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Biographies

Biographie de Sa'îd ibn Zayd (رضي الله عنه)

Sa conversion

Fatimah Bin Khattab (رضي الله عنها) dit qu'elle fut la 27ème, et que Saïd Bin Zaïd (رضي الله عنه) fut le 28ème à entrer dans l'Islam.

Son emigration


Il fit partie du premier groupe qui émigra vers Madînah.

Ses expeditions

Il participa à toutes les expéditions avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم).

Pendant le Khaliifa de Abou Bakr (رضي الله عنه), il participa à la terrible bataille de Ajnadayn (13H), gagnée par les forces musulmanes contre la formidable armée byzantine, qui subit une cruelle défaite.

Quand 'Omar (رضي الله عنه) accéda au Khaliifa, Héraclius prépara une armée de 50 000 hommes pour porter un coup décisif aux musulmans. Khâlid Bin Walid (رضي الله عنه) nomma Saïd Bin Zaïd (رضي الله عنه) émir d'un contingent, et l'armée musulmane infligea à l'adversaire une mémorable défaite, et ouvrit ainsi Damas à l'Islam.

Saïd Bin Zaïd (رضي الله عنه) était connu pour être de ceux dont l'invocation était acceptée rapidement.

 
Bilâl (رضي الله عنه)

Sa naissance (-43 H)


Bilâl ibn Rabâh (رضي الله عنه) naquit à La Mecque presque 43 ans avant l'Hégire.

Sa vie avant sa conversion


Il vécut à La Mecque et fut l'esclave des orphelins issus des Banû 'Abd Ad-Dâr, mis sous la tutelle de Umayya ibn khalaf.

Sa conversion


Aussitôt que Muhammad (صلى الله عليه و سلم) eut reçu la mission prophétique, Bilâl embrassa l'islam avec les quelques premiers convertis.

Sa persévérance contre la torture

Vu son statut d'esclave, Bilâl fut victime de supplices atroces et de persécutions impitoyables infligées par les polythéistes de Quraych qui l'avaient livré au martyr ainsi que 'Ammâr ibn Yâsir et ses parents, et Suhayb.

Assisté par un groupe de polythéistes, Umayya ibn khalaf mettait Bilâl à nu au moment où le soleil était au zénith et que la terre sablonneuse de La Mecque s'enflammait sous l'effet de la chaleur torride, puis le revêtait d'une cuirasse en fer et le faisait souffrir intensément sous les rayons solaires embrasés, tout en le fouettant et en lui ordonnant d'injurier Muhammad (alayhi salat wa salam).

En dépit de ce calvaire, Bilâl (رضي الله عنه) ne soufflait mot à part : "Allah est Unique".

Quand son bourreau Umayya ibn khalaf se lassait de le supplicier, il lui passait une grosse corde au cou, le livrait aux insolents et aux gamins pour qu'ils l'entraînent à travers les sentiers et les creux de La Mecque.

Enfin il fut affranchi par Abû Bakr As-Siddîq qui l'avait racheté de Umayya ibn khalaf à neuf onces d'or. Ce dernier exagérait son prix afin de décourager Abû Bakr, tout en se disant toutefois : "Si Abû Bakr insiste à l'acheter à une seule once d'or, je le vendrai à ce prix ". Tandis que Abû Bakr se disait : "S'il ne consent à la vente qu'au prix de cent onces d'or, je les payerai".

Bilâl s'en réjouissait et recommençait une nouvelle vie libre qu'il n'avait jamais connue autrefois et émigrait vers Médine.

Le premier à appeler à la prière

L'hégire accompli et la mosquée de Médine construite, le Messager (alayhi salat wa salam) ordonna qu'on appelle à la prière et ce fut Bilal qui prit part à cette tâche et de sa voix tendre et chaude il fut le premier Muezzin de l'Islam.

La bataille de Khaybar (7 H)

Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (صلى الله عليه و سلم). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.

La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce qu'Allah a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"

L'appel de la prière après la prise de la Mecque (8 H)

Le Messager d'Allah (alayhi salat wa salam) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Les hommes vinrent en grand nombre pour embrasser la religion de Dieu.

Il n'arrive plus à faire l'appel à la prière après la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Du vivant du Prophète (alayhi salat wa salam), Bilâl fut son muezzin. Mais à sa mort, Bilâl ne pouvait plus retenir ses larmes chaque fois qu'il appelait à la prière en disant : "J'atteste que Muhammad est l'Envoyé d'Allah". Sur ces entrefaites, il demanda à Abû Bakr As-Siddîq de le dispenser de faire l'appel à la prière qui lui devenait presque insupportable après la mort du Prophète.

Son départ pour la Syrie

Ensuite, il partit avec la première des expéditions musulmanes et s'installa à Dera près de Damas. Lorsque la responsabilité du califat échut à 'Umar ibn Al-Khattâb et qu'il atteignit Damas, il ordonna à Bilâl de lancer l'appel à la prière comme auparavant. Aussitôt qu'il commença à lancer l'appel, 'Umar et tous les Compagnons qui assistaient à la scène eurent les larmes aux yeux, furent émus par nostalgie de l'époque du Prophète (alayhi salat wa salam), et s'effondrèrent en larmes.

Sa mort

Dans son lit de mort, Bilâl ne cessait de répéter : "Demain, nous nous rencontrerons nos chers… Muhammad et ses Compagnons".

Les éloges à son sujet


'Omar, disait souvent : "Notre maître Abû Bakr a affranchi notre maître (Bilâl)".
lu sur : AL-kanz

De tous les spécialistes de la science du hadith, l’imam Al-Bukhâri est sûrement, avec l’imam Muslim, le plus connu. Al-Bukhâri, c’est son surnom. Il s’appelle en réalité Abû Abd Allâh Muhammad Ibn Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ibn Al-Mughîrah Ibn Bardizbah. Si on l’appelle Al-Bukhâri, c’est parce qu’il est né en Asie centrale dans une ville de la région du Khurasan, à Bukhârah, capitale actuelle de l’Ouzbékistan dan. Aujourd’hui, on l’appelerait le Boukhariote. Al-Bukhâri n’était donc pas d’origine arabe. Il était même d’origine perse, puisque son arrière-grand-père s’appelait Bardizbah, qui est un prénom d’origine perse.

Al-Bukhâri est né en l’an 194 de l’hégire (soit en 816 de l’an chrétien) à Bukhara et mort en 256 de l’hégire (878 de l’an chrétien) à Samarcande, toujours en Ouzbékistan. Fils d’un grand connaisseur du hadith, il a très tôt perdu son père et fut élevé par sa mère, qui ne fut malgré tout pas dans le besoin, car son époux laissa une immense fortune à sa famille. Al-Bukhâri put ainsi se consacrer entièrement à la connaissance. Très tôt, il se fit remarquer par sa mémoire exceptionnelle. Sa mère eut à coeur d’encourager son fils sur la voie qu’il souhaitait prendre. A 16 ans, Al-Bukhâri connaissait le Coran dans son intégralité et on rapporte qu’il connaissait déjà par coeur plusieurs dizaines de milliers de hadiths. Ce qu’il faut préciser, c’est qu’un hadith n’est pas uniquement une parole, un fait, un geste rapporté par un Compagnon au sujet du Prophète (saws). C’est aussi toute la chaîne de narration, l’isnad, qui a permis a transmission de ce hadith. Cette chaîne est fondamentale, puisque garante de l’authenticité du hadith. Il ne suffit ainsi pas de connaître un hadith, faut-il encore en connaître les rapporteurs. C’est là où le génie d’Al-Bukhâri apparaît. Il existe d’ailleurs une célèbre anecdote à ce sujet.

Al-Bukhâri voyagea beaucoup pour rencontrer les savants de son époque, devenir leur disciple et apprendre, toujours apprendre. Lors d’un séjour à Bagdad, aujourd’hui dévastée par l’occupant, des savants se réunirent pour le mettre à l’épreuve. Ils choisirent cent hadiths qu’ils décidèrent de lui soumettre avec pour chaque une chaîne de transmission erronnée. Chaque hadith était donc bon, mais l’isnad, la chaîne de transmission, n’était pas correcte. Elle avait été volontairement faussée par les savants. Vint le jour de la mise à l’épreuve, un savant récita à Al-Bukhâri successivement dix de ces hadiths. A chaque fois, Al-Bukhâri se contenta de répondre : “Je ne connais pas ce hadith”. L’assistance fut persuadée de l’ignorance d’Al-Bukhâri. Pas les savants, qui se rendirent compte que c’était un fin connaisseur. Lorsqu’on arriva au centième hadith, ce fut au tour d’Al-Bukhâri de prendre la parole. Il reprit chaque hadith un à un et récita sa chaîne de transmission authentique. Tout le monde sut alors qui il était.

Voyons maintenant où se trouve la ville natale d’Al-Bukhâri (jouer avec les fléches pour zoomer et situer l’Ouzbékistan).


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Pour voir Bukhara directement sur Google Maps, cliquez : Bukhara.

Puis la ville où il est mort.


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A suivre : Uhud.

 
Biographie de Abou 'Oubayda (رضي الله عنه)

Son nom et sa généalogie


Il s'appelle 'Amir ibn 'Abd-Allâh ibn Al-Jarrâh avec le surnom de Abou 'Oubayda.

Sa naissance

Il est né à La Mecque dans une noble famille quraychite.

Sa conversion empressée à l'Islam

Il fut le neuvième à embrasser l'Islam. Son père resta dans la mécréance, mais Allâh (تعالى) guida sa mère.

Sa prêche

Il s'y est converti un seul jour après Abou Bakr et grâce à celui-ci, il aida 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf, 'Uthmân ibn Mazh'ûn et Al-Arqam ibn Abou Al-Arqam à se convertir et les emmena au Prophète (صلى الله عليه و سلم) devant qui ils prononcèrent la confession de foi.

Ses combats du vivant du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Abou 'Oubayda combattit aux côtés du Prophète (صلى الله عليه و سلم) dans toutes les batailles. Il tua son père qui figurait dans l'armée des polythéistes au cours de la bataille de Badr. Et Allâh révéla un verset en faveur de Abou 'Oubayda: {Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allâh et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allâh et à Son Messager, fusent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allâh les agrée et ils L'agréent. Ceux-là sont le parti d'Allah. Le parti d'Allâh est celui de ceux qui réussissent.} (58/22)

Il perdit deux de ses dents de devant en voulant arracher avec sa bouche le casque du saint Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui avait pénétré la tête bénie du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) le choisis pour enseigner le Coran et la Sounna aux Yéménites

Anas (رضي الله عنه) rapporte que les gens du Yemen sont venus à nous, et dirent au Prophète (صلى الله عليه و سلم): "Envoie nous une personne qui nous enseignera la Sounna et l'Islam".
Sur ce, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) saisit la main de Abou 'Oubayda (رضي الله عنه) et dit: "Il est l'homme de confiance de ma Oumma". (Mouslim)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) le choisis comme juge de confiance

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l'appelait le fort et l'honnête : une délégation chrétienne vint le trouver : Abou Al-Qâsim ; envoie avec nous un homme de ta part, pour trancher dans une affaire financière qui nous oppose. Nous acceptons votre avis, vous musulmans. Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) de répondre : "Venez me voir le soir. Je vais envoyer avec vous le fort, l'honnête".

'Omar ibn Al-Khattâb dit à ce propos : "Je me rendit tôt à la prière du Zhuhr, espérant être celui que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) qualifia "le fort, l'honnête". Juste après la prière, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) se tourna à droite et à gauche cherchant quelqu'un. Et je tendis ma tête pour qu'il me voie mais il poursuivit sa recherche jusqu'à ce qu'il voie Abou 'Oubayda et l'appela : "Sors avec eux et tranche équitablement entre eux dans ce qui les oppose". 'Omar répliqua alors : "Abou 'Oubayda l'a emporté".

Son attitude au jour d'As-Saqîfa (11 H)

Ibn Sirine rapporte: Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, qu'Allâh l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua: "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

Abou Bakr appela Abou 'Oubayda, qu'Allâh les agrée: "Viens que je te fasse calife, car j'ai entendu le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) dire: "chaque communauté a un homme de confiance, et tu es l'homme de confiance de cette communauté".
Abou 'Oubayda répondit: "Jamais je ne m'avancerai devant un homme auquel le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a ordonné de diriger notre prière". (Mouslim)

Ses combats après la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Abou 'Oubayda qu'Allâh soit satisfait de lui, participa dans toutes les conquêtes islamiques. Il y joua un rôle majeur. Il se lança, à la tête des armées islamiques, en Syrie jusqu'à ce qu'Allâh lui accorda la victoire et la conquête de l'intégralité de la Syrie.

Quand la peste envahit ces territoires, 'Omar le fit appeler auprès de lui, mais Abou 'Oubayda fit ses excuses dans une lettre : "Amir des croyants ! Je compris pourquoi tu m'appelais. Je suis avec des soldats musulmans et je ne veux pas les quitter. envisager (cette peste) qui les atteint jusqu'à ce qu'Allâh fasse d'eux et de moi ce qu'Il veuille. Quand ma lettre se trouve entre tes mains, permets-moi de rester et acquitte-moi de ton ordre".

Quand 'Omar lit la lettre, il pleura. Les fidèles présents sur les lieux se demandèrent : " Abou 'Oubayda est-il mort ? ". 'Omar dit : "Non, mais la mort est proche de lui".

Quand Omar (رضي الله عنه) le nomma à la place de Khâlid Bin Walid (رضي الله عنه), celui-ci fit cette remarque aux gens de la Syrie: "Le gardien de la Oumma est venu à vous". Il faisait allusion aux paroles bénies du saint Prophète (صلى الله عليه و سلم) que l'on trouve dans Boukhâri et Mouslim: "Pour chaque communauté, il y a un gardien; et le gardien de ma communauté, c'est Abou 'Oubayda (رضي الله عنه)".

Son décès

Au chevet de la mort, Abou 'Oubayda recommanda à ses soldats en disant : "Je vais vous faire une recommandation. Si vous la suivez, vous serez toujours en bonne condition: "Parachevez la prière, versez la zakâ, jeûnez pendant le mois du ramadan, faites l'aumône, le pèlerinage et la 'Umra. Echangez le conseil entre vous, rendez un conseil sincère à vos commandants, ne les trichez pas. Ne vous versez pas dans l'ici-bas. Si l'on vit 1000 ans, on serait indubitablement à ma place que vous voyez. Allâh a prescrit la mort aux fils d'Adam, le plus intelligent d'entre eux est celui qui obéit le mieux à son Allâh et celui qui fait le plus pour l'au-delà".

Il s'adressa à Mu'âdh pour qu'il dirige la prière à sa place puis rendit l'âme, qu'Allâh soit satisfait de lui.

Après la mort de Abou 'Oubayda, Mu'âdh ibn Jabal fit un sermon : "O gens ! Vous avez perdu un homme le plus pitoyable, le plus courageux, le plus aspirant à l'au-delà, le plus sincère dans son avis que j'ai connu. Appelez la miséricorde divine sur lui, qu'Allâh vous accorde Sa miséricorde".

Son apparence

Il était maigre, grand de taille, d'un visage radiant très modeste et très humble. Toutefois, il était courageux, aimé de tous ceux qui le rencontraient.

lu sur tawhid.over-blog.com

La vie d'Aïcha (radhyallâhou'anha) est la preuve qu'une femme peut être beaucoup plus instruite que les hommes et qu'elle peut enseigner à des érudits et à des spécialistes.

C'est aussi la preuve qu'une femme peut exercer une influence sur les hommes et leur être source d'inspiration et de commandement.

C'est encore la preuve que cette même femme peut être totalement féminine et être source de plaisir, de joie et de réconfort pour son époux.

Elle n'était pas diplômée d'une université, il n'y avait pas encore de telle structure à son époque. Mais aujourd'hui, ses paroles sont étudiées dans les facultés de littérature, ses déclarations juridiques sont étudiées dans les écoles de droit, sa vie et son œuvre sont étudiées et font l'objet de recherches par les étudiants et les professeurs d'histoire de l'Islam comme elles l'ont été depuis des centaines d'années.

La plus grande partie de son vaste trésor de connaissance a été acquise quand elle était encore assez jeune. Dans sa tendre enfance, elle a été élevée par son père (Abou Bakr (radhyallâhou'anhou)) qui était considérablement aimé et respecté car il était un homme de grande connaissance, de bonnes manières et d'agréable compagnie. De plus, il était l'ami le plus proche du noble Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qui leur rendait fréquemment visite dès les premiers jours de sa mission.


Dans sa jeunesse, déjà connue pour sa beauté frappante et sa mémoire formidable, elle s'est attirée l'affection et l'attention du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) lui-même. En tant qu'épouse et proche compagne de Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam), elle acquît de lui des connaissances et la perspicacité qu'aucune femme n'a jamais acquise.

Aïcha (radhyallâhou'anha) est devenue la femme du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à Makkah, mais elle est allé vivre auprès de lui qu'après l'émigration à Médine.

Avant et après ses noces, elle a conservé sa gaieté naturelle et son innocence, et elle ne semblait pas du tout intimidée à l'idée d'être l'épouse de celui qui était le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), que tous ses compagnons, y compris ses propres parents, traitaient avec plus d'amour et de respect qu'ils n'en avaient jamais témoigné à qui que ce soit.

Au sujet de son mariage, elle a rapporté que peu avant qu'elle quitta la maison de ses parents, elle sortit dans la cour pour jouer avec une amie qui passait : "J'étais en train de jouer sur une bascule et mes longs cheveux flottant au vent étaient ébouriffés…", dit-elle. "Ils vinrent, me prirent de mon jeu et me préparèrent. " Ils la vêtirent d'une robe de mariée faite de fin tissu à rayures rouges de Bahrain et ensuite sa mère l'emmena à la maison récemment construite où des femmes des Ansars attendaient devant la porte. Elles l'accueillirent en disant : "Pour toujours et dans la joie, soit la bienvenue !"

Alors, en présence du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), souriant, un bol de lait fut amené. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) en but lui-même et en offrit à Aicha (radhyallâhou'anha). Elle refusa timidement mais il insista, elle but et offrit le bol à sa sœur Asma (radhyallâhou'anha) qui était assise à ses côtés. D'autres en burent aussi et ce fut simple et solennel. Il n'y eut pas de fête de mariage.

Son mariage avec le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ne changea pas son caractère enjoué. Ses jeunes amies venaient régulièrement lui rendre visite dans son propre appartement.

"J'étais en train de jouer avec mes poupées", dit-elle, "avec les filles qui étaient mes amies ; le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) entra et celles-ci se sauvèrent hors de la maison. Il sortit les rechercher et les ramena, car il était satisfait pour ma sécurité qu'elles soient là."

Parfois il disait : "Restez où vous êtes" avant qu'elles n'aient eu le temps de partir, et il se joignait aussi à leurs jeux.

Aicha (radhyallâhou'anha) dit :
Un jour le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) entra alors que j'étais en train de jouer avec mes poupées - il y avait également un cheval ailé parmi celles-ci- , et il dit : "O Aicha, quel est ce jeu ?" "Ce sont les chevaux de Salomon" dis-je, ce qui le fit rire.

Parfois il entrait et se cachait avec son manteau pour ne pas déranger Aicha (radhyallâhou'anha) et ses amies.

La vie d'Aicha (radhyallâhou'anha) à Madinah eut aussi des moments plus sérieux et tourmentés. Un jour, son père et deux compagnons qui étaient restés avec lui attrapèrent une dangereuse fièvre qui était fréquente à Madinah à certaines saisons. Un matin, Aicha (radhyallâhou'anha) vint lui rendre visite et fut consternée de trouver les trois hommes couchés, complètement faibles et épuisés.

Elle demanda à son père comment il allait et il lui répondit sous forme de vers mais elle ne comprit pas ce qu'il disait. Les deux compagnons lui répondirent également en vers qui lui semblaient n'être que du babillage inintelligible. Elle fut profondément troublée et retourna chez elle pour dire au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) : "Ils délirent, ils n'ont plus leurs esprits, à cause de la fièvre". Il lui demanda ce qu'ils avaient dit, et il fut quelque peu étonné quand elle répéta presque mot pour mot les paroles qu'ils avaient prononcées et qui avaient un sens, bien qu'elle ne l'avait pas complètement saisi alors.

C'était une démonstration de la puissante capacité de sa mémoire, qui, après que les années passèrent, put préserver beaucoup de paroles inestimables du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

Parmi les épouses du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à Madinah, c'était clair qu'Aicha (radhyallâhou'anha) était celle qu'il aimait le plus.

De temps en temps, l'un de ses compagnons demandait : "O Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), qui aimes-tu le plus au monde ?" Il ne donnait jamais la même réponse à cette question car il ressentait un grand amour pour ses filles et leurs enfants, pour Abu Bakr, pour Ali, pour Zayd et son fils Usamah. Mais de ses épouses, la seule qu'il nommait était Aicha (radhyallâhou'anha). Elle l'aimait aussi beaucoup en retour, et voulait souvent être rassurée quant à son amour pour elle.

Une fois elle lui demanda "Comment est ton amour pour moi ?". Il lui répondit : "Comme le nœud de la corde", voulant ainsi dire qu'il était fort et sûr. A maintes reprises ensuite elle lui demanda comment était le nœud, il lui répondait : "Alâ haaliha - de la même façon…"

Ainsi aimait-elle le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), et son amour était "jaloux" ; elle ne pouvait supporter l'idée que les attentions du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) puissent être données à d'autres plus qu'elle ne jugeait suffisant.

Elle lui demanda : "O Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), parle-moi de toi-même. Si tu étais entre les deux pentes d'une vallée dont l'une avait été donnée en pâture tandis que l'autre ne l'avait jamais été, laquelle choisirais-tu pour faire paître ton troupeau ?" "Sur celle qui n'a jamais été donnée en pâture", répondit-il. Elle dit : "…Et bien je ne suis pas comme tes autres épouses, chacune d'elle avait déjà été mariée sauf moi." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) sourit et ne dit rien.

De sa jalousie Aicha dit des années plus tard : Je n'étais jalouse d'aucune autre épouse du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) comme je l'ai été de Khadîdja (radhyallâhou'anha) parce qu'il faisait constamment allusion à elle, et parce que Dieu lui avait ordonné d'annoncer à celle-ci la bonne nouvelle d'une demeure au Paradis faite de pierres précieuses. Et chaque fois qu'il sacrifiait un mouton, il en envoyait un beau morceau à celles qui avaient été ses amies intimes. Plusieurs fois je lui dis : "C'est comme s'il n'y avait eu d'autres femmes au monde que Khadîdja."

Une fois, alors qu'Aicha (radhyallâhou'anha) s'était plaint et avait demandé à son époux pourquoi il parlait tant d'une "vieille femme Qouraïchite" (elle faisait par là allusion àKhadîdja), le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) fut blessé et lui dit : "Elle fut l'épouse qui a cru en moi quand d'autres m'ont rejeté. Quand les gens m'accusaient de mentir, elle a affirmé ma sincérité. Quand j'ai été abandonné, elle a dépensé sa richesse pour soulager le poids de ma douleur."

En dépit de son sentiment de jalousie qui néanmoins n'était pas de nature destructrice, Aicha (radhyallâhou'anha) était vraiment une âme généreuse et patiente.

Elle supportait avec le reste de la famille du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) la pauvreté et la faim, qui, souvent, durèrent longtemps. Pendant des jours interminables, aucun feu n'était allumé dans la maison du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qui était modestement meublée pour cuisiner ou cuire le pain, et ils vivaient simplement de dattes et d'eau.

La pauvreté ne lui a causé ni détresse ni humiliation. Et la suffisance, quand elle est venue, n'a pas altéré son style de vie.

Une fois, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) demeura loin de ses épouses pendant un mois car elles l'avaient attristé en lui demandant ce qu'il n'avait pas. C'était après l'expédition de Khaybar, quand une hausse des richesses aiguisa l'appétit de ceux qui étaient présents. De retour de cette retraite qu'il s'était lui-même imposé, il se rendit en premier à l'appartement d'Aicha (radhyallâhou'anha). Elle fut enchantée de le voir mais il lui annonça qu'il avait reçu une révélation qui lui ordonnait de leur proposer deux options. Il récita alors les versets suivants :

"O Prophète ! Dis à tes femmes : Si vous désirez la vie de ce monde et son faste, venez ! Je vous procurerai quelques avantages puis je vous donnerai un généreux congé. Si vous recherchez Dieu, son Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et la demeure dernière, sachez que Dieu a préparé une récompense sans limite pour celles d'entre vous qui font le bien." (Sourate 33 / Versets 28-29)

Aicha (radhyallâhou'anha) répondit : "En effet, je désire Dieu, Son Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et la demeure dernière." Et sa réponse fut suivie par toutes les autres.

Elle s'est tenue à son choix pendant la vie du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et après.

Plus tard quand les musulmans ont été gratifiés par d'énormes richesses, elle reçut un cadeau de cent milles dirhams. Elle jeûnait quand elle reçut cet argent… Elle distribua alors la somme entière aux pauvres et aux nécessiteux bien qu'elle n'ait aucune nourriture chez elle. Peu après, sa servante lui dit "Tu aurai pu acheter de la viande pour un dirham -et ne pas distribuer ainsi l'intégralité de l'argent reçu- , viande avec laquelle tu aurai pu rompre le jeûne…" "Si je m'en étais souvenu je l'aurais fait", répondit-elle.

L'affection du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) pour Aicha (radhyallâhou'anha) dura jusqu'au dernier moment de sa vie. A la fin de sa maladie, il restait chez Aicha (radhyallâhou'anha), suivant la suggestion de ses épouses.

La plupart du temps il reposait sur une couche, la tête sur la poitrine ou les genoux d'Aicha (radhyallâhou'anha).

Elle prit le Siwâk (bâton utilisé pour se brosser les dents) de son frère, le mâcha pour le ramollir et le donna au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Malgré sa faiblesse, il se nettoya les dents vigoureusement avec.

Peu de temps après il perdit connaissance et Aicha (radhyallâhou'anha) pensa que c'était les prémisses de la mort, mais au bout d'une heure il ouvrit les yeux.

Aicha (radhyallâhou'anha) a préservé pour nous ces moments de la mort de la créature la plus honoré de Dieu, Son bien-aimé messager (sallallâhou 'alayhi wa sallam), puisse-t-Il répandre Ses meilleures bénédictions sur lui.

Quand il rouvrit les yeux, Aicha (radhyallâhou'anha) se souvint qu'il lui disait : "Aucun Prophète ne mourut avant que ne lui soit montrée sa place au Paradis, et qu'il n'ait eu le choix entre vivre et mourir."

"Il ne nous choisira pas maintenant…" se dit-elle. Alors elle l'entendit murmurer : "Avec la communion suprême au Paradis, avec ceux sur qui Dieu a répandu ses faveurs, les Prophètes, les martyrs et les justes…"

Elle l'entendit encore murmurer : "O Seigneur, avec la suprême communion - al malaoul a'lâ …" Et ce fut les derniers mots qu'elle l'entendit prononcer.

Petit à petit sa tête devient plus lourde sur sa poitrine, jusqu'à ce que d'autres dans la chambre commencèrent à pleurer, Aicha (radhyallâhou'anha) posa alors sa tête sur un oreiller et se joignit à leurs pleurs.

Dans le sol de la chambre d'Aicha (radhyallâhou'anha), près du divan où il se trouvait, une tombe fut creusée, dans laquelle on enterra le Sceau des Prophètes. Ce fut une occasion de grand bouleversement et une grande douleur.

Aicha (radhyallâhou'anha) survécut au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) presque 50 ans. Elle avait été son épouse pendant dix ans.

Beaucoup de son temps, elle l'a passé à apprendre et comprendre les deux plus importantes sources de la guidée de Dieu : le Coran et la Sounnah du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Elle était l'une des trois épouses (les autres étant Hafsa et Oum Salamah (radhiyallâhou'anhouma)) à avoir mémorisé le Coran. Comme Hafsa (radhyallâhou'anha) elle eut son propre exemplaire du Coran, écrit après la mort du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

En ce qui concerne les hadiths ou les récits du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), Aicha (radhyallâhou'anha) fut une des quatre personnes (les autres étant Abou Hourayrah, Abdoullah ibn Oumar, et Anas ibn Malik (radhiyallâhou'anhoum)) à avoir transmis plus de 2 000 récits.

Beaucoup concernent certains des aspects les plus intimes du comportement personnel du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), dont seule quelqu'un dans la situation d'Aicha (radhyallâhou'anha) pouvait avoir eu connaissance.

Le plus important est que sa connaissance des hadiths fut transmise à l'écrit par au moins trois personnes, dont son neveu Ourwah, qui devint un des plus grands savants de la génération suivant celle des compagnons.

Beaucoup de compagnons instruits et de leurs successeurs tirèrent profit de la connaissance d'Aicha (radhyallâhou'anha).

Abou Moussa al-Ash'ari a indiqué que "si nous, compagnons du Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), avions quelques difficultés sur une question, nous interrogions Aicha (radhyallâhou'anha) à son sujet."

Son neveu Ourwah affirma qu'elle était non seulement compétente en matière de fiqh (jurisprudence) mais aussi en matière de médecine et de poésie.

Plusieurs des compagnons âgés du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) sont venus chez elle lui demander conseil au sujet de questions relatives à l'héritage, qui nécessitent un esprit mathématique très habile.

Les savants la considérèrent comme l'un des premiers fouqaha (juristes) de l'Islam, au même titre que Oumar ibn al-Khattab, Ali et Abdoullah ibn Abbas (radhiyallâhou'anhoum).
(…)

Aicha (radhyallâhou'anha) a non seulement possédé un grand savoir, mais elle a participé activement à l'éducation et à la réforme sociale.

En tant que professeur elle avait un discours de style clair et persuasif ; et la puissance de son éloquence a été décrite en des termes superlatifs par al-Ahnaf qui a dit : "J'ai entendu des discours de Abou Bakr, de Oumar, de Uthman et de Ali (radhiyallâhou'anhoum) jusqu'à ce jour, mais je n'ai pas entendu de discours plus persuasif et plus beau de la bouche d'une autre personne que de la bouche de Aicha (radhyallâhou'anha)."

Les hommes et les femmes venaient de partout pour profiter de sa connaissance. On dit que le nombre de femmes était plus important que celui des hommes.

En plus de répondre aux questions, elle prit des garçons et des filles, dont certains étaient orphelins, sous sa tutelle, et les éduqua avec ses soins et ses conseils, ceci en plus de leurs parents, qui avaient reçu d'elle l'instruction. Sa maison devint ainsi une école et une université.

Certains de ses étudiants étaient exceptionnels. Nous avons déjà mentionné son neveu Ourwah en tant que distingué rapporteur de hadiths.

Parmi ses élèves femmes il y avait Oumrah bint Abdir Rahman. Elle est considérée par les érudits comme un rapporteur de hadiths digne de confiance. Elle était la secrétaire de Aicha (radhyallâhou'anha), recevant et répondant aux lettres qui lui était adressée.

L'exemple de Aicha (radhyallâhou'anha) qui favorisait l'éducation et en particulier l'éducation des femmes musulmanes en droit et dans les sciences islamiques est un exemple à suivre.

Après Khadîdja al-Kubra (la grande) et Fâtimah Az-Zahra (la resplendissante) (radhiyallâhou'anhouma), Aicha As-Siddiqah (la véridique) (radhyallâhou'anha) est considérée comme la meilleure femme de Islam.

En raison de la force de sa personnalité, elle était un meneur dans chaque domaine de la connaissance, dans la société, dans la politique et dans la guerre.

Elle a souvent regretté sa participation à la guerre mais a vécu assez longtemps pour regagner la position de femme la plus respectée de son temps.

Elle est morte en 58 après l'hégire, pendant le mois de Ramadan et pendant qu'elle enseignait.

Elle a été enterrée dans le (cimetière qui a pour nom) Jannat al-Baqi, dans la ville lumineuse (Madina Mounawwarah), à côté d'autres compagnons du prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

Qu'Allah soit satisfait d'elle et l'agrée ! Âmine

Adaptation française d'un article publié en anglais sur le site "Muslim sister's homepage", avec l'aimable autorisation de la webmastrice. Traduction réalisée par la sœur Louisa.

lu sur: http://tawhid.over-blog.com

lu sur : http://tawhid.over-blog.com

- LES SAHABIYAT -

LES EFFORTS DES SAHABIYAT, FEMMES DES COMPAGNONS (RADHI ALLA'U 'ANUN) DU PROPHETE MUHAMMAD ('ALEY'I SALAT WA SALAM)

DECOUVREZ LES FRUITS DE LA FOI ET DE LA BONNE CROYANCE DE CES FEMMES
Le Récit de quelques SAHABIYAT du Prophète Muhammad ('Ale'i Salat wa Salam), dans leurs efforts et leur Participation dans le Djihad fi sabillillah, parmis ces miliers de femmes Mecquoises et Médinoises ayant vécues en son temps , nous donne une image de fidélité, de sincérité, de courrage et de patience envers l'Islam et son Prophète ('Aley'i salat wa salam) . Leurs vies est un modèle pour toutes Croyantes Musulmanes.


Safia, fille de Abdel Moutalib (Radhi Allahu 'an'a)

Safia fille d'Abdel Moutalib etait une guerrière et une combattante comme son frère Hamza (Radhi Allahu 'An'u)

Lors de la Bataille du fossé, le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam) laissa les femmes, ainsi que sa tante Safia dans un fortin.

Ourwa, fils de Djaâfar, fils de Zoubir, rapporte de sa grand-mère Safia cet évènement : Lors de la bataille du Fossé le Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) sortit en tête de son armée, et laissa les femmes dans la citadelle du nom de Faraâ, sous la responsabilité de Hassan fils de Thabit. Un Jour un cavalier Juif arriva près des murs, se hissa sur sa monture, et nous découvrit. Safia ordonna à Hassan de lui couper la tête. Hassan répondit : "Si j'avais ce courrage, j'aurais accompagné le Prophète ('Aley'i salat wa salam)."

Alors Safia se leva et lui trancha la tête, puis demanda à Hassan : "Lève-toi et jette sa tête par-dessus les murs. Ainsi les Juifs qui sont là, ayant pour objectif le massacre de femmes, croiront que nous sommes gardées par des hommes." Hassan de répondre: "Par Allah, je ne puis". Alors Safia se leva et jeta la tête par-dessus la muraille.

Voyant la tête de leur compagnon décapitée, ils prirent peur et dirent : "Nous savions qu'il ne pouvait laisser les femmes seules sans gardes. Ils décampèrent sans demander le reste.

Les Positions prises par Safia (Radhia Allah'u 'an'a)ainsi que sa présence lors des batailles que livra le Messager ('Aley'i Salat Wa Salam) montrent sa bravoure, sa vaillance et son héroïsme.

Au cours de la Bataille d'Ohod, les croyants se replièrent, elle s'avança alors avec une lance dans les mains, cinglant les visages des fuyards et criant aux fidèles : "Vous vous êtes repliés en laissant le Prophète ('Aley'i salat wa salam) sans défence."



Oum Ayman (Radhi Allahu 'an'a)

Elle fut une combattante dévouée, présente dans la bataille de Khaïbar, avec vinght autres femmes, pour porter l'eau et les médicaments aux combattants dans la voie d'Allah.

Lors de la Bataille de Mou'ata, son mari Zaïd fils de Harith l'estimé du Prophète ('Aley'i salat wa salam) mourut en martyr, elle soufrit en silence et accepta la sentence divine.

Durant la bataille de Hunaïn, où les croyants furent si émerveillés de leur grand nombre qu'ils oublièrent que c'était Allah qui octroyait la victoire, ils furent vaincus. Ceux qui résistèrent restèrent sur place. Parmi ces derniers il y eut son fils Ayman (Radhi Allahu 'an'u), qui protégea de son corps le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam), combattant les ennemis jusqu'à la mort. Il mourrut en martyr (Qu'Allah l'agrée). Sa mère Oum Ayman fut présente, soignant les bléssés, encourageant les croyants valides à poursuivre le combat et à aller de l'avant.

Oum Ayman mourut, alors que le Prophète Muhammad ('Aley'i Salat wa Salam) de son vivant lui avait présagé le Paradis. Qu'Allah Ta'aala soit satisfait d'elle. Elle est enterré au cimetière de Baqiî à Médine.


Noussayba, fille de Ka'b, Oumm 'Amar (Radhi Allahu 'an'a)

Elle combattit à la Bataille de Ohod.

Elle fut présente à toute les batilles : à celles de Khaïbar et à la prise de la Mecque.

Elle guerroya à la bataille de Hounnaïn, et fut présente lors du siège de Taïf.

Elle lutta lors de la bataille d'el Yamama, où sa main fut coupée et où fut tué Moussaïlima Al Kadhab (l'imposteur).

Le Jour de la bataille de Ohod, elle sortit panser les blessés et donner à boire aux assoiffés, mais les musulmans contrevinrent aux directives du Prophète Muhammad ('Aley'i Salat wa salam) et Allah les a punis. La majeur partie déserta le front. Lorsqu'Oum 'Amar vit la débandade des Musulmans, elle prit un sabre et se mêma à la bataille, combattant les idolâtres, avec ses enfants Abdallah et Habib. Elle fut fidèle au serment.

Oum 'Amar dit : "Ils abondonnèrent l'Envoyé d'Allah ('Aley'i salat wa salam). Il ne restait plus qu'une douzaine d'hommes, mes enfants, mon époux et moi, lui faisant office de bouclier. Il me vit sans bouclier, alors qu'un guerrier avec son bouclier sur lui se replia. Il lui ordonna : "Donne ton bouclier à celui qui combat".

Il le jeta, je le pris et continuai à combattre protégeant le prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam).

Les cavaliers nous mirent en mauvaise posture. S'ils avaient été à pied comme nous l'étions, nous les aurions combattus d'égal à égal.

Oum 'Amar et ses fils combattirent les Qoraïchites, elle fut blessée gravement. Lorsque le Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) vit celà, il dit à son fils : "Ta mère, ta mère, bande ses blessures. Qu'Allah soit satisfait de vous, Ô gens de ma famille ! Ta mère a la meilleure des places, meilleure que celles d'Untel et d'untel. Que la Clémence d'Allah soit sur vous, Ô gens de ma famille !"

Elle continua de protéger l'Envoyé d'Allah ('Aley'i salat wa salam) avec son sabre. Omar fils d'El ikhattab dit : "J'ai ente'ndu le Prophète d'Allah ('Aley'i salat wa salam) dire : "Quand je re gardais à droite comme à guache, je la voyais me protéger en combattant mes ennemis".

Elle sortit de la bataille avec une dizaine de blessures, dont une grave au niveau du cou. Elle soigna ses blessures durant une année entière. Le Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) lui rendit visite et demanda de ses nouvelles, en évoquant ce qui lui était arrivé et sa bravoure dans la bataille.

Lors de la bataille de Hounaïn, Oum 'Amar avec son sabre combattit sans peur et sans reproche. Les Musulmans furent fiers de leur grand nombre, mais, ils furent battus, le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam) appelant les compagnons par la Sourate de la Vache. Elle résista comme à son habitude, jusqu'à la fin de la bataille. Le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam) envoya le fils de Oum 'Amar, habib, vers moussaïlima l'imposteur, pour l'exhorter à l'Islam. Celui-ci le tortura attrocement et le tua. Lorsque sa mère eut vent de sa mort, patiente, elle ne broncha pas ...

Lors de son Califat, Abou Bakr équipa et arma une importa nte armée, à la tête de laquelle il plaça Khalid fils d'El Walid, pour combattre Moussaïlima l'imposteur, qui disait qu'il était le Prophète. Oum 'Amar demanda à sortir avec l'armée, on le lui permit. Lors de la confrontation des deux armées, la bataille atteignit son paroxysme : son fils 'Abd Allah ainsi que Louahchi s'infiltrèrent jusqu'à Moussaïlima et le tuèrent. Oum 'Amar fut si réjouie de la mort de l'assassijn de son fils que, bien que sa main fût tranchée dans la bataille, elle continua à combattre sans se soucier.

Oum 'Amar était estimée par Abou Bakr As Sidiq, 'Omar Ibn al Khattab et les Compagnons du Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam). Elle jeûna beaucoup, courageuse et patiente.

Qu'Allah la bénisse



Oum Salim, fille de Malhan (Radhi Allahu 'an'a)

Elle offrit son Fils unique pour servir le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam)

Elle combattit en persone et avec ses biens dans la voie d'Allah.

L'Envoyé d'Allah ('Aley'i salat wa salam) lui Prédit le Paradis...

Selon Anas (Radhi Allahu 'An'u) : "Les femmes des Ansars et parmi elles Oum Salim, combattirent avec le Prophète ('Aley'i salat wa salam). Elles donnèrent à boire aux combattants assoiffés et soignèrent les blessés."

Selon Kaâbin fils de Malik (Radhi Allahu 'An'u) : "J'ai vu oum Salim fille de Malhan ainssi que Aïcha (Radhi Allahu 'An'a), avec des outres pleines d'eau sur leur dos, le jour de la bataille d'Ohod. Le Jour de la bataille de Hounaïn, Oum Salim désira la récompense divine en accompagnant le Prophète ('Aley'i salat wa salam). Elle porta une dague sous ssa ceinture que son époux Abu Talha vit. Il se rendit chez le Prophète et lui dit : "N'as-tu pas vu Oum Salim portant un poignards ?"

Le Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) dit alors à Oum Salim : "Que comptes-tu faire avec ça, désignant le poignard, Ô Oum Salim ?" Elle Répondit : "Si un des infidèles venait à te tuer, je le poignarderais."

Qu'Allah soit satisfait d'Oum Salim et de la famille d'Abu Talha...



Oum 'Atia (Radhi Allahu 'an'a)

Elle dit : "J'ai assisté à sept batailles avec le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam), comme cuisinière et infirmière avec mes soeurs soignant les malades et les blessés."

Elle fut une exégète parmi les compagnons du Prophète. Anes et Ibn Sirin rapportèrent selon Oum 'Atia plusieurs Hadiths, que Mouslim et El Boukhari relatèrent d'après ces derniers. Elle vécu dans le voisinage du Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam) et parmi ses proches.

Qu'Allah soit satisfait d'elle.



Asma, fille de Yazid fils de Saken (Radhi Allahu 'an'a)

Elle participa à de nombreuses batailles, parmi lesquelles la bataille du fossé et celle de khaïbar. Asma fut également lors du serment du Redwan sous l'arbre de coalition de Houdaybya.

Lors de la bataille de Yarmouk, elle sortit avec Khalid Ibn Walid, le commandant de l'armée musulmane. Les Romains préparèrent une armée très importante, pour en finir une fois pour toutes avec les Musulmans. Lorsque Khalid vit le nombre infini de l'armée romaine, il fit avancer les hommes et laissa les femmes à l'arrière avec l'ordre exprès de tuer tout Musulman qui se replierait. Asma se teint avec un gourdin derrière l'Armée Musulmane. Lors de l'attaque des Romains contre les Musulmans, Asma frappa de toutes ses forces, les dépuilla de leurs armes et en tua neuf. Après la victoire des Musulmans sur les Byzantins, elle glorifia et magnifia Allah de leur retour trianphant.

Elle vécut longtemps, la mort l'atteignit dans son lit. Qu'Allah soit satifait de notre grande Dame Asma, la Combattante dans la voie d'Allah, Afin qu'Il introduise dans son Paradis.



Asma, fille d'Abu Bakr (Radhi Allahu 'An'um)

Asma a préparé le départ du Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) et de son Père. Elle déchira un morceau de sa ceinture avec lequel elle attacha l'ouverturede la musette. Asma se chargea de leur approvisionnement nocturne.

Son intrépidité, sa foi, et son sacrifice pour l'Islam, lui ôtèrent toute peur de la mort, menant avec habilité, ingéniosité et sans crainte la mission de ravitailler quotidiennementles deux fugitifs. Sa servante la secondadans cette tâche ardue. Bergère de profession, elle la faisait suivre par les moutons, afin d'effacer ses empreintes, brouillant ainssi les pistes des poursuivants du Prophète ('Aley'i salat wa salam)

Lors de violents combats entre l'Armée de Son Fils Abd Allah et celle d'El Hadjaj, surnommé le "Sanguinaire", son fils vit qu'il perdait la bataille, il partit la rejoindre alors qu'elle était vieille et aveugle, pour lui demander conseil. Il lui dit :

"Ô Mère ! Les gens ainsi que mes parents, jusqu'à mon fils, m'ont abondonné au moment où j'avais le plus besoin d'eux. Il ne me reste plus aucun espoir, la communauté m'a offert ce que je ne desirais pas dans la vie, quel est ton avis ?"

Elle lui Répondit : "Ô mon fils ! Ne crois pas que je sois comme eux. Ce sont les événements qui l'amènent à avoir peur pour ta vie. Mais par Allah, un coup d'épée dans le coeur vaut mieux qu'un coup de fouet et que de vivre dans l'humiliation de la captivité.

Elle ajouta : " Vis en brave et meurs en noble, il ne faut surtout pas que l'on te prenne vivant. Par Allah, Ô mon fils ! Tu es le seul à te connaître. Si tu sais que tu es dans le Vrai et que tu Combats dans Sa voie, alors sacrifie-toi pour Lui. Tes compagnons sont morts pour la vérité, consolide ton âme, car elle ignorera que leurs enfants joueront avec ta tête. Si tu veux la vie, quel minable tu es et tu damne ton âme. Tu as perdu tous ceux qui ont combattu à tes côtés. Si tu es vraiment dans le droit chemin, tu peux soupirer après tes compagnons, c'est une faiblesse qui n'existe pas chez les magnanimes, ni chez les croyants. Combien peux-tu vivre de temps encore? Le Combat ets préférable."

Abd Allah prit la parole : " Ô mère ! J'ai peur que les Syriens me tuent et fassent un exemple de ma personne en me crucifiant."

Elle lui répondit : "Ô mon fils ! Le mouton ne souffre pas de son égorgement une fois égorgé. Celà dépasse ton entendement, palace ta confiance à Allah."

Il lui embrassa la tête et sortit. Il fut tué le jour même et crucifié.

Elle rapporta plus de 50 Hadiths. Qu'Allah soit satisfait d'elle.

Voilà de Véritables Femmes suivant les traces du Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) avec courrage et détermination.

Wa-l-Hamdullillahi Rabi-l'Alamin....


Source : Auteur : Fdal Hadja Titre : "L'Histoire des Sahabiyat [Au temps du Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam)]" Edition : Universal. En Vente dans Toutes les Librairies Islamiques.



Loubana, fille de Harith (Oum El Fadl) Radhi Allahu ‘anha

Oum El Fadl Epouse d’El ‘Abbas oncle du Prophète Muhammad (‘Aleyhi Salat Wa Salam)

Au Cours de la Bataille de Badr, El ‘Abbas fut Présent parmi les Qoraïchites de retour vaincus, ils se réunirent dans l’enceinte sacrée de la Mecque. Abu Lahab, leur demanda de lui raconter les péripéties de la bataille.

Ils dirent : « Il y avaient des têtes coupées, il eut la présence d’hommes tout de blancs vêtu sur des chevaux blancs flamboyants entre ciel et terre. Par Allah, il ne restait plus rien, et on ne pouvait rien faire contre. »

Le serviteur d’El ‘Abbas dit : « Par Allah, c’est exactement la description des Anges. »

Abu Lahab leva la main et le gifla ensuite le pris et le jeta à terre, ensuite il le poursuivit en le frappant même à terre. C’est à cet instant précis que Oum El Fadl vit la scène et ce qui arriva au serviteur.

En colère, elle prit un bâton et frappa de toutes ses force la tête d’Abu Lahab, qui sous le Choc se pourfendit, puis dit : « Tu l’as sous-estimé en l’absence de son maître.

Une semaine après, l’ennemi d’Allah Ta’aala et de son Prophète (‘Aleyhi salat wa salam), Abu Lahab mourut.

Après cette épisode, El ‘Abbas opta pour l’Islam et Oum El Fadl lui dit : « Les Musulmans se sont expatriés, il est impératif, que l’on émigre à notre tour.

El ‘Abbas écrit au Prophète d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam), lui demandant la permission d’émigrer. Quelques jours plus tard il reçu la réponse :

« Ton Emigration, Ô Oncle ! Est la dernière, comme ma prophétie, qui est la dernière des Prophéties. » Après cela la Famille d’El ‘Abbas émigra à Médine.



Hamna fille de Djahch Radhi Allahu ‘Anha

Elle Embrassa l’Islam parmi les toutes premières musulmanes. Mas’âb, fils de ‘Oumaïr l’épousa et émigrèrent ensemble à Médine ainsi que son frère Abd Allah fils de Djahch.

Hamna fut présente lors de la bataille d’Ohod, et fut parmi les infirmières qui soignèrent les blessés et abreuvèrent les assoiffés.

Lors du retour de Prophète (‘Aleyhi salat wa salam) et des Musulmans vaincus à cause de leur désobéissance aux ordres du Prophète (‘Aleyhi salat wa salam). Les Femmes les devancèrent à Médine.

Le Fils de Saâdin qui rapporta de Mohammad, fils de ‘Abd Allah, fils de Djahch dit : « Les femmes se levèrent lors du retour des Musulmans, demandant des nouvelles de leurs proches, aucun d’eux ne pu dire quoique ce soit, ils attendirent l’arrivée du Prophète (‘Aleyhi salat wa salam). Il n’y eut pas de femme qui lui posa une question qu’elle ne reçut de réponse. »

Hamna arriva, Le Prophète (‘Aleyhi salat wa salam) lui dit : « Ô Hamna ! Prend en patience cette vicissitude, ton frère est mort en Martyr. »

Elle Répondit : Nous sommes à Allah est c’est ver lui que nous retournerons, qu’Allah est son âme et lui pardonne. »

Le Prophète (‘Aleyhi salat wa salam) poursuivit : « Ô Hamna ! Prend en patience ce Malheur, ton Oncle Hamza fils de ‘Abdel Moutalib est mort en Martyr. »

Elle Répondit : « Nous sommes en Allah et c’est vers lui que nous retourneront qu’ Allah est son âme et lui pardonne. »

Il (‘Aleyhi salat wa salam) ajouta : « Ô Hamna ! Prend en Patience cette infortune, ton Mari Mas’âb fils de ‘Oumaïr est mort Martyr. » Elle se mit à pleurer et dire : « Ô Rage ! Ô désespoir. »

Le Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) dit : « L’Homme est une partie inhérente de la femme, alors qu’elle ne lui est rien. »

Il (‘Aleyhi salat wa salam) lui implora Allah Ta’aala, à elle et à son Fils afin de les récompenser par l’intermédiaire d’une progéniture préférable. Quelques temps après, elle épousa Talha qui fut un excellent père pour son fils et un époux exemplaire pour elle.



Oum Haram fille de Minhane (Radhi Allahu 'an'a)

Anas Ibn Malik (Radhi Allahu 3anhu) rapporta : Le Messager d'Allah ('Aleyhi salat wa salam) avait l'habitude de rendre visite à Oum Haram bent Milhane (Radhi Allahu 3anha), elle était la femme de Obada ibn As-Samit. Un Jour, il se rendit chez elle et elle lui apporta de la nouriture. Puis elle commença à épouiller sa tête. Ensuite, le Messager d'Allah ('Aleyhi salat wa salam) [...]

Oum Haram demanda qu’est-ce qui te fait rire Ô Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam)? Il (‘Aleyhi salat wa salam) dit : « J’ai vu dans mon rêve certains de mes fidèles combattant pour la Cause d’Allah, naviguant au milieu de la mer comme des rois sur des trônes, ou comme des rois assis sur leurs trônes (le sous-rapporteur n’est pas sûr de l’expression utilisée) » Oum Haram dit : « Ô Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) implore Allah pour que je sois l’une d’eux. Le Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) implora Allah pour elle avant de s’endormir de nouveau. Il se réveilla plus tard en riant. Oum Haram demanda : Qu’est-ce qui te fait rire Ô Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) ? Il (‘Aleyhi salat wa salam) dit : « J’ai vu dans mon rêve certains de mes fidèles combattants pour la Cause d’Allah, (et lui raconta la même histoire qu’avant) » Oum Haram dit : « Ô Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) implore Allah pour que je sois l’une d’eux. Le Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) lui dit : « Tu es parmi les premiers ». Oum Haram prit la mer du temps du Califat de Mou’awiya Ibn Abi Sofiane. A son arrivée à la Cote, elle tomba de sa monture et mourut. [Rapporté par Al-Boukhari]

Source : Auteur : Fdal Hadja Titre : "L'Histoire des Sahabiyat [Au temps du Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam)]" Edition : Universal. En Vente dans Toutes les Librairies Islamiques.
Mou'âdh Ibn Jabal - ‏معاذ بن جبل
(رضي الله عنه)


Sa généalogie

Membre du clan des Banu Khazradj.

Sa naissance
(-19 H)

Mou'adh ibn Jabal (رضي الله عنه) naquit à Médine en -19 H.

Sa conversion

Tout jeune, Mou'adh (رضي الله عنه) embrassa l'islam grâce à Mous'ab ibn 'Omayr.

Son serment prêté au Prophète (صلى الله عليه و سلم)

La seconde fois où les Ansar prêtaient allégeance au Prophète à al-'Aqaba, Mou'adh (رضي الله عنه) fit partie du groupe composé de 72 membres qui prêtèrent serment d'allégeance au Prophète (صلى الله عليه و سلم).

Sa prêche

A son retour à Médine après la conclusion de ce pacte de fidélité, Mou'adh se mit à prêcher l'islam parmi son entourage. Grâce à lui, un nombre d'hommes -qui seront plus tard parmi les grands Compagnons- adoptèrent l'islam, tel : 'Amr ibn Al-Jamûh.

Son combat dans la voie d'Allah

Présent à Badr, il fut par la suite de toutes les expéditions.

Son enseignement

Après la conquête de La Mecque, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) y engagea Mou'adh comme enseignent et le chargea de transmettre l'islam aux gens et de leur apprendre le Coran.

De même, quand les souverains yéménites vinrent annoncer au Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur conversion à l'islam et qu'ils lui demandèrent de leur assigner un précepteur, son choix tomba sur Mou'adh (رضي الله عنه) pour remplir cette mission, en le mettant à la tête d'une troupe de Compagnons (رضي الله عنهم). Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) sortit, par lui-même, pour leur faire ses adieux et conseilla alors Mou'adh (رضي الله عنه), en disant : "O Mou'adh! Il se peut que vous ne me voyiez pas à l'année prochaine. Veuillez me rendre visite à ma mosquée et à mon tombeau.… ".
Mou'adh (رضي الله عنه) se fendit en larmes par crainte de la séparation d'avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم). En effet, celui-ci (صلى الله عليه و سلم) rendit le dernier soupir et ce fut sa dernière rencontre avec Mou'adh.

Après la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Après le décès du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Mou'adh (رضي الله عنه) revint du Yémen et fut de retour à Médine. Il fut profondément affligé et versa de chaudes larmes pour la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

Il est envoyé aux Banou Kilâb pendant le califat de 'Omar (رضي الله عنه)

Quand le califat échut à 'Omar ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه), celui-ci l'envoya aux Banû Kilâb pour trancher leur litige.

Abou Idris Al Khawalàni (رحمه الله) a dit: "Je suis entré une fois à la mosquée de Damas. Tout à coup je vis un jeune homme souriant que les gens entouraient. Quand ils étaient en désaccord sur une question ils recouraient à son arbitrage et adoptaient son opinion. Je me renseignai alors sur lui et l'on me dit: "C'est Mou'âdh Ibn Jabal"". (Mâlik avec une chaîne authentique)

Son séjour parmi les concitoyens d'Ach-Châm puis de Palestine pour leur apprendre le Coran

Sous le califat de 'Omar aussi, le gouverneur d'Ach-Châm, Yazîd ibn Abou Soufyân envoya demander à 'Omar (رضي الله عنه) un précepteur pour ses sujets. 'Omar convoqua alors Mou'adh ibn Jabal, 'Oubâda ibn As-Sâmit, Abou Ayyoûb Al-Ansârî, Ubay ibn Ka'b et Abou Ad-Dardâ et leur dit : "Vos coreligionnaires à Ach-Châm me demandent de leur assigner un précepteur pour apprendre le Coran et s'instruire dans la religion. Aidez-moi donc qu'Allah vous accorde Sa miséricorde dans le choix de trois parmi vous. Veuillez procéder par tirage au sort, ou bien je désignerai par moi-même trois parmi vous".
- "Et pourquoi tirons-nous au sort?, répondirent-ils, Abou Ayyûb est âgé, Oubay est malade et il ne reste que nous trois".
- "Commencez, vous trois, par Hams et quand vous serez rassurés sur l'état de son peuple, quittez-la en y laissant l'un de vous. Puis, que le second se dirige vers Damas tandis que lautre, vers la Palestine".
Les trois se dirigèrent donc vers Hams où fut laissé 'Ubâda ibn As-Sâmit. Tandis que Aboû Ad-Dardâ se rendit à Damas et Mou'adh ibn Jabal en Palestine.

Sa mort (33 ans)

Mou'adh (رضي الله عنه) resta en Palestine jusqu'à ce qu'il fut atteint de la peste. A l'article de la mort, il se mit à dire: "O mort! Soyez la bienvenue! Tel un visiteur qui vient après une longue absence et un être cher qui arrive après un profond désir".

Il se mit à regarder la voûte céleste, puis dit : "Mon Seigneur! Vous savez parfaitement que je n'ai jamais aimé l'ici-bas ou désiré la longévité pour y planter des arbres ou y faire couler des fleuves, mais plutôt pour accomplir le jeûne pendant les journées les plus torrides, passer les nuits à faire des dévotions et se presser autour des savants qui tiennent les cercles de rappel. Veuillez recueillir mon âme comme Vous Vous recueillez les âmes croyantes". Puis, il rendit le dernier soupir.

Ses mérites

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit aussi: "Faîtes-vous réciter (ou enseigner) le Coran par quatre individus: 'Abdullâh Ibn Mas'oûd, Sâlim l'affranchi d'Abou Houdhayfa, Oubay Ibn Ka'b et Mu'âdh Ibn Jabal". (al-Boukhâri)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui rendit hommage, en disant : "Mou'adh ibn Jabal est celui parmi les membres de ma Communauté qui sait parfaitement distinguer le licite de l'illicite". (At-Tirmidhî et Ibn Mâja).

Mu'adh rapporte que l'Envoyé de Dieu (alayhi salat wa salam) le prit un jour par la main et lui dit : "ش Mu'adh, par Dieu, certes je t'aime". (Abou Dawud et Nasâi)

'Omar dit sur le lit de mort : "Si Mouâdh ibn Jabal était vivant, je l'aurais désigné à ma succession. Et, quand je me présenterai devant Dieu et qu'il me demandera : "Qui as-tu désigné au commandement de la communauté de Mohammad ?" je dirai : "J'ai désigné Mouâdh ibn Jabal. C'est que j'avais entendu le Prophète dire: "Le Jour de la résurrection, Mouâdh ibn Jabal sera l'imam (le dirigeant) des savants".

Ibn Mas'oud avait dit de lui : "Nous comparions Mou'âdh au (prophète) Ibrahim".

Chahr Ibn Haouchab, avait dit : "Quand les compagnons du Messager citaient des hadiths en présence de Mouâdh ibn Jabal, ils le regardaient avec une crainte respectueuse".
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Biographie de Hamza - ‏حمزة
(رضي الله عنه)

Son nom et sa généalogie

Abou Oumara Hamza ibn 'Abd al-Muttalib Ibn Hâshim Ibn 'Abd Manâf, le Quraïshite, le Hachémite.

Un des dix oncles du Prophète (صلى الله عليه و سلم) par son père et son cousin par sa mère, Hamza avait sensiblement le même âge que Muhammad (صلى الله عليه و سلم). Ayant eu la même nourrice que lui il était également considéré comme son "frère de lait".

Leurs mères, Hâlah Bint Uhayb Ibn 'Abd Manâf Ibn Zahrah et Amina Bint Wahb Ibn 'Abd Manâf Ibn Zahra sont cousines.

Sa naissance (-52 H)


A la Mecque, en - 52 H

Il est le tuteur de Khadija (رضي الله عنها) pour son mariage avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) (-28 H ; 24 ans)

Il avait accepté d'être le wali de Khadîdja lors de son union avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم).

Sa conversion à l'Islam (-8 H ; 44 ans)

"Un jour, Abou JaHl trouva le Prophète près d'As-Safâ, l'insulta, le rudoya et lui fit beaucoup de tort au sujet de sa religion. Le Prophète ne lui dit rien. Abou Jahl partit s'asseoir avec un groupe de gens près de la Ka'ba. Une servante de 'Abdullâh Ibn Jad'ân Ibn 'Amr Ibn Ka'b Ibn Sa'd Ibn Taym Ibn Murrah ayant assisté à la scène, intercepta Hamza l'oncle du prophète à son retour de la chasse à l'arc et l'informa de ce qu'elle venait de voir. En rentrant de chasse, Hamza avait pour habitude d'aller faire une procession autour de la Ka'ba. Ensuite, il discutait un peu avec chacun des groupes réunis près de la Ka'ba puis il rentrait chez lui. Il était connu à la Mecque pour sa puissance et sa poigne. Quand il croisa la servante en question, le Prophète était déjà rentré chez lui. Elle lui dit: "ش Abou 'Imârah, si seulement tu avais vu ce que ton neveu Mouhammad a subi sur les mains d'Abou Al-Hakam Ibn Hichâm (c'est-à-dire Abou JaHl) ! Il l'a trouvé assis ici même et l'a insulté et rudoyé et lui fit énormément de tort sans que Mouhammad lui réponde".
Hamza retint sa colère et alla faire sa procession sans adresser la parole à quiconque en réservant à Abou Jahl un mauvais quart d'heure s'il venait à le croiser. Quand il arriva à la mosquée, il le vit assis dans un groupe. Il alla droit vers lui et arrivant devant lui il saisit son arc et lui donna un coup violent qui lui fendit la tête et lui dit: "Oses-tu l'insulter alors que j'ai adopté sa religion et que je dis ce qu'il dit ? Reproche le moi donc aussi si tu en es capable !"
Des gens de Banû Makhzûm se levèrent pour prêter main forte à Abou Jahl mais ce dernier les arrêta avouant qu'il avait réellement dépassé les limites avec le neveu de Hamza.
Depuis ce jour là, Hamza demeura un fidèle disciple du Prophète et le suivit dans tout ce qu'il dit. Ce jour là, Quraysh comprit que le Prophète était désormais le protégé de Hamza et réduisit un peu les atteintes qu'ils lui portaient jusqu'alors". (Ibn Ishâq)

Son hégire

Une fois installé dans à Médine il devint le frère de Zayd ibn al-Harita, auquel il était très lié et aux côtés duquel il avait accomplit son Hégire.

Sa première expedition (1 H ; 53 ans)

Il commanda la première expédition (saraya) de l'histoire de l'Islam en ramadan de l'an 1, sept mois après l'Hégire. Avec 30 muhajirun Hamza se rendit sur la côte de la Mer Rouge dans l'espoir d'intercepter une caravane Qouraychite mais il n'y eut pas de combat.

La bataille de Badr (2 H ; 54 ans)

Hamza assista à la bataille de Badr. Il y tua Shaybah Ibn Rabî'ah, 'Utbah Ibn Rabî'ah et Tu'aymah Ibn 'Udayy. (Ibn Ishâq)

Son martyr pendans la bataille d'Ouhoud (3 H ; 55 ans)

Il fut assassiné pendant la bataille de Ouhoud par Al-Wahchî. (Al-Boukhârî)

Ainsi il mourut au moins de Shawwâl de l'an 3 A.H. âgé de moins de soixante ans.

A la demande de Ja'far Ibn 'Amr Ibn Umayyah Ad-Damrî et 'Ubaydullâh Ibn 'Udayy Ibn Al-Khayyâr, Al-Wahshî répondit à leur interrogation disant: "Je vais vous dire ce que j'ai dit au Prophète. J'étais l'esclave de Jubayr Ibn Mut'am quand Quraysh a déclaré la bataille de Ouhoud. Jubayr me dit: "Si tu tues Hamza, l'oncle de Mouhammad, pour venger mon oncle, tu seras un homme libre !"
De par mes origines éthiopiennes, je maniais la lance à la perfection. Alors je suis parti avec l'armée. Quand les deux camps se sont rencontrés, je me suis mis à la recherche de Hamza. J'ai fini par le voir au milieu des combattants abattant ses ennemis à tour de bras, rien ne lui résistait. Je l'ai donc guetté me cachant derrière les arbres et les rochers jusqu'à ce qu'il se soit rapproché de moi. A ce moment, Sibâ' Ibn 'Abdel 'Uzzâ se précipita sur Hamza.
Le voyant venir, Hamza lui dit: "Viens à moi, fils de l'exciseuse !" et lui porta un coup qui n'a pas raté sa tête. J'ai alors balancé ma lance jusqu'à ce que j'en sois satisfait puis je l'ai envoyée, elle transperça son abdomen. Il s'est retourné vers moi voulant m'atteindre mais il s'est écroulé. J'ai attendu qu'il soit bien mort puis j'ai récupéré ma lance. Une fois mon objectif réalisé, je suis retourné m'asseoir au camp car tout ce que je voulais était mon affranchissement. A mon retour à la Mecque, je suis devenu libre et j'y ai vécu jusqu'à la prise de la Mecque. (Ibn Hichâm)

La mutilation de son corps

Le corps de Hamza fut gravement profané par Hind Bint 'Outba qui avait perdu plusieurs hommes de sa famille dans la bataille de Badr. Par la suite, elle opta librement de se convertir à l'Islam et fut graciée par le Prophète malgré l'immense douleur qu'il ressentait pour la profanation du corps de son oncle.

Ses mérites

Le Prophète le surnomma le Lion d'Allâh et aussi le Seigneur des Martyrs.
Biographie de Talha (رضي الله عنه)


Son nom

Talha Ibn 'Oubaydillah

Son combat dans la bataille de Ouhoud (3 H)

Qais Bin Abu Hazim a dit qu'il vit la main de Talha (رضي الله عنه) avec laquelle il protégea le messager (صلى الله عليه و سلم) d'Allâh lors de la bataille de Ouhoud. (Boukhâri)

Sa mort lors de la bataille du chameau (36 H)

Dans la ville de La Mecque, où ils se sont rendus, Talha et Az-Zoubayr vont rencontrer Aïcha, qui y était allée pour le pèlerinage. Ils ne comprennent pas les intentions de Alî et - en toute bonne foi - croient que c'est parce que les insurgés le soutiennent qu'il refuse de leur appliquer le talion. A la tête de tout un groupe, ils partent donc de La Mecque pour l'Irak - pour la ville de Bassora précisément -, pensant y appeler les gens à soutenir leur demande de l'application du talion. (Fath Al-Bâri 12/354, 13/71).

Pendant le combat, Talha a été tué par une flèche (Fath Al-Bâri 12/354, 7/105)

Ses mérites


Ali (رضي الله عنه) a dit que ses oreilles ont entendu ce qui suit sortir de la bouche du Prophète (صلى الله عليه و سلم): "Talha et Zoubayr seront mes voisins au Paradis". (At-Tirmidhi)

'Omar (رضي الله عنه) a dit que personne n'était plus digne du Khaliifa que ces gens dont le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était satisfait au moment de sa mort; et il nomma 'Ali (رضي الله عنه), Othmân (رضي الله عنه), Talha (رضي الله عنه), Sa'd (رضي الله عنه), et Abdour Rahmân (رضي الله عنه). (Al-Boukhâri)

Sa générosité

Talha Ibn Yahya Ibn Talha a rapporté: Ma grand-mère Sa'da bint 'Awf AI-Mariyah qui était la femme de Talha Ibn 'Obaydullah m'a rapporté: Talha est venu chez moi un jour la mine sombre. Je lui ai donc demandé: Qu'y a-t-il pour que je te voie avec un visage sombre ? Me reproches-tu quelque chose ? Puis-je t'aider ?

Il a dit: Non, tu es une excellente épouse de musulman.
J'ai dit: Alors qu'est-ce qui te préoccupe ?

Il a dit: La richesse que j'ai accumulée me cause des soucis.

Je lui dis: Ne t'inquiète pas, distribue-la.

Elle dit: Il la partagea jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul dinar.

Talha Ibn Yahya a dit: J'ai demandé au gardien de la propriété de Talha à combien s'élevait sa fortune. Il a dit: Quatre cent mille.

lu sur: tawhid.over-blog.com
Quelques vers pour la foi...


SAHÂBAHS



Ils étaient comme toi et moi,

Peut-être même pires que ça,

Certains vivant sans foi ni loi,

Tournant nus autour de la Kâ’bah,

Enfouissant sous terre toute Aïcha.

Mais ils furent choisis par Le Roi,

Pour accomplir une mission de choix,

Celle d’accompagner al-Moustapha !

Et de lui succéder comme Khalîfas.

Alors tout se métamorphosa.

Ceux qui avant enterraient Soumayyah,

Dirent aux hommes : Ne faîtes pas cela !

Comme nous ayez la foi !

Près de nous suivez nos pas !

Même leur commerce devint dâ’wah.

Qu’avons-nous avec cette vie-là ?

Nous sommes les enfants de l’Au-delà !

Nos ancêtres sont les Sahâbahs !

Notre vraie vie est à la Djannah !

L’heure est venue de vivre ce choix.

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