage de particules ? Voilà qui suffit à te résumer ? Voilà qui te satisfait ?

Non ! Tu es bien plus que cela. Observe, scrute, regarde, écoute, sois attentif. Apprends à lire dans ce qui est autour de toi. Tu sauras qu'il y a derrière cette précision d'orfèvre Un Orfèvre au-dessus de tous les orfèvres. Derrière cette organisation un Maître Organisateur ne dépendant d'aucune organisation quand chacune d'elles dépend totalement de Lui. Derrière cette perfection un Être Parfait au-delà de toute perfection.

« Des signes pour les doués d'intelligence » nous dit admirablement le verset. Tout ce que tu vois est donc signe, à condition que tu fasses preuve d'intelligence. Et quelle est-elle cette intelligence mentionnée ici ? Le fait de tourner autour de la Terre sans connaître le Créateur de la Terre ? Le fait de marcher sur la Lune sans connaître le Créateur de la Lune ?

Le verset suivant donne la réponse et il est la clé de tout. Puisse Dieu nous permettre de nous y conformer : « Ceux qui debout, assis, couchés se souviennent de Dieu et qui réfléchissent sur la création des cieux et de la terre. » Les gens intelligents ne sont pas ceux qui réfléchissent sur les éléments pour n'y trouver que des éléments. Ce sont ceux qui, le coeur empli de Lui, qu'ils soient debout, assis ou couchés, cherchent à Le connaître à travers la perfection de Son oeuvre. Ceux-là, parce qu'ils perçoivent les signes du Très-Haut, parviennent à la plus juste des conclusions, mentionnée dans le passage suivant : « Notre Seigneur ! Tu n'a pas crée tout cela en vain. Pureté à Toi. Et sauve nous du Feu. »

Si tu te rappelles de Lui et qu'ensuite tu regardes, Il guidera ton regard et tu verras les signes. Si ton coeur est vide de Lui et que tu regardes, tu ne verras que des éléments.

Sois des premiers ! Ne sois pas des derniers !

nasiha-islam

Louange à Allah, nous le louons, nous implorons Son aide, Sa guidance, Son secours. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal instigué par notre âme et nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne saurait être égaré et celui qu’Allah égare tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. Ô Seigneur, étend la paix et la bénédiction sur ce Messager généreux, sur sa famille, ses compagnons.

·[Al-‘Amânah], C'est l'opposé de la trahison.

Sourate 8, Al-Anfâl (le Butin)

[27] Ô vous qui croyez! Ne trahissez pas Allah et le Messager (sallahou alayhi wa salam). Ne trahissez pas sciemment la confiance qu'on a placée en vous ?



Que signifie la trahison envers Dieu?

--> Que tu négliges les ordres de Dieu alors qu'ils sont de ta responsabilité.


Et la trahison envers le Prophète (sallalahou alayhi wa salam) ?

--> Qu’en connaissant bien la Sunna du Prophète (sallalahou alayhi wa salam), on la laisse sans la répandre entre les gens.

On ne parle pas d'une seule ‘Amânah, mais de plusieurs types d'‘Amânah.

Sourate 4, Al-Nissâ’ (les Femmes)

[58] Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité.



Mais que sont-ils? Et de quels dépôts s'agit-il?

Des hadîts du Prophète (sallalahou alayhi wa salam) en ce qui concerne les dépôts/l'‘Amânah :


· Les 5 prières, du vendredi au suivant, et rendre les dépôts, effacent les péchés entre ces (différentes) périodes.

· Garantissez-moi les 6 suivantes, je vous garantis le Paradis:

1) dites la vérité quand vous parlez

2) respectez vos promesses (ne les manquez pas)

3) rendez les dépôts des qu'on vous les demande

4) gardez votre chasteté

5) baissez vos regards (en ce qui concerne homme/femme)

6) ne faites pas du mal aux gens



· "Celui qui désire acquérir l'amour pour Allah et Son Messager (sallalahou alayhi wa salam) ou qui veut qu'Allah et Son Messager (sallahou alayhi wa salam) l'aiment, alors qu'il dise la vérité quand il parle, qu'il restitue avec honnêteté les dépôts qui lui sont confiés et qu'il se comporte bien envers les gens de son voisinage."


Leçon à retenir :

Surtout ne trahis pas Dieu en oubliant ses commandements.

· Trois caractéristiques signes de l'hypocrite:

o s'il parle, il ment

o s'il fait des promesses, il ne les tient pas

o s'il est confié des dépôts, il ne les rend pas.



· Il n'y a pas d'Imân (foi) chez celui auquel on ne peut confier des dépôts, et pas de religion chez celui qui n'a pas tenu ses promesses.

· Rends les dépôts à ceux qui te les ont confiés, et ne trahis pas celui qui t'a trahi.

· Si tu possèdes ces 4 qualités, oublie tes soucis sur Terre :

o tu sais bien garder les dépôts

o tu ne mens pas

o tu as un bon caractère

o tu possèdes de la chasteté



Les 2 valeurs du Prophète (sallahou alayhi wa salam) les plus célèbres :

Son honnêteté et sa véridicité

Dans son dernier discours, il s'adressa aux gens et leur dit: "Celui qui a un dépôt à rendre, qu'il le rende à son propriétaire!"

· Un homme dit au Prophète (sallalahou alayhi wa salam): « quand est-ce le jour du jugement? »

Le Prophète (sallahou alayhi wa salam) lui dit : « quand les dépôts ne seront plus rendus à leurs ayants droit, alors attend donc ce jour »

L'homme lui dit alors: « Et comment peut-on savoir quand est-ce qu'elle est perdue? »

Le Prophète (sallahou alayhi wa salam) lui dit : « Si les choses se reposent chez des gens autres que leur propriétaire, alors attend donc le jour du jugement ».


Les différents types d'‘Amânah, de dépôts:

L'argent


Définition du bon croyant: "Le croyant est celui à qui les gens font confiance, en ce qui concerne leur argent et leur vie" (et non pas celui qui ne fait que prier seulement)

· Demande-toi combien de gens te font confiance, et tu pourras t'évaluer.


Le Prophète (sallahou alayhi wa salam) n'a pas quitté la Médine pour la Hijra (l’émigration) avant qu'il ait rendu tous les dépôts à leurs propriétaires, qui n'étaient pas forcément Musulmans, il y avait parmi eux des gens qui voulaient même le tuer, mais qui savaient malgré cela qu'il était l'homme le plus honnête sur Terre.


Prenons un exemple simple: si vous avez emprunté une cassette à un ami. Mais vous ne l'avez pas rendu, par oubli, ou pour une autre raison... Le jour du jugement, que direz-vous à Dieu ? Le propriétaire de cette cassette pourra donc venir et dire à Dieu : « J'ai besoin de hassanâtes (récompenses). Mon Dieu, récompense-moi alors car il m'a pris ma cassette et je ne la lui ai pas redemandée, je l'avais laissée tomber, alors prend de ses hassanâtes et ajoute-les aux miennes »


Tu t'imagines qu'il peut aussi simplement te prendre les fruits de tes actions pour la simple raison que tu avais oublié de lui rendre sa cassette?

Le travail / le commerce

"Le commerçant honnête est avec les "siddikînes" (les véridiques, les gens qui viennent juste après les prophètes, du point de vue d’importance chez Dieu) et avec les martyrs.

Voici une simple question : comment l'Islam s'est- il répandu en Asie ?

La réponse : par l'honnêteté des commerçants Musulmans de l'époque. Quand un commerçant vendait sa marchandise, il citait tous ses défauts, s'il y en avait, à son client, même si celui-ci ne les demandait pas. Ce qui a dû étonner et éblouir les clients qui n'étaient pas Musulmans à l'époque, mais qui s'étaient dit que si cet honnête commerçant était Musulman, c'est que c'était grâce a l'Islam.


En gardant les secrets

« Si un homme parle en tournant sa tête vers la droite et vers la gauche, c'est alors une ‘Amânah (dans ce sens, c'est un secret à garder) »

Ce qui veut dire, que si vous parlez avec une personne, et que cette personne commence à baisser sa voix en vous parlant, c’est que ce qu'elle va vous annoncer est un secret à garder, une ‘Amânah.


Avec les femmes

L'exemple de Moïse (alayhi salam) :

Il trouva 2 femmes qui essayaient de remplir de l'eau, mais qui étaient intimidées par les hommes qui se trouvaient en masse autour du puits d'eau.

Moïse s'approcha doucement d'elles et leur demanda : « qu’y a-t-il ? »

(Il ne s'est pas introduit en disant je m'appelle Moïse, etc..) .

Elles lui répondirent alors : « nous avons besoin d'eau et notre père est un vieillard, sinon nous ne serions pas ici ». Alors il leur remplit les pots d'eau et se dirigea tout de suite avec politesse vers un arbre, et resta dans l'ombre.

(Il n'a pas commencé à sortir sa business card, en leur disant : "Si vous voulez de l'eau demain, je serais là, je suis la tous les jours, quand vous voulez, etc. comme ce qui ce passe aujourd'hui.)

Alors une des filles (qui sont sœurs), demanda à son père: « Cher père, recrute-le pour ton aide, tu ne trouveras pas d'homme qui soit plus honnête que lui, et tu ne pourras faire plus de confiance à autre que lui ».

Mais comment a-t-elle pu deviner qu'il était honnête? à Une femme reconnaît tout de suite le degré d'honnêteté d'un homme après son premier regard sur elle.

Avec l'épouse
Car tu seras demandé sur ton degré d'honnêteté avec ta femme!

Le contrat de mariage :c'est une ‘Amânah!

Si tu signes un contrat tu dois le respecter.

Dans le Coran, Allah qualifie cet engagement de "solennel" (Les Femmes, 21)

D'ailleurs c'est le seul contrat que Dieu a qualifié ainsi dans le Coran (après celui des prophètes).

Le mari qui abuse sa femme, qui l'empêche de visiter ses proches et sa famille, c'est le contraire de l'honnêteté et l'‘Amânah, car ce n'est pas un privilège qu’il lui accorderait, mais un droit !

L'honnêteté envers nos parents
Exemples de malhonnêteté :

o prendre de leur argent sans leur accord

o  être en contact et avoir une relation avec une fille ou un garçon sans que nos parents le sachent : c'est une trahison du pacte de la famille, c'est ne pas respecter les responsabilités que nos parents nous ont accordé. "Ne rentrez dans les maisons que de leurs portes" (Coran)

Généralisation de la définition de l'honnêteté:

--> C'est tout ce que Dieu t'a donné comme bénédictions/biens (dépôts)

· Tes enfants: les as-tu bien élevés, pour être sur la bonne voie tout en réussissant leurs études, leur carrière, et leur vie?

· Ta santé: fais-tu bien attention de ce don? Ne la trahis-tu pas en fumant? etc.

· Les dons de la vue, de l’écoute,… les as-tu bien utilisés?

· Ton visage, tes cheveux, tes pieds, ton corps : as-tu bien gardé ta chasteté? As-tu respecté les demandes de Dieu envers ton corps?

· Ton argent: l'as-tu bien dépensé, en ce qui plait à Dieu?

· Il faut se tester de temps en temps et se juger pour voir ou on en est.

Le jour du jugement, on va tous être interrogé sur ces 4 choses:

- comment on a passé notre vie,

- qu'est-ce qu'on a fait pendant notre jeunesse,

- comment on a géré et dépensé notre argent,

- qu'est-ce que l'on a fait de notre savoir (éducation, sciences, etc.)


Unes des formes d'honnêteté les plus importantes : avec l'Islam

On est responsable de l'Islam !

On va être interrogé sur ce que l'on a fait pour l'Islam. On va être interrogé sur ce que l'on a fait avec le Coran, même avec cette leçon.

(Auras-tu parlé à quelqu'un de ce cours, des points importants évoqués?)

L'honnêteté (l'‘Amânah), c'est de présenter la religion aux gens avec la plus douce des manières.


"Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah" (La famille de ‘Imrâne, 110)

Conclusion:

L'honnêteté, la responsabilité, l'‘Amânah est intégrée dans tout. Il est donc important de l'intégrer à notre pensée et à notre quotidien.

Sache qu'ALLAH  t'aime

. . . . .

Si ALLAH ta donné la religion et tranquillité,
sache qu'ALLAH t'aime

Et si ALLAH ta donné les peines, les difficultés et les problèmes,
sache qu'Il t'aime et Il veut entendre ta voix dans les dou3a

Et si ALLAH  ta donné peu,
sache qu'Il t'aime et qu'Il te donnera beaucoup dans l'au-delà

Et si ALLAH ta donné la satisfaction,
sache qu'ALLAH t'aime car il t'a donné la plus belle vertu

Et si ALLAH  ta donné la patience,
sache qu'Il t'aime et que tu es parmi les gagnants

Et si ALLAH ta donné la sincérité,
sache qu'Il t'aime et sois sincère envers Lui

Et si ALLAH ta donné des soucis,
sache qu'Il t'aime et Il attend de toi Sa Louange et les remerciements

Et si ALLAH ta donné la tristesse,
sache qu'Il t'aime et qu'Il éprouve ta foi

Et si ALLAH  ta donné l'argent,
sache qu'Il t'aime et ne sois pas radin envers les pauvres

Et si ALLAH ta donné la pauvreté,
sache qu'Il t'aime et qu'Il t'a donné ce qui est plus riche que l'argent

Et si ALLAH ta donné la parole et le coeur,
sache qu'Il t'aime utilise les donc dans le bien et la sincérité

Et si ALLAH  ta donné la prière, le ramadan et le Coran et la veillée de prière,
sache qu'Il t'aime et ne les négligent pas

Et si ALLAH  ta donné l'Islam,
sache qu'Il t'aime

ALLAH  t'aime, comment peut-tu ne pas L'aimer ???

ALLAH  t'a donné beaucoup,
comment peut-tu ne pas Lui donner ton amour ???

ALLAH  aime Ses serviteurs et ne les oublie pas.

SOUBHAN'ALLAH

Ne sois pas aveugle et trouve l'amour d'ALLAH dans ton cœur

http://aslama.com/rappels/sache.php