N'oubliez pas

Dans tout l’univers, Allah Ta’âla a fait de l’homme et de la femme, les plus nobles, les plus belles et les plus parfaites de toutes Ses créatures.

A l’origine même de sa création, l’être humain est d’une nature parfaite.

Et Allah a placé en cet être, la recherche de la beauté, de l’embellissement, de ce qui est beau.

Et nous constatons que dès son plus jeune âge, l’enfant recherche déjà la beauté, à travers le choix de ses vêtements, de ses chaussures, de ses coiffures et même le choix des gens qu’il côtoie.

Et  cette recherche de l’embellissement est présente chez l’homme, mais la femme en a obtenu, ainsi l’a voulu Allah, une part plus importante, une part plus grande. La femme aime se faire belle ! Et la femme musulmane également, aime se faire belle. Elle aime s’embellir ! Et elle en a tout à fait le droit.  Je dirai même mieux : elle en a parfois le devoir !

  Mais alors, où la femme musulmane peut elle exprimer sa beauté ?

Et comment la femme musulmane peut-elle se faire belle ?

(Discours de Oummou Rayyane lors d’un rassemblement pour les mères et sœurs sur le thème « Musulmane et fière de l’être »)

Louanges à Allah qui de par Sa Grâce, nous a accordé le Bienfait du Imâne et de l’Islam.

L’Islam, religion de la spiritualité, religion de la prière, religion du jeûne, religion de l’aumône et du pèlerinage. Mais l’Islam, c’est aussi la religion de la pudeur, la religion de la pureté, la religion de l’hygiène et de la propreté, la religion de la santé et de l’entretien de soi. Et l’Islam, c’est aussi la religion de l’une des notions les plus fondamentales de la nature humaine : la beauté.

         Le Très Haut dit dans Le Qour’ân : (S.95 / V.4)

 « Certes, nous avons crée l’être humain dans la forme la plus parfaite ».

 
Dans tout l’univers, Allah Ta’âla a fait de l’homme et de la femme, les plus nobles, les plus belles et les plus parfaites de toutes Ses créatures.

A l’origine même de sa création, l’être humain est d’une nature parfaite.

Et Allah a placé en cet être, la recherche de la beauté, de l’embellissement, de ce qui est beau.

Et nous constatons que dès son plus jeune âge, l’enfant recherche déjà la beauté, à travers le choix de ses vêtements, de ses chaussures, de ses coiffures et même le choix des gens qu’il côtoie.

Et  cette recherche de l’embellissement est présente chez l’homme, mais la femme en a obtenu, ainsi l’a voulu Allah, une part plus importante, une part plus grande. La femme aime se faire belle ! Et la femme musulmane également, aime se faire belle. Elle aime s’embellir ! Et elle en a tout à fait le droit.  Je dirai même mieux : elle en a parfois le devoir !

  Mais alors, où la femme musulmane peut elle exprimer sa beauté ?

Et comment la femme musulmane peut-elle se faire belle ?

 Rappelons donc avant tout que la beauté d’une femme musulmane se manifeste dans 2 cadres principalement :  

                                1.  À l’extérieur de la maison (« dehors » comme on dit).

                                2. Au sein du couple.

  

1.      A l’extérieur de la maison :

  Il faut savoir tout d’abord que l’Islam respecte la nature de la femme et sa volonté de s’embellir. Mais ! Il y a toujours un « mais », n’est-ce-pas ? En Islam, il y a des libertés, et là où il y a des libertés, il y a également des limites. Nous sommes la communauté du juste milieu !

Le Qour’ân dit : « Et c’est ainsi que nous avons fait de vous une communauté de juste milieu » (S.2 / V.143)

  Des libertés et des limites. Pas uniquement des libertés telles que l’on voit aujourd’hui dans la société qui nous entoure. Et pas seulement des limites. Ce serait alors se renfermer et se négliger.

 
Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) s’était un jour étonné de voir l’épouse de Hazrat ‘Outhmân Ibnou Maz’oun (radhiyallâhou ‘anh) qui était excessivement négligée lorsque celle-ci est venue rendre visite à Hazrat Aïcha (radhiyallâhou ‘anha). Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) en fit alors la remarque à Hazrat ‘Aïcha (radhiyallâhou ‘anha). (Ahmad) Ceci montre qu’il est important pour la femme, même à l’extérieur, de s’entretenir et de se soigner. Mais bien sûr, de façon modérée.

Le juste milieu serait donc pour la musulmane la possibilité de s’embellir de façon modérée à l’extérieur de chez elle, en conformité avec les règles islamiques.

Comme vous le savez, les énoncés islamiques sont à ce propos clairs :

Aicha (radhiyallâhou ‘anha), l’épouse du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), a raconté que sa sœur aînée Asma  était entrée chez le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) portant des vêtements très fins. Alors, le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) détourna la tête et dit : « Asma, à partir du moment où elle est pubère, il ne convient plus que l’on voie de la femme autre chose que ceci » (en désignant son visage et ses mains) (Abou Daoûd). (les pieds sont également mentionnés dans d’autres hadiths).

 ce Hadith authentique définit ce qu’est la tenue vestimentaire de la femme devant les personnes avec lesquelles la femme peut contracter un mariage durant sa vie.

 
Car, nous n’oublierons pas que la vraie beauté ne peut pas être dissociée de la pudeur. La beauté véritable est celle qui respecte les lois d’Allah et les recommandations de notre Bien Aimé Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam).

 Dès lors,  nous comprendrons, chères mères et sœurs, que les vêtements transparents, les vêtements moulants, les vêtements laissant apparaître les formes, une apparence qui attire volontairement les regards concupiscents des étrangers…toute cette beauté là ne peut être la beauté appréciée par Allah !

 On l’a dit, Allah aime la beauté, mais cette beauté là est répréhensible et attire Son mécontentement.

 De plus, certains savants disent que dans sa recherche de l’embellissement lorsqu’elle sort de chez elle, la musulmane ne doit pas avoir au fond de son cœur l’intention :

               1. d’attirer le regard des autres passants sur elles.

2. de rivaliser avec les autres femmes. 

3. de se faire une renommée par la nature de ses habits. (telle couleur, tel modèle, tel marque etc.)

 
Ainsi, elle devra sortir en public en adoptant une attitude modeste et pudique, sans se parer excessivement et tout en évitant de s’exhiber en présence d’hommes étrangers en adoptant une attitude qui provoque des désirs illicites.

 Lorsque ces conditions seront respectées, alors à ce moment, la musulmane pourra s’embellir  à l’extérieur de chez elle, de façon modérée, sans excès, tout en assumant pleinement sa féminité.

 

2.      Au sein du couple : 

 La beauté au sein du couple consiste pour l’épouse à s’embellir pour son époux. (Bien sûr, l’époux doit également  soigner son apparence pour son épouse !)

 Alors à ce niveau, il faut le savoir, on a beaucoup de possibilités. Hormis quelques exceptions (tatouage, épilation des sourcils en vue de les amincir, adopter une tenue purement masculine etc.) la musulmane peut s’embellir comme elle le veut. Elle peut s’embellir comme elle le veut, tant au niveau de son corps que de ses habits. Et même plus, elle doit s’embellir pour son époux! Car aujourd’hui, avec tout ce qui se passe autour de nous : exposition du corps, la nudité, les vêtements de plus en plus courts, de plus en plus moulants, pour ne pas dire « sexy », et bien les hommes en voient de toutes les  couleurs ! Chaque épouse devrait essayer de faire ce qu’elle est en mesure de faire pour avoir et garder l’admiration de  son époux sur elle ainsi que sa satisfaction. Entretenir son corps, en prendre soin, surveiller son alimentation, faire du sport, pourquoi pas ?… Bref, faire ce qu’on peut pour se sentir bien soi-même et également pour garder l’attention de nos conjoints sur nous…

 
Chacune de nous avons à l’esprit le récit de Hazrat Ommou Souleym (radhiyallâhou ‘anha) :

 Une fois, durant l'absence de son mari, leur unique fils qui était malade, mourût. Oummou Souleym, la maman,  prépara alors le corps de son enfant, lui donna  le bain, le couvrit et le plaça comme s'il dormait.

 Quand son mari rentra à la maison, il demanda: « Comment va mon fils? Elle donna alors cette réponse extraordinaire: « O AbouTalha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance.» Elle ne dit toujours pas à son mari que l'enfant est décédé! Et elle dit même aux gens de la maison: « Ne dites rien à Abou Talha jusqu'à ce que je lui annonce la nouvelle moi-même ».

 Elle raconte ensuite en disant: « Quand il rentra à la maison, je lui présenta son dîner qu'il mangea. Puis je me fis plus belle que jamais et nous  avons passé la nuit ensemble ». Ce n'est qu'après cela, qu'elle décida d'annoncer à son mari la triste nouvelle.

 Et comment  elle  l'a dit ? Regarder la beauté de la Parole!!! Elle dit: « Que dirais-tu O Abou Talha, si des gens prêtent à d'autres  personnes quelque chose, puis  leur demandent de la leur rendre, peuvent-ils la refuser? »

 Il répondit: «  Non ! » Il faut rendre ce qu'on nous a prêté!

 Elle reprit alors: « Dans ce cas, demande à Allah de te récompenser pour avoir accepté avec résignation la mort de ton fils »! Il est dit que son mari se mit en colère. Comment sa femme  a-t-elle pu attendre tout ce temps avant de lui annoncer cela? Pourquoi  a t-elle agi ainsi? Et il s'en alla se plaindre au Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam).

 
Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) après l'avoir écouté, fit le doua suivant en faveur  de son couple: « Qu'Allah vous  bénisse cette nuit »! C'est ainsi que 9 mois plus tard, suite à ce doua du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), Oummou Souleym (radhiyallâhou ‘anha) mit au monde un enfant pieux, Abdoullah , fils de Abou Talha (radhiyallâhou ‘anh).

  Nous voyons dans ce récit, une femme à la beauté complète, l'intelligence à gérer une situation difficile, la beauté du langage,  et ce qui nous concerne ici son souci à se faire belle pour son époux.

 
Attention! Il ne faut pas confondre pudeur à l’extérieur avec pudeur à l’intérieur ! Ce serait alors s’interdire ce qu’Allah ne nous a pas interdit et dans certains cas, cela pourrait créer une certaine frustration au sein du couple…A chacune alors d’agir en ce sens…

 
Enfin, chères mères et sœurs, retenons que la beauté, c’est bien sûr l’apparence dont nous venons de parler, mais la beauté c’est aussi la beauté intérieure, la beauté du cœur. Qu’une femme belle, c’est aussi celle qui laisse refléter des qualités de piété, de sincérité, de douceur, le don de soi, un cœur généreux… Ajoutez à cela, le langage : qu’une femme belle, c’est aussi celle qui possède la beauté du langage, de paroles sages, respectueuses, véridiques, douces et non blessantes…

 
En effet, mères et sœurs, une grande partie de notre beauté réside dans notre comportement et notre langage. Et lorsque notre charme apparent s’y ajoutera, et bien, comme hazrat Oummou Souleym (radhiyallâhou ‘anh), « Nouroun ‘ala nour » Lumière sur lumière !

 
Je termine en faisant dou’a qu’Allah nous permette de réunir toutes ces différentes beautés en chacune de nous.

 Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) n’a-t-il pas annoncé qu’au Paradis nous serions supérieures  aux  Hours (femmes du Paradis)? Mais alors, pourquoi ne serions-nous pas telles des hours sur terre déjà ?

Intervention faite lors d'une conférence pour des jeunes sœurs, organisée le 7 Juillet 2002 à Saint-Pierre de la Réunion

Assalâmoualaïkoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh

Chères sœurs,

La bonne santé et le sain épanouissement d'une communauté humaine, et, à long terme, son succès aux yeux d'Allah, dépend essentiellement de la conjonction de deux facteurs :

1- L'engagement individuel de la part des éléments qui composent ladite société dans la voie de leur réforme personnelle et la volonté qu'ils manifestent d'avancer dans la voie de la perfection et celle de la recherche constante de l'agrément divin.

2- L'action entreprise par ses membres pour la réforme à l'échelle communautaire, afin que ce ne soit pas seulement des individus "isolés" qui cheminent, mais que ce soit la société entière qui tende vers la perfection et la réalisation des objectifs qui lui ont été assignés par Allah.

Cette double exigence pour le succès d'une communauté humaine, on la trouve mentionnée dans le Qour'aane, notamment dans la Sourate "Al Asr" 1, où Allah jure par le Temps que l'espèce humaine entière court à sa perte, exception faite d'une catégorie de personnes bien précise, qui est présentée en ces termes : "ceux qui ont la foi et font les bonnes œuvres, qui s'enjoignent mutuellement la Vérité et l'endurance." Vous aurez compris que, dans la première partie de ce passage, c'est-à-dire au travers de l'expression "avoir la foi et faire de bonnes œuvres", allusion est faite à la réforme individuelle, ce qui correspond à la première exigence que l'on a vu précédemment, tandis que dans la seconde partie, "la recommandation et l'exhortation mutuelle pour la Vérité et l'endurance", il est question de la seconde exigence, à savoir l'action pour la réforme communautaire et l'amélioration de la société entière.

C'est en gardant ces critères à l'esprit que l'on arrive à être encore plus convaincu de la justesse des propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), lorsqu'il qualifiait les musulmans qui l'entouraient, ses illustres Compagnons (radhia Allâhou anhoum), comme formant la meilleure génération qui soit, le "khaïr oul qouroûn" : C'est justement parce qu'ils répondaient au mieux à cette double exigence, et ce, aussi bien les hommes que les femmes.

Pour illustrer mon propos, je vais citer quelques témoignages qui nous sont parvenus à ce sujet par le biais des Traditions fiables ; néanmoins, étant donné que je m'adresse à un public féminin, les références que je vais évoquer ne concernent que des Sahâbiyat (radhia Allâhou anhounna), références que vous connaissez peut être déjà, mais dont le rappel est toujours "rafraîchissant" pour la foi…

Au niveau de l'engagement et du don de soi dans la voie de la réforme individuelle, on peut citer :

- l'exemple de Zaynab (radhia Allâhou anha) et sa volonté constante de se rapprocher d'Allah, que ce soit par la prière, par l'aumône (Sadaqah) ou autre… Concernant sa prière justement, il y a un Hadith authentique qui relate qu'elle avait attaché une fois une corde entre deux poteaux dans la mosquée du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), et ce, afin de s'y suspendre si jamais la fatigue la prenait alors qu'elle était en train de prier, pour pouvoir, malgré tout, continuer sa Salâh debout. En voyant cela, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait ordonné que la corde soit détachée, et il avait ajouté : "Que chacun prie selon ses forces, et s'il est fatigué, qu'il s'asseye." (Boukhâri) Pour ce qui est de la Sadaqah, les Traditions relatent qu'elle avait l'habitude de travailler de ses propres mains (elle tannait des peaux et cousait le cuir) et, ensuite, faisait beaucoup d'aumône à partir de l'argent qu'elle obtenait.

- l'exemple de ces femmes qui étaient allées voir le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) pour lui demander de leur réserver un moment de la semaine, afin qu'il leur enseigne ce qu'Allah lui avait appris. (Boukhâri)

- la manifestation extraordinaire de "sabr" (maîtrise de soi et patience) et de sagesse que témoigna Ommou Soulaym (radhia Allâhou anha), lorsque son fils mourut. Ce dernier, qui était malade, décéda alors que son père était absent. Oummou Soulaïm (radhia Allâhou anha) demanda aux gens de la maison de ne rien dire à Abou Talha (radhia Allâhou anhou) quant il arriverait et de la laisser lui annoncer la nouvelle elle même. Lorsqu'il rentra, elle fit comme si de rien n'était et lui offrit à dîner. Abou Talha (radhia Allâhou anhou) lui demanda à un moment donné comment allait l'enfant ; elle se contenta de répondre qu'à présent, il allait mieux qu'auparavant. Puis elle se fit belle pour son époux et ce dernier l'approcha. Ce n'est que bien plus tard, lorsqu'elle constata que son époux était complètement satisfait, qu'elle lui demanda : "Ô Abou Talha, si des gens ont prêté quelque chose à d'autres personnes, puis ils viennent réclamer ce qui leur appartient, penses-tu que ceux-là peuvent refuser de le leur restituer ?" Il répondit : "Non !" Elle lui dit alors : "Ton fils est mort"(Citation partielle du Hadith, rapporté par Boukhâri et Mouslim)

- l'incroyable volonté qu'avait cette femme de la tribu des Djouheyna qui avait commis l'adultère à l'époque de la Révélation de se purifier de son péché : La peine en Islam pour l'adultère est la lapidation à mort, et elle le savait pertinemment… Pourtant elle alla se dénoncer elle-même au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et lui demanda de lui appliquer la peine prévue. Néanmoins, étant donné qu'elle était enceinte, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) la renvoya et ordonna à son tuteur de bien la traiter jusqu'à ce qu'elle accouche et ensuite de la ramener. Elle fut donc lapidée par la suite et le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) décida d'accomplir la prière mortuaire sur elle. Oumar (radhia Allâhou anhou) lui fit alors part de son étonnement (il ne comprenait pas comment le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) pouvait prier sur quelqu'un qui avait été condamné à être lapidé à mort pour un péché…), et le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui répondit : "Elle a fait preuve d'un repentir tel que, si on l'avait partagé entre soixante dix des habitants de Médine, cela leur aurait suffi. Connais-tu un meilleur repentir que celui qui l'a poussé à donner sa vie pour le Tout Puissant ?" (Mouslim)

- enfin, l'exemple de cette femme qui avait proposé au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à la veille de son départ pour une campagne militaire son bébé. Lorsque le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui avait répondu que ce bébé ne pouvait être d'aucune utilité dans le combat, elle lui avait répliqué qu'il pourrait au moins servir de bouclier pour le protéger contre les flèches ennemies. (Hikâyât-é-Sahâba)

Au niveau de l'engagement et de l'action pour contribuer à guider la communauté entière vers le bien et la perfection, on trouve des témoignages tout aussi éloquents, parmi lesquels on peut citer :

- la fonction très importante tenue par certaines femmes dans la propagation de l'Islam : Il y a ainsi des Hadiths authentiques qui relatent qu'une tribu entière à accepté l'Islam suite à la "Da'wah" (invitation) d'une seule femme. (Hadith de Boukhâri et Mouslim, rapporté par Imrân Ibn Housseïn (radhia Allâhou anhou))

- l'action déterminante de femmes comme Aïcha (radhia Allâhou anha), Oummou Salama (radhia Allâhou anha), entre autres, dans la diffusion des sciences islamiques : Ces deux épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) comptent parmi les personnes qui ont rapporté le plus de Hadiths ; elles étaient également d'éminentes "Moudjtahidât" et "Mouftiyât" (juristes). Concernant Aïcha (radhia Allâhou anha) par exemple, certains savants rapportent qu'elle a corrigé les avis juridiques de pas moins de vingt trois Compagnons (radhia Allâhou anhoum) (parmi lesquels Oumar (radhia Allâhou anhou) et Ali (radhia Allâhou anhou)…) (Réf : "Tahrîr oul Mar'ah", qui cite "Al Idjâba li îrâdi mâ astadrakathou Aïcha 'alas sahâba".) Pour ce qui est de Oummou Salamah (radhia Allâhou anha), sa clairvoyance et sa perspicacité ont permis de résoudre une grave crise à Houdeïbiya : Il est ainsi rapporté que lorsque le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) eut conclut le traité portant sur la trêve avec les Qouraïchites, il demanda à ses Compagnons (radhia Allâhou anhoum) de se lever, de sacrifier les animaux qu'ils avaient conduit avec eux et de se raser la tête. Mais aucun d'entre eux ne se leva, même après que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ait répété ses propos en trois fois (les Compagnons (radhia Allâhou anhoum) avaient du mal à accepter les termes du pacte conclu, termes qu'ils considéraient comme étant très défavorables aux musulmans…) En voyant leur réaction, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) entra chez Oummou Salamah (radhia Allâhou anha) et lui fit part de la réaction des fidèles. Celle-ci lui dit : "Ô Messager d'Allah ! Veux-tu qu'ils fassent (ce que tu leur demandes) ?" Elle lui conseilla alors de sortir, de sacrifier son offrande sans parler à qui que ce soit, puis de se raser la tête. C'est ce qu'il fit. Lorsque les Compagnons (radhia Allâhou anhoum) virent cela, ils se levèrent et commencèrent à sacrifier leurs offrandes et à se raser la tête mutuellement. (Boukhâri)

- le rôle considérable joué par certaines femmes dans l'organisation, la préparation et la logistique des campagnes militaires du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) : Elles s'attachaient surtout à soigner les blessés, et de façon exceptionnelle -dans le feu de l'action- quelques unes prenaient même part directement au combat et étaient particulièrement brillantes. C'est le cas de Oummou Oumâra (radhia Allâhou anha) qui était restée, épée à la main, dans la garde rapprochée du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) durant la bataille de Ouhoud (alors que bon nombre de musulmans s'étaient éloignés de lui, désemparés face aux revers subis…), et qui avait même été sérieusement blessée à cette occasion. (Réf : "Al Bidâya wan Nihâya")

- l'expression remarquable de détermination, de courage et de force de caractère dans la dénonciation de l'injustice de la part de Asmâ (radhia Allâhou anha), sœur de Aïcha (radhia Allâhou anha) et mère de Abdoullâh Bin Zoubayr (radhia Allâhou anhou). Ce dernier avait été assassiné par le tristement célèbre tyran Hadjâdj Bin Youssouf 2, qui vint ensuite voir Asmâ (radhia Allâhou anha) et lui dit : "Que penses-tu de ce que j'ai fait à l'ennemi d'Allah ?" (Il faisait allusion en ces termes à l'illustre Abdoullâh bin Zoubayr (radhia Allâhou anhou) justement, dont le corps crucifié était exposé à l'entrée de la ville de Makkah…) Asmâ (radhia Allâhou anha) lui répondit : "Je penses que tu as gâché sa vie ici bas et qu'il a gâché ta vie dans l'au-delà. (…) Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) nous avait dit que chez les Thaqîf, il y aurait un menteur et un tyran. Le menteur, nous l'avons vu 3, mais le tyran, je ne pense pas qu'il soit autre que toi." Hadjâdj sortit sans rien répondre. (Mouslim)

Ce ne sont là que quelques narrations que j'ai réuni parmi tant d'autres… mais ils suffisent amplement à illustrer combien les Sahâbiyât, à l'instar des Sahâba (radhia Allâhou anhoum), avaient rempli la double exigence évoquée précédemment…

Maintenant, il est vrai que, souvent, quand on considère les récits relatant la vie des Compagnons (radhia Allâhou anhou), on a tendance à relativiser leur contenu, en considérant le modèle qu'ils représentent comme un idéal inaccessible… Résultat : Ces témoignages n'inspirent que très rarement chez nous une remise en question profonde, et, finalement, on arrive à garder bonne conscience -même après les avoir lus et entendus- malgré notre état de léthargie spirituelle aggravée, sous couvert de prétextes du genre : "Oui… mais, eux, ils étaient des Compagnons (radhia Allâhou anhoum) du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)… et, entre leur spiritualité et la notre, y'a pas photo !…" Et c'est ainsi qu'on continue à se complaire dans notre passivité, notre inactivité et notre manque d'engagement par rapport aux impératifs de notre Imân, maintenant toujours et encore plus nos consciences sous anesthésie

Pourtant, il y a une réalité essentielle qu'on ne doit pas oublier : Nous partageons avec ces premiers musulmans une foi commune… Nous partageons donc avec eux des devoirs et responsabilités similaires par rapport à Notre Créateur, par rapport à notre propre personne et par rapport à tous ceux qui nous entourent… Et, surtout, nous avons le même but qu'eux, qui n'a pas varié d'un iota en plus de 14 siècles : L'aspiration au succès dans l'épreuve que représente cette vie présente, et l'obtention de l'agrément divin, pour voir s'ouvrir ainsi les portes de la félicité éternelle dans la vie future. 4 Et par rapport à cela, les termes du Qour'aane, on l'a vu, sont très clairs : L'engagement dans la réforme individuelle et communautaire est la condition sine qua non

Concrètement, en ce qui vous concerne mes sœurs, à mon humble avis, il y a deux priorités à considérer afin de parvenir à la réalisation de cette double exigence :

1.       La première, c'est l'acquisition du "'Ilm" (la science profitable) : C'est par ce biais que vous arriverez à connaître et à cerner quelles sont vos responsabilités, quels doivent être vos engagements en tant que musulmane, quelles sont les impératifs de votre foi etc... Vous le savez tout autant que moi : Etre musulmane, ce n'est pas seulement s'appeler "Fâtimah", "Zeïnab" ou "Rouqayyah", ne pas manger de nourritures illicites, faire quelques prières rituelles occasionnellement… et puis se la couler douce… en restant dans son p'tit monde, avec ses p'tits rêves, ses p'tites passions, ses petites préoccupations personnelles, bref, en un mot, manifester dans toute sa splendeur le syndrome du "nombrilisme aigu"5

2.       Quant à la seconde priorité, qui découle naturellement de la première, elle consiste à s'engager dans la voie de l'action : Concrètement, cela signifie qu'à partir du moment où vous avez connaissance de vos responsabilités et obligations envers Allah, envers votre propre personne et envers la "Oummah", vous vous attachiez immédiatement à agir pour la réalisation desdits devoirs. Quelque soit le rôle et la fonction qui soit (ou sera) la votre (au sein de la cellule familiale notamment…), quelques soient les compétences et les aptitudes dont Allah vous a gratifié, vous vous devez d'en faire usage de la façon la plus consciencieuse qui soit, afin de toujours essayer de servir le plus de nobles et bonnes causes possibles, que celles-ci soient d'ordre spirituel ou non 6… Il s'agit en effet de ne pas oublier que notre engagement en tant que croyant et croyante ne limite pas exclusivement au domaine rituel : La plus grande partie de l'enseignement islamique porte ainsi sur des aspects qui ne sont pas purement cultuels, et vise par exemple l'amélioration des relations sociales, l'établissement de la justice dans les transactions, la perfection des mœurs etc…

Incha Allâh, avec la lumière du 'Ilm et l'application pratique des connaissances acquises, votre engagement dans la réforme individuelle et la réforme communautaire 7 sera pleinement effective. Et c'est ainsi que, Incha Allah, chaque jour qu'Allah fera, vous serez toujours plus Musulmane… et fière de l'être…

Wa Allâhou A'lam !

     Wassalâmoualaïkoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh

 

 


Notes :

 

1- "Par le Temps ! L'homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance."


2- Celui que certains historiens accusent d'avoir massacré (ou fait massacrer) près d'une centaine de milliers de personnes (parmi lesquels d'illustres Tâbéïnes r.a. comme Saïd Ibn Djoubaïr r.a.)

 

3- Il s'agit de Moukhtâr Ibn Abi Oubaïd ath Thaqafi, qui s'était proclamé prophète. Il a été combattu et tué par les musulmans.

 

4- En d'autres mots, il est bien évident que personne ne nous demande de devenir l'égal des croyants et des croyantes (radhia Allâhou anhoum) qui entouraient le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) : Ce qui est voulu de nous, c'est que nous empruntions la même voie qu'eux, que nous nous inspirions -à notre humble échelle- de leur conduite et de leur attitude, que nous cherchions, à travers le récit de leurs expériences, la force de surmonter tous les écueils auxquels nous ne manquons pas d'être confrontés quotidiennement dans notre cheminement spirituel…

 

5- L'heure n'est vraiment plus aux comportement égoïstes : Chaque jour qui passe nous montre les souffrances de nos frères et sœurs quelque part dans le monde… Jusqu'à quand allons nous continuer à "zaper" par rapport à la souffrance et la détresse d'autrui ? Jusqu'à quand allons nous nous contenter d'exprimer une indignation passagère ou de verser quelques larmes en apprenant les massacres dont sont victimes par exemple nos frères et sœurs palestiniens de la part des terroristes sionistes ?… Une telle attitude n'est vraiment pas digne du comportement et de l'attitude d'un musulman et d'une musulmane : L'engagement de notre foi impose de notre part bien plus que de simples réactions émotionnelles et occasionnelles de la sorte…

 

6- Gardons toujours à l'esprit ce Hadith dans lequel le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) nous apprend qu'Allah assiste le serviteur tant que celui-ci vient en aide à ses frères (et sœurs).

 

7- Au niveau de la réforme communautaire, vous, les sœurs, avez un rôle essentiel à remplir : Comment pourrait-il en être autrement alors que vous représentez la moitié de notre "Oummah"… Votre engagement est donc indispensable pour le succès de notre communauté.

 

Vous pouvez retrouvez cet article sur le site www.musulmane.com au lien suivant :
Musulmane et fière de l'être

Les biberons en plastique dégagent un produit toxique

Une nouvelle étude publiée par un groupe canadien de défense de l'environnement démontre que les biberons en plastique des marques les plus connues dégagent un produit toxique.
Ce produit chimique, le bisphénol A (bpa), est connu pour causer un dérèglement hormonal. Il est associé à diverses conséquences nocives pour la santé, dont le cancer du sein et de la prostate, la puberté précoce chez les fillettes, le déficit de l'attention et l'hyperactivité, ainsi que l'obésité.

L'étude rendue publique jeudi par Défense environnementale, précise que ce produit chimique entre dans la composition de plus de 90 pour cent des biberons de plastique vendus au Canada. Elle conclut que les biberons de plastiques dégagent des taux significatifs de bisphénol A lorsqu'ils sont chauffés.

Mamanpourlavie s'informe...
Vérifiez bien avant de changer vos biberons. Certaines marques de biberons indiquent clairement sur leurs emballages que leurs produits ne contiennent pas de bpa.
D’autres recherches sur Internet révèlent qu’il faudrait trouver des biberons faits avec un plastique spécial, le polypropylène. Toutefois, en mai prochain, lors de la publication de l’étude de Santé Canada, il sera possible de connaître les résultats de leurs tests.
(Source: MPLV.com)

« La seule défense dont dispose encore le secteur des produits chimiques serait de nous dire que ces niveaux ne sont pas assez élevés pour être inquiétant, et il n'y a pas un parent au monde qui va croire ça », a dit Rick Smith, le directeur général de Défense environnementale. « Le fait que nous donnions (ce produit) à nos bébés - ça a des implications qui défient toute compréhension

Peu d'études scientifiques ont été réalisées sur l'impact du bisphénol A sur la santé humaine, et tous ne sont pas convaincus qu'il soit dangereux. Santé Canada avait tout d'abord conclu à son innocuité, mais l'agence revoit actuellement ses conclusions. Des tests plus complets réalisés aux États-Unis, dont certains menés par la Food and Drug Administration (FDA), ont aussi conclu que le produit est sans danger. Toutefois, des expériences menées sur des rats ont associé le bisphénol A à une multitude de problèmes, allant du diabète aux troubles de la reproduction.

Des bouteilles fabriquées par Avent, Gerber et Playtex ont été testées à l'Université du Missouri. Défense environnementale affirme que les résultats de l'étude sont applicables à la plupart des bouteilles pour enfants vendues en Amérique du Nord et qui contiennent du bisphénol A.

Santé Canada, qui devrait publier en mai les résultats de son propre examen du produit, a refusé de commenter les implications des résultats de cette étude. « Le gouvernement est au fait de plusieurs études nationales et internationale concernant le bisphénol A et il incorporera les plus récentes découvertes scientifiques dans son évaluation, a indiqué une porte-parole par voie de communiqué. (Nous étudierons) les risques associés au bisphénol A, notamment dans les produits destinés aux consommateurs, et nous utiliserons cette information pour agir, au besoin, pour protéger davantage la santé des Canadiens. »

Sur son site Internet, Avent rappelle que deux études récentes, une de la FDA et une de l'université Harvard, ont conclu à l'innocuité du bisphénol A.

De son côté, Playtex met aussi en lumière plusieurs études qui affirment que le produit est sécuritaire, mais elle offre une gamme de produits sans bisphénol A pour les parents qui préféreraient ne pas y exposer leurs enfants.

Enfin, de nombreux appels à Gerber Canada sont restés sans réponse.

Source: La Presse Canadienne, 9 février 2008

http://www.mamanpourlavie.com/secutire/sante-soins/2375-biberons-toxiques-on-fait-le-point.thtml

lu sur: http://lagrandeinvasion.blog.lemonde.fr/

Sale temps pour les biberons

Le glas sonne pour les biberons en plastique. Le 7 février 2008, un regroupement d’organisations environnementales américaines publiait un rapport qui montre très clairement qu’une substance toxique – le bisphénol-A – libérée par le plastique, contamine le lait et pollue les bébés.

Rapport BiberonsLes analyses scientifiques ont été réalisées par l’Université du Missouri, où travaille l’un des plus grands spécialistes mondiaux du bisphénol-A, le Pr Frederick vom Saal. Elles montrent que, lorsqu’ils sont chauffés, les biberons des marques Avent, Evenflo, Dr Brown’s et Disney/Premières années dégagent entre 4,7 et 8,3 parties par million* de bisphénol-A dans le lait infantile. (Télécharger le rapport)

Le problème du bisphénol-A, c’est qu’il imite les œstrogènes, les hormones sexuelles féminines. Il est donc capable de perturber le système hormonal du corps humain. Une propriété qu’il a en commun avec plusieurs centaines de polluants présents dans les produits de consommation courante et appelés perturbateurs endocriniens. Sur les rats et souris de laboratoire, le bisphénol-A provoque un grand nombre d’effets très déplaisants : tumeurs des glandes mammaires, cancers de la prostate, puberté précoce, fausses couches, anomalies des spermatozoïdes, diabète de type 2, altérations du système immunitaire, troubles du comportement, aberrations chromosomiques. Tout un programme qu’on préférerait épargner à ses enfants.

Les industriels du plastique soutiennent que les doses de bisphénol-A auxquelles sont exposées la population sont insuffisantes pour provoquer un quelconque effet nocif. Selon eux, la dangerosité potentielle du bisphénol-A serait un “mythe“. Pourtant, plus de 150 études scientifiques montrent des effets nocifs à de très faibles doses. Et même, à des doses inférieures à celles trouvées dans les biberons ou dans les urines de la population. Antonia Calafat, chercheuse aux Centers for Disease Control and Prevention américains, a dirigé la dernière étude sur l’exposition de la population au bisphénol-A, publiée le mois dernier dans la revue Environmental health perspectives. Son équipe a testé 2.517 personnes aux États-Unis. 92,6% d’entre elles avaient du bisphénol-A dans les urines. Ce sont les enfants et les femmes qui présentaient les plus fortes concentrations.

Le bisphénol-A sert à fabriquer une foultitude d’objets. On en trouve dans les amalgames dentaires, les CD, les bouteilles d’eau ou encore dans les récipients en plastique pour la conservation des aliments et le réchauffage au micro-ondes. Il sert aussi dans les résines époxy, ces vernis qui recouvrent l’intérieur des canettes de boisson et des boîtes de conserve, notamment pour le lait infantile en poudre.

Si certaines des marques de biberons testés dans ce rapport ne sont vendues qu’aux États-Unis, ce n’est pas le cas d’Avent, marque très populaire chez les jeunes parents français. Et, quoi qu’il en soit, les biberons sont généralement fait de plastique polycarbonate, qui contient du bisphénol-A : 95% d’entre eux selon la coalition environnementale auteur du rapport. Formé pour l’occasion, le Work group for safe markets réunit 15 associations environnementales sans but lucratif, parmi lesquelles le Center for Health, Environment and Justice ou encore le Breast Cancer fund. La coalition réclame des mesures immédiates et demande aux fabricants d’utiliser des plastiques plus sûrs pour les biberons.

Ce n’est pas la première fois que les biberons sont mis en cause. Il y a tout juste un an, l’organisation américaine Environment California publiait le rapport Biberons toxiques qui parvenait aux mêmes conclusions. Relayée par les médias, l’information avait provoqué un scandale dans tout le pays. Une class-action avait été initiée contre les cinq principaux fabricants de biberons américains : Avent, Dr Brown’s, Evenflo, Gerber et Playtex. Une ruée des parents sur les biberons en verre avait mené à une rupture de stock dans tout l’État de Californie.

*Soit : sur un million de particules dans un volume donné, entre 4,7 et 8,3 sont des particules de bisphénol-A.

Sources : Calafat AM et al. Exposure of the U.S. population to bisphenol A and 4-tertiary-octylphenol : 2003-2004. Center for Health, Environment and Justice. Stiffler L. Health risk from popular plastic baby bottles, Seattle Post-Intelligencer (7.02.2008).

Quelques conseils pratiques :

– Préférer les biberons en verre ou les biberons en polyéthylène ou polypropylène (Chiffres 1 et 2 dans le symbole des triangles de recyclage). Le polycarbonate, qui contient du bisphénol-A, est identifié par le chiffre 7. Des tests réalisés par le magazine Parents permettent d’identifier le plastique de certaines marques de biberons commercialisées en France. Sont en polyéthylène, les biberons de la marque Medela et le biberon Initiation de Dodie.

– Ne pas réchauffer de la nourriture ou des boissons dans des récipients en plastique, en particulier au micro-ondes.

– Éviter les conserves et les canettes.

– Plus le plastique est usé et abîmé, plus il libère de bisphénol-A. Se débarasser de son vieux polycarbonate.

Pour en savoir plus

Comme toujours, peu d’informations sont disponibles en français sur le bisphénol-A. Le 6e chapitre de La grande invasion – Le plastique, c’est pas fantastique – est entièrement consacré à la question du bisphénol-A. Le dernier chapitre du livre parle plus spécifiquement du problème des biberons.

Biberons toxiques : on fait le point

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans les foyers la semaine dernière : la majorité des biberons en plastique vendus au pays contiendraient un produit chimique. Une fois chauffés, les biberons dégageraient ce produit chimique dans le lait des bébés qui l’absorberont en buvant le lait! Puisque les bébés boivent presque tous au biberon un jour ou l’autre et qu’ils préfèrent leur breuvage chaud, les risques ont vivement inquiété les parents partout au Québec.

L’étude, intitulée « Des biberons toxiques au Canada : du bisphénol A se dégage de biberons de plastique polycarbonate de marques populaires » conclut que les 90 % des biberons de plastique dégagent des taux significatifs de bisphénol A lorsqu'ils sont chauffés. Vous pouvez d’ailleurs lire un résumé de cette étude menée par le groupe Défense Environnementale.

Le bisphénol A qui sert à la fabrication de certains types de plastique – dont le polycarbonate - est responsable de tous ces avertissements. Le bisphénol A (bpa), est connu pour causer un dérèglement hormonal associé à diverses conséquences nocives pour la santé.

  • cancer du sein et de la prostate
  • puberté précoce chez les fillettes
  • déficit de l’attention et hyperactivité
  • obésité

Depuis son invention au début du XXe siècle, on retrouve du bpa dans plusieurs produits de consommation courante (bouteilles d’eau, lunettes, etc.).

Trois marques connues ont été testées au Canada – Gerber, Avent et Playtex. Les résultats obtenus du laboratoire montrent que les biberons Avent contenaient les concentrations les plus importantes. La marque Playtex venait en deuxième place.

Les biberons avec des sacs individuels

Mamanpourlavie.com a reçu de nombreux courriels pour savoir si les biberons avec des sacs en plastique individuels (de marque Playtex, Parent's Choice ou Life) contiennent du BPA.

"On ne possède pas beaucoup d'informations sur les sacs individuels utilisés avec certains biberons porte-sacs, comme ceux de Playtex. Mais, on sait que les sacs ne contiennent pas le composé chimique bisphénol A, le produit chimique qui nous inquiète. Nous ne savons malheureusement pas si les sacs dégagent d'autres substances chimiques qui peuvent nuire à la santé des bébés. Aussi, le fait que les sacs sont jetables n'est assurément pas une bonne chose pour l'environnement", nous a expliqué Kapil Khatter de l'organisme Défense Environnementale.

Il est à noter que les concentrations de bisphénol A augmentaient de façon exponentielle lorsque les biberons étaient chauffés.

Si Santé Canada a promis une analyse approfondie après avoir pourtant déclaré le bpa inoffensif, c’est que l’inquiétude a déferlé depuis la publication de cette étude. Celle-ci interpelle vivement les parents, car on y apprend que même à toute petite dose le bpa serait dangereux. Ce qui inquiète les scientifiques et les parents, bien sûr.

En attendant les résultats promis pour le mois de mai prochain par Santé Canada qui a décidé de rouvrir ce dossier chaud, beaucoup de compagnies vendant des biberons sont venues indiquer que leurs produits sont sans danger.

Avent note sur son site internet que deux études récentes, une de la FDA et une de l'université Harvard, ont conclu à l'innocuité du bisphénol A. Playtex brandit des études qui affirment que le produit est sécuritaire. Gerber ne parle pas du tout de ce sujet sur son site. D’autres ont préféré jouer la carte sûre. Mountain Equipment Co-op a retiré ses bouteilles d’eau des magasins en attendant l’étude de Santé Canada. Aussi, beaucoup de compagnies de biberons ont aussi indiqué qu’elles ont des produits sans bisphénol A.

Un simple tour dans les grands magasins et les pharmacies permet de constater que les parents ont acheté d’autres biberons ces derniers jours. Et surtout, le fouillis des tablettes de biberons laisse supposer que les parents ont retourné l’emballage dans tous les sens, examiné l’étiquette avec une attention fine et lu chacun des caractères à la recherche de l’indication « sans bpa ».

Comment reconnaître un biberon avec BPA?
Le groupe Défense Environnementale indique aux parents un truc simple pour savoir si les biberons utilisés contiennent ou non des bpa : si sur le fond de la bouteille, il y a un symbole de récupération accompagné du chiffre « 7 » ou des lettres « PC », ce plastique contient du bisphénol A.

Si on continue à utiliser ces biberons tout en voulant réduire l’exposition au bisphénol A, il faudrait éviter les séjours au lave-vaisselle (les détergents puissants détruisent les liaisons qui forment le plastique et libèrent le bisphénol A) ou au four à micro-ondes.

On en a trouvé!
On choisit des bouteilles en verre ou en polypropylène (un type de plastique dont le symbole de récupération est le code 5).

Attention! À l’intérieur d'une même marque, il y a des biberons sans bisphénol et d’autres qui en contiennent. Il faut avoir l’œil alerte!

Nuby

Biberons sans fuite en ensemble de trois. Indication sur l'emballage que ces biberons ne contiennent pas de BPA.

Selon Defense Environnementale, les biberons sans bisphénol A sont les

BornFree
Les biberons de marque BornFree ne contiennent aucun bisphénol A, phtalate, plomb ou PVC.

lu sur : http://www.mamanpourlavie.com/secutire/sante-soins/1471-les-biberons-en-plastique-degagent-un-produit-toxique.thtml

Vingt Alternatives à la Punition

Education


Vingt Alternatives à la Punition
Assalamou 'aleykoum!

Un petit texte bien utile pour toutes les mamans qui (comme beaucoup!!!) ont tendance à recourir à la punition par dépit et certainement parce qu'exédées et épuisées, elles ne savent pas comment agir autrement. Dans la plupart des cas la punition est un moyen de faire plier l'autre, dans un rapport de force où l'un des deux, le parent ou l'enfant - selon celui qui cèdera en premier... - est forcément perdant. Il ne s'agit donc pas d'une méthode d'éducation, soyons franches avec nous mêmes; la plupart du temps on peut faire autrement et mieux.

On a toutes nos moments de doutes, nos moments où le "va dans ta chambre", "au coin", "tu es privé de dessert", est un exutoire, le seul moyen de faire cesser ces "enfantillages", de faire taire cette cette petite chose qui nous tient déjà tête.

Aletha Solter nous offre 20 alternatives à la punition, prenez-les comme des ouvertures possibles, comme un cadeau. Au quotidien, ce n'est pas toujours évident à pratiquer car nous avons été élevées selon un schéma de rapport de force dès le plus jeune âge. Essayez: je peux vous assurer que cela change la vie. L'enfant est bien plus épanoui et bien plus apte à gérer ses émotions.


b[Par d'Aletha Solter]b

1. Cherchez les besoins profonds de votre enfant.
ex: Donnez des jouets à votre enfant si vous attendez ensemble dans une queue.

2. Donnez de l'information et des explications.
ex: Si votre enfant dessine sur le mur, expliquez-lui pourquoi il faut utiliser du papier.

3. Essayez de reconnaître, de permettre, et d'écouter les émotions sous-jacentes.
ex: Si votre enfant donne des coups à sa petite sœur, encouragez l'aîné à exprimer sa colère et sa jalousie d'une façon non violente. Il aura peut-être besoin de pleurer ou de faire une crise de colère.

4. Modifiez l'environnement.
(Ceci est parfois plus facile que de changer l'enfant).
ex: Si votre enfant sort la vaisselle de l'armoire, mettez une serrure.

5. Suggérez une solution alternative qui soit acceptable pour vous.
ex: Si vous ne voulez pas que votre enfant construise un château de coussins dans la salle à manger, il ne suffit pas simplement de l'interdire. Dites-lui où c'est permis.

6. Montrez comment il faut se comporter.
ex: Si votre enfant tire la queue du chat, montrez-lui comment il faut caresser un chat. Les explications verbales ne suffisent pas.

7. Donnez des choix plutôt que des consignes.
Les choix aident les enfants à se sentir puissants, tandis que les consignes engendrent souvent des conflits.
ex: " Est-ce que tu veux te brosser les dents avant de mettre ton pyjama ou après?"

8. Cédez de temps en temps.
ex: "Puisque tu es tellement fatigué ce soir, tu peux te coucher sans te brosser les dents."

9. Préparez votre enfant.
ex: Si vous attendez des invités pour le souper, expliquez à votre enfant comment vous voulez qu'il se comporte. Soyez spécifique.

10. Laissez les conséquences naturelles se produire.
N'essayez pas de sauver votre enfant de toute conséquence désagréable qui résulte de son propre comportement.
ex: Un enfant qui laisse traîner par terre son maillot de bain le trouvera encore mouillé le jour suivant.

11. Communiquez vos propres émotions.
Expliquez à l'enfant l'effet de son comportement sur vous.
ex: "J'en ai vraiment marre et, en plus, ça me fatigue de ramasser ces miettes dans le salon chaque jour"

12. Agissez de façon ferme s'il le faut.
ex: Si votre enfant veut traverser la rue sans vous attendre, tenez sa main fermement quand vous vous promenez (en lui expliquant les dangers).

13. Prenez votre enfant dans vos bras.
Un enfant qui agit de façon agressive peut profiter d'une étreinte ferme mais aimante qui lui permettra d'extérioriser ses émotions réprimées par des pleurs libérateurs.

14. Eloignez votre enfant d'une situation conflictuelle et accompagnez-le.
Ecoutez-le, partagez vos propres émotions, prenez-le dans vos bras, et discutez des solutions possibles.

15. Faites des choses ensemble, et utilisez le jeu pour encourager la coopération.
ex:"Faisons semblant d'être les sept nains pendant que nous rangeons cette chambre," "D'abord tu brosses mes dents et puis, après, je brosse les tiennes."

16. Utilisez le rire pour dédramatiser une situation.
ex: Si votre enfant se fâche contre vous, suggérez-lui de vous frapper avec des coussins. Faites semblant d'être faible et d'avoir peur, et tombez par terre, vaincu. Le rire l'aidera à dissiper sa colère et ses sentiments d'impuissance.

17. Faites des négociations et essayez de vous mettre d'accord.
ex: Si vous devez rentrer à la maison, et que votre enfant veut rester à la place de jeu, mettez-vous d'accord sur le nombre de fois qu'il peut monter sur le toboggan avant de partir.

18. Discutez des conflits avec votre enfant.
Si un conflit se répète souvent, discutez-en avec votre enfant, expliquez-lui vos propres besoins et sentiments, et invitez-le à vous aider à trouver une solution qui soit acceptable pour tous. Déterminez les règles ensemble. Organisez des conseils de famille.

19. Modifiez vos attentes.
Les petits enfants ressentent des émotions intenses et des besoins très forts. Ils font souvent du bruit et ils sont naturellement curieux, désordonnés, déterminés, impatients, exigeants, créatifs, distraits, anxieux, égocentriques, et pleins d'énergie. Essayez de les accepter tels qu'ils sont.

20. Prenez un moment pour vous.
Si vous vous sentez en colère, sortez de la pièce et faites ce qu'il faut pour retrouver votre calme. (ex : téléphonez à un(e) ami(e), pleurez, criez dans un coussin, méditez, prenez une douche, etc.).

Copyright © 1996 par Aletha Solter.

source :awareparenting  ou  mmblog

QUEL ISLAM APPREND-ON A NOS ENFANTS ?

(extrait du Courrier International n°568 du 26 sept.2001)
article écrit par Mustapha al Halougi - Professeur à Al Azhar


Les manuels scolaires français d'histoire de 5ème consacrent un chapitre à un monde musulman déformé. La civilisation arabo musulmane était brillante du 8è au 13è siècle. Bagdad, Le Caire, Damas et Cordoue étaient des phares des sciences et des cultures. En revanche, l'image de l'Islam est déformée et négative. On retrouve cette image erronée dans tous les manuels scolaires des éditions de 1997 de Magnard, Belin, Hatier, Hachette, Nathan et Bordas, encore utilisés en 2001. L'Islam y est réduit à ces notions : la polygamie, le califat, la charia, la pierre noire et le djihad.

Les éditions Hachette, Magnard, Nathan et Hatier ont tendance à présenter le Jihad comme une agression ou une guerre sainte pour l'étendre ou le défendre. Certaines manipulent des versets coraniques. L'élève en sort avec une vision complètement tronquée. A titre d'exemple, Nathant ne mentionne sous le titre "Le Djihad", que la moitié du verset :"J'effacerai les mauvaises actions... de ceux qui ont combattu et qui ont été tués. je les ferais certainement entrer dans des jardins où coulent les ruisseaux. ce sera une rcompense de la part de Dieu. Dieu, la plus belle des récompenses se trouve auprès de Lui (s3/v195). Un verset est un ensemble, une phrase complète qui a un sens. le lecteur pourrait lire : "J'effacerai les péchés (de ceux qui auraient émigré ou auraient été chassés de leurs maisons, qui auront souffert dans mon sentier), qui ont combattu et qui ont été tués..." Les mots entre parenthèses, remplacés par des points dans le manuel, montrent bien que ces combattant et ces tués étaient auparavant victimes d'agressions. de plus, le début du verset est "Dieu les pardonne...".

Le programme de Seconde se penche sur le monde musulman au 12ème siècle. Magnard, Bordas, Hatier, Bréal et Nathan considèrent le Djihad comme une agression. Mais il fallait préciser que la religion islamique interdit l'agression et la violence, et autorise la défense :"Combattez dans la voie de Dieu ceux qui vous combattent. mais ne commettez point d'injustice en les attaquant les premiers car Dieu n'aime point les agresseurs" (s2/v190).

Faut-il distinguer entre Islam et histoire des pays musulmans ? Les Omeyyades (dynasties de Califes régnant à Damas de 661 à 750) ont fait des conquêtes pour étendre l'empire musulman. il convient de ne pas mélanger textes politiques avec un verset ou des hadiths (recueil des actes et parole du Prophète Mohamed-saw-). Magnard recommande aux musulmans de convertir les non musulmans par le "Djihad", l'auteur ne cite pas la référence de cette phrase qui ne s'accorde pas avec le verset :"Point de contrainte en religion" (s2/v256)...

... La Charia est présentée comme une loi basée uniquement sur le Coran et les hadith. les élèves comprennent qu'il s'agit d'une loi archaïque d'autrefois. Depuis le 8ème siècle, les théologiens musulmans non seulement ajoutent d'autres sources comme al Ijmaâ (le consensus des Savants)... L'Islam qui est à la base d'une civilisation considérée comme brillante est présentée comme une religion qui autorise les musulmans au Djihad, à la violence et à la guerre sainte pour étendre l'Islam, mais le Djihad a d'autres sens...Il semble que l'image négative attribuée à l'Islam est due à la méconnaissance de la religion et de sa culture, et aux préjugés datant de l'époque des croisades, de celle de l'empire ottoman et de la colonisation.

26ème Tarawih

 Le Tarawih d’aujourd’hui porte sur la 1ère  moitié du 30ème Sipara environ. Nous avons ce soir les Sourates Nabâ (L’évènement), Nâzighât (Les anges destructeurs), ‘abasa (sévère), Takwîl (le soleil qui s’éteint), Infitwâr (Le ciel qui se déchire), Moutwaffifîne (Les fraudeurs), Inshiqâq (Le ciel qui se fend), Bouroudj (Les signes du Zodiaque), Twâriq (Saturne), A’lâ (Le Très-Haut), Ghâchiyah (L’épreuve universelle), Fajr (L’aurore), Balad (Le pays), Shams (Le Soleil) et enfin la Sourate Layl (La nuit). Notons que dans ce 30ème Sipara, ALLAH évoque beaucoup le Jour du Qiyâmat et ses scènes de terreur.

 
Ce Sipara commence par la Sourate Nabâ. ALLAH déclare que le châtiment des réfutateurs et des incroyants est l’enfer. Lorsque la trompette retentira, le ciel s’ouvrira et les gens arriveront en foule vers la plaine du jugement. Les comptes seront présentés et chacun aura sa récompense ou sa punition.

Dans la Sourate Nâzighât, ALLAH nous explique que lorsque les gens verront la durée très longue du jour de Qiyâmat, ils auront l’impression de n’avoir passé qu’un soir ou un matin sur terre. Les gens seront effrayés par les scènes terribles de ce jour. En pensant à ses actions, l’Homme regrettera. L’enfer deviendra visible aux yeux de l’univers. Certaines personnes sont cependant peu enclines à écouter des conseils.

Ensuite, ALLAH, s’adressant au Prophète (SAW), lui fait comprendre qu’il s’agit pour lui de privilégier ceux qui craignent ALLAH (même s’ils sont pauvres ou aveugles) au détriment de ces notables pleins d’orgueil qui ne tirent pas profit des conseils.

Lorsque la trompette sonnera, ni le père, ni la mère, ni l’époux, ni l’épouse et ni les enfants… personne n’aidera autrui : chacun ayant déjà fort à faire avec ses propres actes. Ce jour-là, on verra des visages épanouis et d’autres visages ternis par la honte.

Plus loin, ALLAH jure que le Coran est envoyé par l’intermédiaire d’un ange de très haut rang (Jibraïl A) : ce n’est pas la parole de Shaytâne le maudit. ALLAH demande aux gens où est ce qu’ils veulent en venir. Ils devraient, en effet, adopter la Voie Droite afin de se protéger des difficultés de ce jour terrible.

Ecoutez ! Ce jour-là, le ciel se déchirera et les étoiles tomberont des nues. Les mers et les océans se mélangeront et les tombeaux seront retournés dans tous les sens. Cette épreuve sera terrible. Le Jour du jugement sera un jour très dur où personne ne pourra venir en aide à autrui.

Dans la Sourate Moutwaffifîne, ALLAH annonce le malheur à ceux qui fraudent et trichent dans le poids et dans les mesures lors des transactions commerciales. Ô gens ! Craignez ce jour ! Ce jour du Qiyâmat où s’ouvriront devant vous le livre de (toutes) vos actions. En conséquence de vos mauvaises actions, vous serez traînés dans l’enfer. Sur terre, les mécréants se moquaient des croyants : ce jour-là, ce sera au tour des croyants de se moquer des mécréants !

ALLAH déclare que le ciel se fendra et que la terre sera étendue et rejettera son contenu (les cadavres). Tous obéissant à la seule volonté de DIEU.

Les croyants, sans être inquiétés, se verront remettre leur compte dans la main droite. Et, les mécréants dont les comptes leur seront remis par derrière, seront traînés en enfer. Ces gens croyaient qu’ils ne retourneraient jamais devant ALLAH : ils se trompaient.

ALLAH déclare que ceux qui auront opprimé les croyants et les croyantes et ne se sont pas repentis seront punis dans le feu de l’enfer. ALLAH, s’adressant à ceux qui rejettent le Coran, dit que le coran est un Livre immortel.

Le Coran est la parole décisive qui tranche entre le vrai et le faux. Un court répit a été accordé aux incrédules.

ALLAH dit au Prophète (SAW) qu’IL lui a enseigné le Coran et qu’IL le protègera dans sa poitrine. ALLAH ordonne au Prophète (SAW) de prêcher et c’est LUI qui règlera les compte des Hommes. ALLAH demande aux incroyants s’ils ne voient pas les signes dans la création ? La façon dont IL a conçu le chameau, suspendu le ciel, dressé les montagnes et aplani la terre ? Tout cela est à votre service. Si vous êtes intelligents, profitez des conseils, car NOUS prendrons vos comptes.

Ensuite, ALLAH déclare que l’Homme est tellement plongé dans ses richesses qu’il en perd tous ses scrupules. Il se désintéresse des orphelins et des pauvres et arrive même à voler les  biens de l’héritage.

En sus de ses capacités physiques, ALLAH a aussi doté l’Homme d’une compréhension. Ceci, afin qu’il adopte le chemin du bien, en délaissant celui du mal.

Celui qui se purifiera (intérieurement) sera heureux et celui qui se souillera (dans le dévergondage) sera réprouvé.

Celui qui donnera l’aumône le fera pour le plaisir d’ALLAH et non pour avoir un retour ou pour montrer.

C’est ALLAH qui donne le tawfîq de la générosité et sa récompense est le bonheur. Les avares et ceux qui croient pouvoir se passer d’ALLAH seront sévèrement châtiés.

Les croyants ne seront pas déçus de leur attente lorsqu’ils recevront l’approbation d’ALLAH.

Les invocations [ad-Dou’â] et versets du Qor’ân qui facilitent l’accouchement de la femme

Al-Imâm SHeikh Ibn ’Uthaymîn & Al-Imâm Ibn Qayyîm al-Djawziyyah

BismiLLehi ar-Rahmân ar-Rahîm

Question :

Est-ce que la lecture de la sourate « al-Zalzalah » [1] pendant l’accouchement facilite l’accouchement ? Y’a t-il des invocations [Ad’iyah] et formules de rappel [al-Adhkâr] légiférées à dire pendant l’accouchement afin de le faciliter ? Et est-ce que les invocations [ad-Dou’â] pendant l’accouchement sont exaucées ?

Réponse :

Ecrire la sourate « al-Zalzalah » dans un récipient contenant du safran [Za’farân], tout comme écrire les versets indiquant qu’Allah connaît le contenu de l’utérus [al-Arhâm], telle que la parole d’Allâh -Subhânahu wa Ta’âla :

« A Lui revient la connaissance de l’Heure. Aucun fruit ne sort de son enveloppe, aucune femelle ne conçoit ni ne met bas sans qu’Il n’en ait connaissance. Et le jour où Il les appellera : « Où sont Mes associés ? » ils diront : « Nous Te déclarons qu’il n’y a point de témoin parmi nous ! »  [2]

et :

« Allâh sait ce que porte chaque femelle, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure. »  [3]

[Ecrire cela] a été exercé de sorte que l’on déverse de l’eau dans un récipient puis on y met du safran [Za’farân] et on remue le tout jusqu’à ce qu’il soit teinté de safran, puis [la femme qui accouche] en boit et en passe sur le ventre. Il est possible encore de réciter ces versets sur de l’eau puis [la femme] en boit et en passe sur le ventre. Ou on peut encore réciter directement ces versets sur la femme qui éprouve les douleurs de l’accouchement. Tout cela est utile - Bi-idhniLLeh [avec la permission d’Allâh].

Quant à la question de l’invocation [ad-Dou’â]...l’invocation pour la femme qui éprouve ces douleurs d’accouchement - [Ces invocations] méritent bien d’être exaucées pour la nécessité que cela représente. Certes Allah - Subhânahu wa Ta’âla - a dit :

« N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il L’invoque, et qui enlève le mal, et qui vous fait succéder sur la terre, génération après génération, - Y a-t-il donc une divinité avec Allâh ? C’est rare que vous vous rappeliez ! »  [4]

Beaucoup de fois le Seigneur -’Azza wa Djal- exauce l’invocation d’une personne affligée et certes Allâh -Subhânahu wa Ta’âla - dissipe cela pour elle. Wa Allâhu A’lâm. [5]


« Kitâb Li’ussuri al-waladat » - [Le livre de la facilité dans l’accouchement] - Par L’Imâm Ibn Qayyîm al-Djawziyyah

Al-Khallal a dit : Il m’a été rapporté de Abdallâh Ibn Ahmad qui a dit : J’ai vu mon père écrire pour la femme qui accouche avec difficulté sur un gobelet blanc ou une chose propre, en n’y inscrivant cette tradition de Ibn ’Abbâs (radhiallâhu ’anhu) qui a dit :

« Il n’y a de Dieu si ce n’est Allâh, le Clément [al-Halîm] le Magnanime [al-Karîm], Louange à Allâh Seigneur de l’Univers - « Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu’ils n’étaient restés (sur terre) qu’une heure d’un jour » [6] - « Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré qu’un soir ou un matin. »  [7]

Al-Kallal a dit : Il nous a été raconté d’après Abû Bakr al-Maroûzî, qu’un homme vint à Abî ’Abdallâh et lui dit : « O Abâ ’Abdallâh ! Écrivez [un remède] pour une femme qui accouche douloureusement depuis deux jours ? » Il dit : « Dites-lui d’apporter un large gobelet et du safran [Za’farân]. Je le vis alors écrire pour plusieurs personnes. »

Il est rapporté de ’Ikrama selon Ibn ’Abbâs qui a dit : ’Issa (sallallahu ’alayhi wa sallam) passa près d’une vache qui donnait naissance douloureusement. Elle [la vache] dit : « O Verbe d’Allâh [Yâ Kallimat Allâh] ! Invoque Allâh pour moi afin qu’Il me délivre de ce tourment. » Il répondit : « O Créateur des âmes parmi les âmes, O Libérateur des âmes parmi les âmes, O Expulseur des âmes parmi les âmes, délivrez-là ! » Il dit [le rapporteur du récit] : « Elle [la vache] se mit à projeter son veau et à le renifler. » Il ajouta : « Si une femme accouche douloureusement écrivez-lui [un remède]. » L’écriture pour elle, de tout ce qui a été précité, est utile comme exorcisme [Ruqiyah].

Et certains groupes parmi les anciens [as-Salaf] ont permis d’écrire certaines parties du Qor’ân et de les boire. Et cela fait partie des moyens de guérison qu’Allâh a assurés [là-dessus].

Un autre écrit sur le sujet est : D’écrire dans un récipient propre cela :

« Quand le ciel se déchirera, et obéira à son Seigneur - et fera ce qu’il doit faire - et que la terre sera nivelée, et qu’elle rejettera ce qui est en son sein [les morts] et se videra. »  [8]

La femme enceinte devra le boire et en étaler sur son ventre. [9] [10]

Notes

[1] Sourate 99

[2] Coran, 41/47

[3] Coran, 13/8

[4] Coran, 27/62

[5] Fatâwa SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn - « Madjallat ad-Da’wah - n°1754 - p.36 »

[6] Coran, 46/35

[7] Coran, 79/46

[8] Coran, 84/1-4

[9] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, vol-4 p.357-358

[10] Cette position de Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) était déjà celle de son maître SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh), un avis que l’on retrouve dans le « Madjmu’ al-Fatâwa du SHeikh ul-Islâm » au vol-19 p.36-37

Source : manhajulhaqq